‹ Correspondance militaire; extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du Ministre de la GuerreChapitre 5 sur 199 · AU GÉ\KRAL MARMOXT · texte numérisé non relu

AU GÉ\KRAL MARMOXT

Saint-Cloud , 18 fructidor an XI (5 septembre 1803).

Citoyen Général Marmont, premier inspecteur général d'artillerie, je n'approuve point les mouvements des pièces de 16 que vous tirez de Metz, Luxembourg, Thionville , Sarre- Libre, Bitche et Longwy.

P803] UE NAPOLÉOX I". H

Il me semble qu'il sera difficile d'armer les côtes avec des pièces de 16. Il faudra donc voir le nombre de pièces de 24- qu'on pourrait y laisser; car il y a des positions très-importantes qu'on ne pourra pas armer avec des pièces de IG, dont le résultat est si difl'érent de celui des pièces de 24, quelque opinion qu'on puisse en avoir.

Le mouvement de la division de Bayonne me paraît très-bon.

Je vous renvoie le travail, qui me paraît à refaire.

Le port de Toulon aura besoin que vous lui fournissiez quatre-vingts pièces de 24, prises sur la cùle.

BOIVAPARTE.

Coram. par M. Lelcbvre, libraire.

479. — DECISIOXî SUR UN PROJET D'ORGANISATION DES HOPITAUX MILITAIRES ET DU SERVICE DE SANTÉ.

Paris, 8 vendémiaire an XII (1" octobre 1803).

^ Le ministre directeur de Cela est l'inverse de ce l'adminislratioii de la querre ., . , . . , ,

soumet au Premier Cou'sul uu 'l"^ J ^^'^'f ^**^^»''« ' «^^ ^«

projet d'arrêté portant orjjani- grand défaut de notre

sation des hôpitaux militaires organisation est de ne et du service de santé. . ,, , ,

voir 1 armée qu en temps

de paix, tandis que c'est

toujours en temps de

M CORRESPOXDANCE MILITAIRE [1803J

guerre qu'il la fiiut voir.

Il me paraît donc convenable (rattacher les officiers (le santé aux corps, en décidant (|ue, partout où seraient les corps, les officiers de santé les soigneraient à rhopital.

HOiVAPARTE.

Aichives de TEmpire.

430. — IVSTKL'CTIOXS POUR LA DEFFA'SE DES COTES, EM XORMAXDIE, E\^ BRETAGXE ET EAI VENDÉE.

AL' Gl'jXJÎlHL BKRTHIKR, MINISTRE DE LA GL'EBRE.

Saiiil-Cloud , II ipiidciiiiaire an XII (4 oetobro 1S03).

Vous donnerez l'ordre, Citoyen îllinistre, au général de brigade Sebastiani de se rendre dans le département du Alorbihan, pour y prendre le commandement des côtes depuis Brest jusqu'à l'embouchure de la Vilaine. II sera sans cesse sur les côtes, faisant faire l'exercice chaque jour à deux ou trois batteries, et exerçant lescanonniers garde-côtes. Il aura tout le 1" régiment de hussards, savoir : trois escadrons à 200 hommes à cheval, qu'il répartira sur les points les plus importants de cette côte. Le

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h'' cscndrcn et le clé|!ùt de ce régiment rrstrrcnl à Ponlivy. 1! aura de ])li:s Irois comp;ignies du TTégimeiit de chasseurs, avec lesquelles il garnira la partie des côtes du Finistère qui est sons son inspection. Sa mission aura là un double but : le proniier, de surveiller les côtes et de tendre des pièges aux Anglais qui voudraient les piller; de surveiller tous les hommes suspects qui rôdent sur ces côtes et correspondent avec les Anglais; le second , de protéger le passrige de la flottille, de se rendre en personne et de réunir sur-le-champ une grande force de cavalerie sur tous les points où des bâtiments de la flottille relâcheraient. Il aura à sa disposition deux pièces de -4, deux pièces de 8, deux pièces de 12 et deux obusiers, attelés, avec approvisionnement, et servis par une compagnie du régiment d'artillerie qui est à Rennes.

Ce général correspondra avec le général qui est à Rennes, les préfets maritimes de Brest, de Lorient, de Rochefort, pour être instruit des mouvements des flottilles. Il rendra compte, tous les jours, au ministre de la guerre du lieu où il se trouve et de ce qu'il a fait. Son séjour habituel sera Lorient. Pour lui donner les moyens de faireparvenir ses lettres et subvenir aux frais de sa mission du Havre, vous lui ferez donner une gratification de 5,000 francs.

