‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la Guerre (volume 3)Chapitre 34 sur 45 · I. — IXFAXTERIE · texte numérisé non relu

I. — IXFAXTERIE

I. Le fusil d'infanterie avec sa baïonnette est l'arme la plus parfaite qu'aient inventée les hommes. Son but en blanc est à 60 toises. Il est très-meuitrier à 120 toises et frappe à 300. Sa cartouche ne pèse que 1 once 1 cinquième. Il en peut tirer de suite soixante sans interruption dans Tespace de trente minutes, et même de vingt minutes, sans avoir besoin d'être lavé ; alors seulement le canon

* Ce Projet e>t reproduit d'après une copie commuDiquée par M. le général Henry Bertrand. On a lieu de croire que cette copie n'est pas complète et que l'Empereur avait donné à son travail un plus long développement , mais il a été impossible de trouver ce qui paraît mauquer.

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devient brûlant sans que cela ait du danger, car il faut que la chaleur soit montée à 200 degrés pour que la charge s'enflamme seule. Des mécaniciens habiles ont fait des essais pour charger le fusil par la culasse , pour l'amorcer avec de la poudre fulminante pour quinze à vingt coups à la fois, pour supprimer la pierre à feu. Ces essais n'ont pas encore satisfait parfaitement à toutes les conditions, mais tout porte à espérer un bon succès des progrès que font les arts chimiques et mécaniques. Lorsque ces améliorations seront adoptées, le feu sera plus actif. Aujourd'hui, sur six ou sept coups, un au moins rate, soit parce que l'amorce ne s'enflamme pas, soit parce qu'elle ne communique pas le feu à la charge. On pourra alors allonger le fusil de 1 pied ou 18 pouces, ce qui donnera plus de justesse au tir et permettra d'utiliser le feu du troisième rang. Dans son état actuel, le fusil dont est armée l'infanterie, celui du modèle de 1802, a 7 lignes

9 points de calibre, qui répond à quatorze balles à la livre, 4 pieds 8 pouces de longueur, 13 pouces 6 lignes de longueur de crosse, 42 pouces 6 lignes de canon; il pèse 9 livres 8 onces. Sa baïonnette a 15 pouces 6 lignes et pèse 10 onces. Le fusil armé de sa baïonnette a donc 6 pieds de longueur et pèse

10 livres 2 onces. Des ouvriers habiles pensent que l'on pourrait sans inconvénient en diminuer le poids de 1 dixième sans altérer ses dimensions. Les vol-

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tigeiirs, dont la taille est moindre que 5 pieds, et les dragons, se servent d'un fusil dont le canon est plus court de 4 pouces ', ce qui ne change pas considérablement son poids. L'artillerie, les sapeurs, les mineurs, les ouvriers, le train, la cavalerie légère, les cuirassiers, se servent du mousqueton avec baïonnette, qui pèse 7 livres 4 onces, lequel a 3 pieds 3 pouces de longueur, 28 pouces pour le canon, 11 pouces pour la crosse, 18 pouces pour la baïonnette, qui pèse 11 onces". Le mousqueton doit être allégé , il ne doit pas peser plus de 6 livres sans sa baïonnette; il faut qu'on le puisse porter facilement en bandoulière , que la cavalerie légère puisse le manœuvrer d'une main. Les ofGciers audessous du grade de capitaine, les cuirassiers , les dragons, les chasseurs, les soldats du train, les canonniers , les sapeurs, les mineurs, les ouvriers, les domestiques, toutes les personnes faisant partie d'une armée, doivent avoir un fusil ou un mousqueton avec sa baïonnette pour leur propre garde , la défense des convois contre les troupes légères et les rassemblements populaires.

