PROFESSEUR AU COLLÉGE DE FRANCE
Lyon, le 28 février 1845.
MoN CHER MONSIEUR,
Laissez-moi vous appeler ainsi, quoique je n’aie pas eu encore le bonheur de vous serrer la main et de vous dire l’affection et l'estime que depuis bien longtemps J'ai pour vous. J'ai reçu à Paris votre dernier ouvrage; J'étais alors souffrant, malade; je n’ai pas voulu le lire en si mauvaise disposition; un voyage à Lyon m’a remis sur pied, et j'ai trouvé l’ami Arlès lisant ce volume, que vous lui aviez aussi envoyé. Nous l'avons lu ensemble, et aujourd’hui je puis vous en remercier pour lui et pour
moi.