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Essai sur la Révolution française, page

des guerres d'Amérique représentait la chevalerie enrôlée au service de la Révolution, et qu'avec lui les vertus des vieux âges, l'honneur, la loyauté, le désintéressement, l'amour de la gloire avaient passé dans le camp des idées nouvelles ?>^pîpait-, pas été jusqu'à citer avec éloge les noms de MM. rî Montmorency, de La Rochefoucauld, d'Aiguillon, de Noailles « la fleur de la noblesse française, accourue d'elle-même au-devant des sacrifices, » et trouvé « qu'on avait trop oublié ces gentilshommes si généreusement dévoués à une cause qui, loin d'être la leur, les dépouillait avant de les immoler l ? » Pareilles assertions étaient, aux yeux ' des démagogues, autant de crimes impardonnables, et dans la réalité, ils ne les lui ont jamais pardonnés.

La publication de son second ouvrage ajouta sans doute à la réputation de Lanfrey, mais elle n'apporta dans son existence aucun changement avantageux. Il se sentait plus considéré, mais en même temps plus isolé qu'il ne l'avait encore été. 1858 et 1859 furent pour lui des années pleines de tristesse et marquées par de rudes épreuves. Au printemps de 1858, il avait eu la douleur de perdre son ami. M. Ary Scheffer, revenu d'Angleterre dans un état désespéré, et qu'il pleura, écrit-il à un ami,

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