‹ Correspondance (volume 2)Chapitre 7 sur 36 · II · texte numérisé non relu

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131 CORRESPONDANCE DE P. LÂNFRE

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A M. CHARPENTIER

Mon cher ami, je suis extrêmement contrarié de ce qui arrive, mais d*après un mot qui m'est revenu hier de chez Lavaletté, je n'en suis pas étonné, et je suis convaincu qu'on fera tout au monde pour nous arrêter. Nous voilà empêchés pour de longs mois et avec la certitude d'avoir des juges tout dévoués à nos adversaires, et cela dans un moment où le public nous attend et compte sur nous. G*est la moitié de notre succès qui tombe à Teau. D'un autre côté, nous ne pouvons pas penser à paraître mensuelleparlé' de Y Histoire de Napoléon). Ce serait ^ritable égorgement pour moi. Tout l'enchainent des faits, toute la suite des idées et par cela même tout intérêt du récit, seraient perdus pour le lecteur. Mais, avec votre expérience des affaires, ne pourriez-vous trouver une combinaison qui arrangeât tout cela et qui, en même temps, donnât regret à ces coquins de nous avoir arrêtés sur la grande route? Que penseriez-vous, par exemple, de l'idée de faire paraître de suite le volume et de le donner en prime aux abonnés, en annonçant que le second paraîtra dans la Revue ^ si elle redevient bimensuelle ? Je m'en rapporte à vous pour la mise en œuvre de cet expédient. Mais songez que nous avons dans les mains un succès certain et immédiat ^ et que nous allons l'ajourner aux ^calendes grecques (Dieu

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sait les diversions qui viendront d'ici là I) sur la foi du libéralisme des conseillers d'État 1

J'accepte votre invitation amicale pour vendredi, afin de causer de tout cela.

Votre bien affectionné.

A M. GOJON.

Paris, 8 mars 1866.

Mon cher ami, je connais parfaitement la maison dont vous me parlez. Elle est grande comme une cage à poulets et en possède tous les agréments. Elle ne pourrait me convenir sans beaucoup de reto^^^a très dispendieuses et, d'autre part, elle serait' être trop bien pour mon paj'san qui, vivant s pareil domaine, doit garder des goûts modestes. Cette acquisition ne me dispenserait donc pas des réparations à l'autre maison, je me trouverais à la tète de deux baraques au lieu d'une et ce ne serait pas une spéculation.

Je ne sais pas quelle idée Vivîand se fait de ma philosophie, mais je crains fort de ne pas être à la hauteur qu'il me suppose, et je suis certainement incapable d'habiter dans un pareil trou à rats.

Ma chaumière^, quelque atrocement délabrée qu'elle soit actuellement , peut devenir quelque chose, parce qu'elle est dans une jolie situation, —

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