‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la GuerreChapitre 149 sur 199 · CSO. — AU PRINCE MURAT · texte numérisé non relu

CSO. — AU PRINCE MURAT

Linz, 15 brumaire an XIV (6 novembre 1805).

Vous m'avez laissé toute la journée d'hier sans nouvelles , et je n'apprends qu'à huit heures du matin l'engagement que vous avez eu hier. Il faut m'écrire deux et trois fois par jour. Si j'avais su que l'ennemi était là, j'aurais fait mes dispositions sur-le-champ. Serrez la division Suchet aux grenadiers, et faites que ces divisions se touchent et marchent toujours ensemble. Il n'y a point de chemin. Le maréchal Soult est obligé de venir sur la grande, chaussée. Il faut donc se serrer, afin que la queue puisse venir au secours de la tête. L'officier que vous m'avez envoyé est si bète qu'il n'a pu rien m'expliquer, et votre lettre ne donne non plus aucun renseignement, de sorte qu'on ne sait pas si l'ennemi a battu en retraite, s'il a pris position, le nombre de pièces d'artillerie, et la partie de la division Oudinot qui a donné.

[1805] DE MAPOLÉOM I". 407

Il paraît que les chevaux de poste sont harassés. II faut, à chaque trois lieues, laisser un piquet de cavalerie légère de six hommes, lequel portera vos lettres, ce qui fera que votre correspondance passera très-rapidement.

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