Les officiers au-dessus du grade de capitaine , les soldats du train, seront armés d'une paire de pistolets d'arçon ; les officiers à pied les porteront sur

^ Il s'agit ici du fusil de dragon, modèle de l'an IX. - Cest ce qu'improprement on appelait carabine des chasseurs de la Garde.

leur poitrine. Le pistolet actuel de cavalerie a 13 pouces de longueur, dont 7 pouces 5 lignes pour le canon , 5 pouces 7 lignes pour la crosse ; il pèse

3 livres. Celui des dragons a 9 pouces de long, dont

4 pouces 7 lignes pour le canon, 4 pouces 3 lignes pour la crosse; il pèse 1 livre 5 onces. Il ne faut qu'un seul modèle de pistolet , du calibre de vingt balles à la livre ; il ne doit pas peser plus d'une livre.

Le sabre de la grosse cavalerie est droit, il a 43 pouces de longueur. Sa lame a 36 pouces, elle pèse 23 onces. Le fourreau pèse 57 onces et le sabre 6 livres 8 onces. Le sabre de dragon a les mêmes dimensions; la lame pèse 23 onces, le fourreau 14 seulement et le sabre 3 livres 11 onces. Celui de cavalerie légère (le modèle des cbasseurs de la Garde) a 39 pouces de longueur, la lame en a 32; elle pèse 19 onces, le fourreau 57, et le sabre seulement 6 livres 1 once. Il ne faut que deux espèces

de sabres qui pèsent moins de \ droit pour les

cuirassiers et les dragons , courbe pour la cavalerie légère, le train, Tarlillerie à cheval et l'état-major. Les briquets pour Tinfanterie doivent être supprimés; c'est un poids inutile de 3 livres qui sera remplacé par un outil de pionnier emmanché qui pèse 4 ou 5 livres, un sac à terre et un tablier en toile pour servir de civière.

* Lacune dans le texte.

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L'infcinterie aura les épaules et la tète couvertes, à l'abri d'un roup de sabre; toutes les autres armes défensives seront supprimées, parce qu'elles sont inutiles, n'étant pas à l'abri de la balle, parce qu'elles rendent les blessures plus dangereuses, parce que enfin l'infanterie moderne est toute de l'infanterie légère; étant obligée de faire le service de tirailleurs, elle doit être leste et jamais surchargée.

Les officiers et sous-officiers de voltigeurs seront armés d'une carabine dont le canon a 24 pouces de long et est pourvu de sept rayures en spirale. Le calibre de ces carabines est de vingt-huit balles à Ii livre (de 6 lignes). Les Tyroliens ont des carabines de cette espèce ; les troupes légères du roi de Wurtemberg étaient armées de carabines à peu près semblables avec des baïonnettes; mais cette arme est difficile à charger, elle s'encrasse facilement, elle est mal équilibrée. On ne peut pas en armer des compagnies entières, parce que ces compagnies ne pourraient pas faire des feux de deux rangs, n'auraient pas de baïonnettes; elles seraient tout d'abord détruites. Mais on peut sans inconvénient répartir quelques carabines par compagnies de voltigeurs, pourvu qu'elles soient du calibre de vingt balles à la livre : il est bon de battre l'ennemi d'aussi loin qu'il vous bat. On pourrait aussi avec avantage armer de ces carabines quelques compa-

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gnies bourgeoises, dans une place de guerre, pour tirer de derrière les murailles.

II. Le sac que le soldat porte sur le dos le gêne beaucoup pour rexécution des feux; il empêche le second et le troisième rang de se serrer sur le premier : c'est un des obstacles au feu du troisième rang. Les Russes étaient dans Fusage de poser leurs sacs à leurs pieds au moment des feux; cet usage, excellent sous ce point de vue, avait des inconvénients qui ont dû le faire supprimer. Mais il est essentiel que le sac soit aussi petit que possible, capable de contenir seulement une chemise, un col, un mouchoir, une paire de bottines, une calotte de coton, un pantalon de toile, un briquet, afin ({u'il ne saillisse jamais de plus de trois pouces sur le dos du soldat. Le soldat aura, indépendamment de ces effets, une chemise, un col, un mouchoir, un bonnet de police , une veste, un pantalon, une paire de bottines dans le sac de la compagnie qui sera chargé sur les gros bagages (sjir les fourgons). Le petit bidon de fer-blanc que le soldat porte en bandoulière doit être divisé en deux compartiments et contenir un litre d'eau et un demilitre d'eau-de-vie ou autre liqueur; deux sachets de cuir plus longs que larges, capables de contenir chacun 5 livres de farine, seront portés, pendus de droite et de gauche, sous les bras; ils contiendront

