‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la GuerreChapitre 48 sur 199 · A M. BAP.BÉ-MARBOIS · texte numérisé non relu

A M. BAP.BÉ-MARBOIS

Camp de Boulogne, 15 fructidor an XIII (2 septembre 1805).

Vous avez vu, par ma dernière lettre, que les quatre millions de la caisse d'amortissement ont été distribués. Ils seront donc à ma disposition. Mais ce qui m'importe beaucoup, c'est que ces quatre millions, pour les capotes, remontes, charrois, pour les attelages, soient payés le 20 de ce mois, car le moindre retard contrarierait toutes les opérations.

Quant au système des finances, il est on ne peut plus mauvais. Ces billets de coupes ne sont que des chiffons, parce qu'ils ne sont pas échus. Mon intention est que l'escompte s'en charge, sans quoi, je ne les reçois plus au trésor, surtout pour la réserve.

Il faut se procurer sept ou huit millions à la trésorerie pour des dépenses urgentes, et qu'il y ait, au 1" vendémiaire, dans la caisse du payeur à Strasbourg, de quoi payer vendémiaire et fructidor. Je ne veux point me mettre en campagne sans avoir les moyens de maintenir la discipline , et je ne le peux, si le soldat n'est pas payé. Il me faudra de l'argent pour payer l'extraordinaire en charrois et transports. Je pense qu'il faut qu'au 1" vendémiaire il y ait huit millions dans la caisse de Strasbourg : quatre

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pour les frais extraordinaires de transport et d'artillerie, et quatre pour le reste.

Napoléon.

Arcbivcs de l'Empire.

50 V. — AU GE.YEllAL GOUVION SAINT-CYR,

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