ORDRE DE COMPLÉTER L'ORGANISATIO\ DE L'ARTILLERIE
AU GÉXÉRAL SONGIS.
Schœnbrunn, 24 frimaire an XIV (15 décembre 1805).
Ne calculez point sur l'armistice; ne donnez au-
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cun ordre qui fasse qu'au 24 ' je ne puisse livrer bataille. Comj-létez l'organisation des corps de l'armce. Celui du maréchal Davout n'a pas assez d'artillerie. Complétez les approvisionnements de toute espèce. L'expérience vous a prouvé que mes mouvements sont imprévus. Faites-moi connaître mes ressources en cartouches d'infanterie et de canon, depuis Augsbourg jusqu'à Biiinn, afin que je voie si les dépôts sont convenablement placés. Ne regardez pas la guerre comme finie. X'employez point trop de chevaux d'artillerie à l'évacuation de l'artillerie de Vienne ; faites, pour cet objet, des marchés. A la dernière bataille, je n'ai pas eu assez d'artillerie. Visitez l'artillerie des corps d'armée à votre portée. Faites-vous-en rendre compte parles généraux, afin de pouvoir m'en donner un état général et de prendre les mesures pour que tout soit en bon état. Napoléon.
Archives de l'Empire.
734. — POSITIONS A FAIRE PRENDRE AUX CHEFS DE CORPS ET GÉNÉRAUX EN LEUR PRESCRIVANT UNE CONSTANTE SURVEILLANCE.
AU MARKCHAI. BERTHIER.
Schœnbrunn, 27 frimaire an XIV (18 décembre 1805).
Mon Cousin, envoyez uu officier au maréchal * 24 décembre.
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Mortier pour lui fuire connaître qu'il se rende à l'extrémité de sa ligne à Prosnitz, pour s'informer lui-même de ce qu'il y a du oôté d'Olmiifz, et m'en envoie un rapport journalier, ainsi que de ce qui se passe à Zwittau, do ce que l'ennemi fait, et où est sa cavalerie légère; je n'ai pas encore reçu un rapport depuis que je suis revenu de Brûnn.
Envoyez également un ola''ier au maréchal Bernadottc, pour lui faire connaître qu'il doit voir par l'ordre du jour qu'une trop grande sécurité serait funeste ; qu'il tienne en première ligne les Bavarois devant le prince Ferdinand, et se place de manière à se porter rapidement à sa droite et à cacher ses nio jvements à l'ennemi ; que les princes Charles et Jean sont devant nous : le corps du général Alerveldt, sur la gauche de la March; le prince Jean, depuis la rive droite du Danube jusqu'aux positions vis-à-vis Neustadt; et enfin le prince Charles, depuis les positions vis-à-vis Neustadt jusqu'aux positions vis-à-vis Gratz; que tout cela peut encore former une armée de plus de 70,000 hommes;
Qu'il me paraît donc convenable, comme je l'ai déjà ordonné, que les troupes françaises soient dans le cercle d'Iglau et à portée d'arriver en quatre ou cinq jours sur Vienne , et en deux jours sur Brûnn , selon les circonstances; que les Bavarois doivent être bientôt en force pour pouvoir, dans un cas extraordinaire, tenir tète au prince Ferdinand, et lui
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disputer le terrain , le temps nécessaire pour faire disparaître entièrement le prince Charles.
Donnez l'ordre au général Dnmonceau de se rendre à IVeustadt, où il rentrera dans !e corps du général Marmont et sera sous ses ordres. Donnez ordre au général Marmont de tenir une division à liruck, de manière à se porter le plus rapidement possible à Neustadt, au secours du général Dumonceau, qui s'y trouve. Donnez ordre au maréchal Masséna d'envoyer sa division de dragons à Marburg et sa division de cuirassiers à Cilli ; prévenez-en le général Marmont, afin qu'ils prennent des mesures pour leur nourriture. Il est convenable d'attacher à chacune de ces divisions trois pièces d'artillerie légère, selon l'organisation générale de l'armée. Donnez aussi l'ordre au maréchal Masséna de tenir une de ses divisions d'infanterie, avec son artillerie, à l'extrémité de sa province, sur la gauche, prête à se rendre en peu de marches sur Gratz.
Le commandement du maréchal Davout comprendra Presbourg, les pays compris entre Presbourg et Marchegg, les pays faisant partie de la basse Autriche sur la rive droite du Danube jusqu'à Fischamend , et le long du petit ruisseau jusqu'à Gœtzendorf. Il tiendra une division d'infanterie à Presbourg, et une cantonnée le long de la Leytha jusqu'aux limites de son commandement. Il mettra là la division la plus reposée. Sa cavalerie légère
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sera en plus grande partie le long de cette rivière. Il fera construire un pont à Preshourg, avec une tête de pont sur les deux rives. II s'étudiera à bien connaître le pays, depuis Preshourg jusqu'au lac, sur la rive droite du Danube. Il chargera des ingénieurs d'en lever toutes les positions. II fera reconnaître surtout la position de Hainburg. Le maréchal Soult tiendra sa cavalerie légère depuis Gœtzendorf jusqu'à Neustadt, en ayant toujours des vedettes sur l'extrême frontière; le général Marmont, depuis IVeustadt jusqu'à Alarburg; le général Milhaud, le long de la rive droite de la March ; le général Alortier, tout le long de la ligne de démarcation qu'il occupe depuis Prosnitz, en faisant observer les débouchés de Zwittau, et en se liant par la gauche avec les postes du maréchal Bernadotte àZuittau; le maréchal Bernadotte, tout le long de sa ligne de démarcation.
Renvoyez un second officier au maréchal Xey, pour lui faire comprendre qu'il est possible qu'il devienne nécessaire sur la ligne d'opérations; que j'attends donc avec impatience son arrivée à Klagenfurt; qu'immédiatement après il poussera sa plus forte division, avec artillerie et cavalerie, sur les limites de la Carinthie, le plus jirès possible de Leoben; les princes Charles et Jean ayant une armée considérable à plusieurs lieues de Vicime, il est convenable de se tenir toujours en mesure. Vous
lui recommanderez, par le même officier, de vous faire connaître le jour où il arrivera à Klagenfurt, et le jour où sa première division sera arrivée à Leoben. L'armistice existe, il est vrai ; mais on ne doit jamais s'y fier lorsqu'on est dans la capitale de son ennemi.
Napoléon.
Dëpôl de la guerre.
(Ed miiiale aax Arcb. de ri''mp.)