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des vivres pour dix , quinze et même trente jours. Le soldat sera donc chargé de 40 livres, savoir :

(Le fasil avec ia baïonnette 10 2°

Giberne renplie de CO carfoaches. ô » I

roor I armenieni. . -. , , '^ 21 livref

j Qatil de pionnier eramancLé ft • « '

'. l'n sac à terre, an tablier « 14 '

T, , . i Lei deni sachets pleins 11 = i ,„ ,.

Poar lei vivres. .. . , , , "^ '13 livres.

» Le bidon 2 = >

y, ,.. . , \ Sac plein 4 » ,,.

Pour l eanipemeot. , ^ ^ ,. ^ jlivres.

' Capote roulée -2 «

Total 40 livres.

Les hommes qui porteront les deux moulins portatifs de la compagnie, les grandes marmites et les bidons, ne porteront pas d'outils.

Les officiers du grade inférieur à celui de capitaine seront armés d'une épée et d'un mousqueton avec baïonnette et porteront une giberne contenant trente cartouches; les capitaines et les officiers d'un grade supérieur porteront une épée et une paire de pistolets sur la poitrine avec dix cartouches; ils auront tous un bidon en sautoir, et ces derniers un rouleau contenant une lunette, cartes, écritoire. Les officiers de tout grade, depuis le général jusqu'au sous-lieutenant, auront leurs deux sachets pareils en tout à ceux du soldat; ils seront portés sur les petits bagages à la suite des corps; leurs domestiques auront leurs deux sachets qu'ils porteront sur eux et seront soumis à l'inspection des raguemestres.

III. La ration sera Féquivalent de 28 onces de pain (12 onces en blé, équivalent de 16 onces de pain, plus l'équivalent de 1*2 onces de pain en légumes, pommes de terre, navets, panais, betteraves, blé de Turquie, haricots, lentilles, pois, autres légumes secs, riz), 8 onces de viande, 1 once d'eau-de-vie. La ration de viande sera distribuée en viande de vache, bœuf, mouton, ou de cheval, cochon, chèvre; en viande salée, lard; en fromage, morue, hareng ou autres poissons salés. Le blé sera distribué au bataillon tous les mois et aux compagnies toutes les semaines; les compagnies le feront moudre à leurs moulins portatifs et en feront du pain. La viande sera livrée vivante aux bataillons une fois par semaine. La ration n'aura pas d'équivalent en blé, mais seulement en légumes, l^ne fois par semaine aussi, au lieu de viande, on donnera du maigre. Plusieurs fois par an la ration sera donnée en viande de cheval, mulet ou àne. Pendant les camps de plaisance et pendant le mois d'octobre, on défendra aux compagnies de faire du pain ; les chambrées mangeront leur farine en galettes cuites sur des plaques ou en bouillie. En campagne, les soldats ne devront, sous quelque prétexte que ce soit, ni faire ni consommer du pain; ils mangeront des galettes cuites sur leurs plaques et de la bouillie, à moins qu'ils ne soient en état d'armistice, en quartiers d'hiver ou en garnison. La ration des marches-