Vous donnerez l'ordre au général de brigade Lemarois, que je mets à cet effet à votre disposition,

20 CORRESPONDAXCE MILITAIRE [1803]

(le se rendre sur les côtes pour y prendre le commandement et l'inspection, depuis la pointe de Brest jusqu'à Cancale, limite de la 13" division militaire. Il aura sous ses ordres le 20* régiment de chasseurs, dont trois escadrons, forts de 500 hommes, seront répartis sur les côtes, et le 4* escadron et le dépôt seront à Rennes, et trois conipa- «jnies du 7" régiment de chasseurs pour garnir les côtes du Finistère qui sont sous son commandement. Il résidera habituellement à Saint-Malo. Il sera continuellement sur les côtes, et fera exercer par jour au moins trois batteries, et les compagnies de canonniers garde- côtes. Sa cavalerie sera répartie sur la côte en petits détachements, qui feront des patrouilles de nuit, pour surprendre les péniches ennemies qui débarquent et se répandent dans l'intérieur. 11 protégera la marche de la flottille et réunira promptemenlune grande force de cavalerie sur les anses où des divisions de la flottille seraient forcées de relâcher, et où elles n'auraient pas une protection assurée. Il correspondra directement avec vous, avec le général commandant la division, avec le préfet maritime de Brest, le commandant de la marine à Saint-Malo, le chef de brigade Lahoussaye et le général de brigade Sebastiani , pour être instruit de tous les mouvements de la flottille et pouvoir se j)orter sur son passage. Il aura également deux pièces de -4, deux pièces de 12, deux pièces

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de 8 et deux obusiers, atlelés, qu'il distribuera sur la côte et réunira lorsqu'il sera nécessaire pour nrotéfTcr le passage de la flottille. Ces pièces seront servies par une compagnie du régiment d'artillerie qui est à Rennes.

Vous donnerez les ordres nécessaires au directeur d'artillerie à Rennes, pour organiser ces deux divisions et les faire atteler de chevaux achetés dans le pays. Les sommes pour l'achat et le harnachement des chevaux seront payées sur des ordonnances d'urgence.

En conséquence des dispositions ci-dessus, le 20' régiment de chasseurs se rendra d'abord à Saint-Malo , où le général Lemarois lui donnera ses ordres pour les mouvements.

Voiis donnerez l'ordre au 16" régiment de chasseurs, qui est à Rouen , de se rendre à Caen, pour y remplacer le 20". Le 16* régiment fournira trois escadrons, forts de 450 hommes au moins, qui, sous les ordres du chef de brigade Lalioussaye, garniront la côte depuis Gancale jusqu'à Honfleur.

Les escadrons du 3* régiment de hussards qui sont dans la 14° division militaire se rendront en conséquence à Rouen.

Le général de brigade Dupas se rendra au Havre; vous lui donnerez une instruction semblable à celle du général Sebastiani, qu'il remplace.

Vous donnerez ordre au général de brigade

22 CORRESPOXDAXCE .MILITAIRK [1803]

Paulet, commandant le (h'paiiement de la Vendée, d'établir son quartier général aux Sahles-d'Oloniie, et d'être perpétuellement sur les côtes de son département. Le 4*réglment de chasseurs fournira deux escadrons, forts au moins de 300 hommes, pour garnir la côte, depuis Bourgneuf exclusivement jusqu'auprès de Marans.

Vous lui ferez comprendre qu'en qualité d'inspecteur des côtes il doit correspondre avec le général de la division, et aussi, tous lesjours, avec vous. Il doit, tous les jours, faire faire l'exercice du canon et inspecter trois ou quatre batteries. Sa mission a le double but d'empêcher les péniches anglaises de correspondre avec les côtes, de leur tendre des enibiiches et de les surprendre; d'inspecter les compagnies garde-côtes, et de veiller à ce que les postes soient complets et les batteries approvisionnées.

Il doit y avoir des détachements sur tous les points abordables de la côte, et surtout à \otre-Dame-de- Mont, à Saint-Jean-de-Mont, à Beauvoir, à Bouin et à Xoirmoutiers. Il doit correspondre avec le préfet maritime de Rocheforl et le général Lacoste, inspecteur des côtes du département de la Loire- Inférieure , pour protéger le passage de la flottille, afin que dans tous les lieux il réunisse des détachements de cavalerie et s'y rende en personne.

Vous donnerez ordre à deux escadrons du 7° bis de hussards, qui est à Saumur, complétés à 300

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hommes, de se rendre à Aluchecoiil, où le général La( oste leur donnera des ordres pour être répartis depuis Bourgneuf jusqu'à remhoucliure de la Vilaine. Vous donnerez à ce général des instructious pareilles et pour le même but.

Le général chargé de l'inspection des côtes de la Vendée et celui des côtes de la Loire-Inférieure auront chacun deux pièces de A et deux piècesde 8. Ces huit pièces seront servies par une seule compagnie d'artillerie et attelées de cent chevaux. Elles s'organiseront à Nantes. Vous chargerez le directeur de l'artillerie de Aantes d'acheter ces chevaux e! de les harnacher.

