‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la GuerreChapitre 150 sur 199 · BULLETIX DE LA GRAXDE ARMICE · texte numérisé non relu

BULLETIX DE LA GRAXDE ARMICE

Liiiz, 15 brumaire an XIV (6 novembre 1805).

Le combat de Lofer a été très-brillant pour les Bavarois. Les Autrichiens occupaient au delà de Lofer un défilé presque inaccessible , flanqué à droite et à gauche par des montagnes à pic. Le couronnement était rempli par ces chasseurs tyro liens qui en connaissent tous les sentiers. Trois forts en maçonnerie, fermant les montagnes, en rendent l'accès presque impossible. Après une vive résistance, les Bavarois culbutèrent tout, firent 600 prisonniers, prirent deux pièces de canon et s'emparèrent de tous les forts. Mais à l'attaque du dernier, le lieutenant général Deroy, comuiaiidant en chef l'armée bavaroise, fut blessé d'un coup de pistolet. Les Bavarois ont eu 12 officiers tués ou blessés, 50 soldats tués et 250 blessés. La conduite du lieutenant général Deroy mérite les plus

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grands éloges; c'est un vieil officier plein d'honneur, extrêmement attaché a lElecteur, dont il est l'ami.

Tous les moments ont été tellement occupés que l'Empereur n'a pu encore passer en levue l'armée bavaroise ni connaître les braves qui lu composent.

Le prince Murât, après la prise d'Enns, poursuivit de nouveau l'ennemi. L'armée russe avait pris position sur les hauteurs d'Amstetten. Le prince Alurat l'a attaquée avec les grenadiers du gênerai Oudinot. Le combat a été assez opiniâtre. Les Russes ont été depostcs de toutes leurs positions, ont laissé 400 morts sur le champ de bataille et 1,500 prisonniers. Le prince Murât se loue particulièrement du général Oudinot; son aide de camp Lagrange a élc blessé.

Le maréchal Davout , au passage de l'Enns à Steyer, se loue spécialement de la conduite du général Heudelet, qui commande son avant-garde. Il a continué sa marche et s'est porté àU'aidhofen.

Toutes les lettres interceptées portent que les meubles de la Cour sont déjà embarqués sur le Danube et qu'on s'attend à Vienne à la prochaine arrivée des Français.

Monileur du ?4 hrumaire au XIV.

(Ed minute au Dépôt de la jjuerre.)

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