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manœuvres, contenue dans les sachets et portée par les mulets du corps, sera de 11 onces de farine, 1 once d'eau-de-vie et 16 onces de viande. Les sachets contiendront quinze rations; les mulets de bataillon porteront dix rations; en tout vingt-cinq jours. Lorsqu'on pourra se procurer du riz, la ration sera de 3 onces et demie de riz, 2 onces de farine et 16 onces de viande. Les sachets contiendront pour trente jours de vivres, les mulets des corps en porteront pour vingt jours, ce qui fait cinquante jours. Les sachets seront divisés chacun en cinq compartiments contenant la ration de trois jours en farine ou de six en riz, de sorte qu'à la seule vue les officiers puissent s'assurer que les soldats ont ménagé leurs vivres et sont pourvus pour les jours suivants. Les progrès de la chimie ont déjà fourni des extraits de substances qui , sous un petit volume et un petit poids, contiennent la valeur d'une ration, n faut encourager ces recherches, afin de parvenir à former la ration des marches manœuvres sous le plus petit poids possible.

Les officiers des corps, en temps de paix comme en temps de guerre, mangeront tous ensemble, le chef de bataillon avec les sous-lieutenants ; ils prendront leurs repas dans une salle commune en temps de paix ou en garnison, et chez le chef de bataillon en campagne. 11 y aura par semaine un officier qui, à tour de rôle, réglera la dépense. Les officiers au-

ront la même ration que le soldat; leurs domestiques autorisés et présents sous les armes auront la ration du soldat en temps de guerre. Il sera accordé un soldat-cuisinier par 15 officiers. En campagne, la batterie de cuisine, appelée cantine, renfermant tous les ustensiles nécessaires, sera à raison de 3 livres par officier, qui aura sur lui ou dans son sac une serriette, un couvert, une timbale. Dans les marcbes-manœuvres , chaque officier fera remettre à l'ordinaire la ration du jour tirée de son sachet. En campagne, les officiers d'état-major, depuis le grade de colonel jusqu'à celui de sous-lieutenant, mangeront ensemble à une même table ; ils ne pourront en faire plusieurs que lorsque leur nombre dépassera celui de 30. Chaque bataillon portera à la suite, sur ses propres transports, des vivres à raison de 6 livres par homme, officiers, soldats, domestiques ; ce qui donne six rations de marchesmanœuvres , dix-huit jours en farine, douze en riz, si l'approvisionnement est moitié en farine, moitié en riz.

IV. Le bataillon doit se suffire à lui-même; il sera organisé de manière à pouvoir s'entretenir et combattre; il aura donc des tailleurs, des chapeliers, des cordonniers, des armuriers et des artificiers poi.r pourvoir à son habillement et à son armement ; des bouchers et des boulangers pour

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préparer ses vivres ; de la cavalerie , du canon , des cartouches, des ingénieurs, des outils, des officiers de santé, des ambulances et des moyens de transport, afin de pouvoir combattre. Il sera fort de 1,050 hommes, dont 18 hommes d'état-major, 12 canonniers, 42 éclaireurs à cheval, 30 soldats du train et 948 hommes d'infanterie, divisés en six compagnies, chacune de 158. Chaque compagnie aura une section de grenadiers et une section de voltigeurs.

Les 12 canonniers seront sous les ordres de l'adjudant canonnier, du garde artificier et du sousgarde armurier; ils serviront une pièce de 3 attelée de deux chevaux, ayant deux chevaux de bât chargés de vingt-quatre gargousses à balles et à boulet de 3. Parmi les 30 soldats du train, 6 seront bouchers, 24 conduiront 48 mulets ou chevaux de bât du bataillon (ou 60 ânes); ils seront sous les ordres des fourriers. 4 des bêtes de somme seront chargées des bagages (1 de celui de l'état-major et 3 pour les officiers de chaque aile), 8 de cartouches, 6 des ambulances et 30 des vivres.

Les éclaireurs sont tirés des voltigeurs et montés sur des chevaux de 4 pieds 5 à 6 pouces, lesqueli seront harnachés le plus simplement possible; ils, seront armés d'une lance, d'un sabre, d'un mousqueton et d'une paire de pistolets d'arçon ; ils seront équipés comme l'infanterie, n'ayant de plus qu'elle

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qu'une paire (Vêperons et un trèspctit portemanteau au lieu de sac.