Ces cinq officiers généraux et supérieurs auront chacun un capitaine d'artillerie qui sera fourni par le directeur d'artillerie de la résidence de Rennes et de Xantes. Ce capitaine les accompagnera partout et sera chargé de montrer la manœuvre aux battepies et de les faire exécuter en présence du général.

Les sous-officiers et soldats des ï", 3* et 7' bis de hussards, des 4% 7% IG" et 20' de chasseurs, employés sur les côtes, seront exercés à la manœuvre du canon. 11 leur sera accordé une gratification de 20 centimes par jour, qui sera payée, tous les dix jours, sur des feuilles visées par l'officier général et snr les fonds que le ministre de la guerre mettra à cet effet à sa disposition.

Dites à ces officiers généraux que mon intention est que, tous les dix jours, ils voient toutes leurs batteries; qu'il faut par conséquent qu'ils soient continuellement sur les côtes; qu'ils doivent vous rendre compte, au moins tous les deux jours, tant de ce qui passe à la côte que de ce qu'ils apprendront, soit de la mer, soit par les vigies, et user de la plus grande et de la plus active surveillance.

BOA" APARTE.

Archives de l'Empire.

481. — ARRETE PORTAXT FORMATIOX D'UNE COM- PAGME DE GUIDES INTERPRÈTES DE L'ARMÉE D'ANGLETERRE.

Saint-Cloud, 12 vendëmiaire an XII (5 octobre 1803).

Article premier. — Il sera formé une compagnie de guides-interprètes qui sera employée à l'armée d'Angleterre.

Art. 2. — Cette compagnie sera composée ainsi qu'il suit : 1 capitaine, 2 lieutenants, 2 sous-lieutenants, 1 maréchal des logis en chef, 4; maréchaux des logis, 1 fourrier, 8 brigadiers, 96 guides, 2 tambours; total : 117.

Art. 3. — Le recrutement de cette compagnie se fera par la voie des enrôlements volontaires à

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Paris, et dans les ports de mer, depuis Ostende jusqu'à Saint-Malo.

Pour y être admis, il faudra n'avoir j)as plus de trente-cinq ans, être bien constitué, savoir parler et traduire l'anglais, avoir habité l'Angleterre et en connaître la topographie, et produire des certificats d'anciens services et de bonne conduite.

Les Irlandais qui sont en France et les jeunes gens de la conscription qui ne font pas partie de l'armée pourront être admis dans cette compagnie, s'ils réunissent d'ailleurs les conditions ci-dessus exigées.

Art. 4. — Les officiers de cette i-ompagnie seront nonjuiés par le Premier Consul, sur la proposition du ministre de la guerre. Les sous-officiers le seront par le ministre de la guerre.

Art. 5. — L'uniforme sera composé ainsi qu'il suit : habit-veste de couleur vert-dragon, doublure rouge, revers, parements et retroussis écarlates, boutons blancs à la hussarde, veste de drap blanc, boutons blancs, culotte de peau blanche, bottes à l'américaine, éperons noirs bronzés.

L'équipement sera en buffleterie blanche, à l'exception de la giberne.

L'armement sera composé de mousquetons garnis de leurs baïonnettes et de sabres du modèle de ceux des dragons.

26 COUliESPO\'DA\'CE MlLlTAIlîE [1803]

AuT. 6. — La solde de cette compagnie sera payée conformément à l'arrêté du 22 ventôse an VIII. Les masses le seront sur le pied de celles fixées pour les dragons.

Il y aura un lieutenant de première classe et un de deuxième.

Art. 7. — Le conseil d'administration sera composé ainsi qu'il est j)rescrit [)ar l'arrêté du 15 germinal dernier pour les compagjiies isolées.

Art. 8. — Les ministres de la guerre et du trésor public, et le ministre directeur de l'administration de la guerre, seront chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution de cet arrêté.

BOiVAPAliTE.

Archives de l'Empire.

482. — NOTE INDIQUAMT LES DI1<TERE\tTS OUTILS QUE LES SOLDATS DOIVEx\T EAIBAHQUER AVEC EUX.

Saiut-Cloud, 10 brumaire an XII (2 novembre 1803)'.

1"^ Avoir soin que chaque soldat ait son épinglette ; qu'il y ait un nombre suffisant de tirebourres;

^ Date pré.siiince.

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2" Ouo 1rs rrginients aient tie très-bonnes haches bien acérées, et non des haches de parade ;

3° Que, quand le soldat s'embarquera, il ait avec lui son sac et son bidon, et soit fourni de quatre haches, quatre pelles et quatre pioches par compagnie;

4° Désigner les hommes qui doivent les porter, pour que chaque compagnie ait toujours des outils partout où elle se trouve; les chariots et caissons n'arrivent jamais à temps;

5» Portez la même attention pour la cavalerie, et qu'elle ait les outils de pionniers nécessaires.