Les 68 sous-officiers, caporaux, soldats de P' et lie 2^ classe de chaque compagnie seront exercés dans un des quinze métiers suivants : 1" charron; 2" charpentier-menuisier; 3° charpentier-tonnelier; A° charpentier-calfat ; 5" forgeron; 6° cloutier-serrurier; 7- cloutier-armurier; 8* cloutier-maréchal; 9" fondeur-plomhier-ferhlantier; 10° bourreliersellier; 11° cordier; 12° maçon; 13° tailleur; 14° cordonnier; 15° artificier; et parmi eux le chef de bataillon, sur la présentation de l'adjudant des travaux, choisira tous les ans un maître dans chacun de ces métiers, lesquels recevront une gratification journalière prise sur les fonds de l'administration et qui leur sera allouée selon leur travail par le conseil.

Tous les individus du bataillon doivent l'emploi de leur journée pour travailler à l'équipement, armement, vivres, logement, et en général aux besoins de l'administration du bataillon, qui pourvoira à tous ses besoins par ses ouvriers.

Les soldats de 1" classe ont deux sous de haute paye; les soldats de 2^ classe, un sou. Les soldats de l"et de 2^ classe seront partagés par tiers : 1° en canonniers; 2° en sapeurs; 3° en nageurs. Les premiers sont spécialement mis au fait du service de l'artillerie; les seconds, de celui de la sape, des

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travaux de fortification de campagne, des fonctions de l'infanterie pour Tattaque et la défense des places et postes; les troisièmes, des ponts de bateaux, trains, manœuvres de bateaux et de la natation ^ à cet effet, ils sont munis d'une ceinture de cuir partagée en huit compartiments.

Tous les ans, les deux soldats canonniers les plus intelligents de chaque compagnie seront, au nombre de plusieurs milliers, réunis pendant un mois dans une école d'artillerie, les deux sapeurs dans une place forte et les deux nageurs sur un grand fleuve, où ils seront instruits et exercés par des inspecteurs généraux tirés des corps d'artillerie, du génie et de la marine.

V. La brigade sera composée de trois bataillons et commandée par 1 brigadier-colonel ayant 3 aides de camp : 1 capitaine en V chargé des fonctions d'état-major , 1 capitaine en 2% sortant de la cavalerie, chargé du commandement des éclaireurs, et 1 lieutenant. 1 sergent par bataillon sera attaché à l'état-major pour les écritures et traductions. Le brigadier -colonel aura une garde composée de 9 éclaireurs, parmi lesquels 1 lieutenant, 1 maréchal des logis, 1 brigadier, qui seront attachés à sa personne pendant tout le temps qu'il commandera la brigade ; ils feront le service d'ordonnances. Les aides de camp porteront sur leurs chevaux leurs

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sachets de rirres ; ils seront armés d'un sabre, d'une paire de pistolets d'arçon, qu'ils porteront, à pied, sur leur poitrine; ils auront un bidon en sautoir et un étui où seront placées une lunette, une carte, une écritoire, une toise. Il y aura une brigade de gendarmerie composée de 1 maréchal des logis, de 1 brigadier et 3 gendarmes pour la police de 1 . brigade. La brigade sera composée de 2,898 hommes d'infanterie; 126 de cavalerie; 36 canonniers serrant trois pièces de 3; 72 soldats du train servant IM mulets ou chevaux de bât; 18 bouchers conduisant de 150 à 200 bêtes à cornes ou l'équivalent ; total, 3,159 hommes tout compris, et 310 chevaux de selle d'état-major, d'éclaireurs, du train d'artillerie. La brigade n'aura aucune voiture avec elle , si ce n'est les pièces de canon et une forge de bataillon attelée de quatre chevaux; les deux autres forges des bataillons seront aux gros bagages.

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