Bonaparte.

Archives de 1 Empire.

483. — ORDRE DE REU\IR A BOULOGXE LES OUTILS DE PIONNIERS QUI DOIVEXT ETRE PLACÉS SUR LA FLOTTILLE.

AU GÉNÉRAL MARESCOT, PREMIER INSPECTEUR GÉNÉRAL nu GÉNIE.

Buulo,<}ne, 23 brumaire au \1I (15 novembre 1803).

Citoyen Général Marescot, je vous prie de faire réunira Boulogne, dans le plus court délai, 27,000 outils de pionniers; que vous les fassiez emmancher, et que vous vous assuriez qu'ils sont de bonne

28 CORRESrO\DA\'CE MILITAIRE [1803]

qualité. Ils sont destines à être embarqués, à raison de 27 outils emniancliés par chaque bâtiment. Il est nécessaire que les outils soient répartis comme il convient, en pelles, pioches, boyaux et haches. Il faut avoir soin qu'il n'y ait que des outils de trèsbon service, et les placer dans un magasin, le plus prés possible du port, afin de rendre plus facile leur embarquement.

Vous devez en avoir un nombre égal, au moins, qui devront être embarqués sur la flottille de transport.

Bonaparte.

Archives de l'Empire.

484. — ORDRES DIVERS. — .'\MELIORATIO\S APPORTEES DANS LE SERVICE DE L'HABILLEAIEXT ET DES VIVRES.

AU CITOYEN DEJEAN, MINISTRE DIRECTEUR DE l'aDMINISTRATIOX DE LA GUERRE.

Boulogne, 24 brumaire an XII (16 novembre 1803).

Je vous envoie, Citoyen Ministre, une demande du 36' régiment. Ce régiment doit fournir 1,800 hommes. Accordez-lui 200 capotes de plus. Les hommes naufragés sur les bateaux canonniers ont besoin d'être rhabillés à neuf; accordez-le-leur.

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Il n'y a encore ici d'arrivé que 5,000 petits bidons. Il est nécessaire que vous en fassiez passer un grand nombre; car il en faut un pour chaque soldat.

Il n'est encore arrivé que 10,000 couvertures.

J'ai lieu d'être content des souliers que j'ai vus en magasin , des couvertures et des marmites. Je ne le suis pas également des outils de campement, qui ne sont d'aucun service. Il est vrai qu'ils sont des restes de magasins et ne valent pas le transport.

Je suis assez content du biscuit, pas mal du service du pain et de celui delà viande. Je le suis assez du fourrage, par les mesures extraordinaires qui ont été prises. Enfin je me suis aperçu d'une grande amélioration dans la qualité des fournitures. Je dois donc, comme de raison, l'attribuer au zèle que vous y avez porté. Boxaparte.

Dépôt de ia guerre.

(Es iDînale aai Arcb. de TEmp.)

485.— DISPOSITIONS RELATIVES AU RECRUTEMEMT ET A L'ORGAMISATIOiV DE LA GARDE.

au GÉNÉRAL BERTHIER, AUNISTRE DE LA GUERRE.

Paris, 3 frimaire ao XII (25 norembre 1803).

Je VOUS envoie, Citoyen Ministre, un projet d'arrêté sur lequel je vous prie de me faire connaître

votre opinion. Vous me le présenterez définitivement avec la répartition des conscrits j)ar départements. Faites faire un travail, en même temps, pour organiser la Garde en conséquence de cela.

Un chevron distinguerait les anciens soldats.

Chaque compagnie serait composée de 120 hommes, dont 60 seraient recrutés par l'armée et 60 par la conscription.

On établirait indépendamment deux compagnies de dépôt, l'une pour les chasseurs, l'autre pour les grenadiers. On pourrait porter à 1 50 hommes chaque compagnie de dépôt; ce qui porterait la force de la Garde à 5,000 hommes.

Quant à l'administration, la Garde sortant des régiments serait payée comme elle l'est aujourd'hui : les conscrits n'auraient que 10 sous par jour, à peu près comme l'infanterie qui est en garnison à Paris; mais ils se trouveraient également payés, moyennant la haute paye qu'ils auraient de chez eux.

Après cinq ans de service dans la Garde, un conscrit pourrait être admis à faire partie des premières escouades, mais seulement jusqu'à concurrence de moitié des places vacantes, l'autre moitié devant toujours être remplacée par les corps de l'armée.

Ce dernier règlement est moins pressé; on peut se donner le temps de le faire. L'important est de s'occuper du premier, afin de faire sur-le-champ

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l'appel, et d'être à même d'en faire marcher dans deux mois une partie avec la Garde.

Bonaparte.

Archives de TEmpire.

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