Aberdecn
2. Selve parle ici de cette place» et la cite comme s'il la mentionnait pour la première fois. 11 s'agit cependant de Berwick, ville à laquelle il a déjà fait de si nombreuses allusions.
268 • NÉGOCIATIONS DE [JANVIER ISiS]
seroint fort changez et que uncques gentz ne se troavèrent sy estooDés que ceuly cy tant pour ce que c*est chose à laquelle ilz ne s'attendent paz et qu'ilz ne peuvent croyre que pour ce qu'allors par adventure se descouvriront beaulcoup de voulentés cachéez d*angloys aatureiz mal contenlz de ce gouvernement et de sez innovations qui se font journellement, desquelz, Sire, pour vray il y a grand nombre en ce royaume et mesmement comme j'entendz dudict costé du North lesquellz ne sont contenuz principailement que de la prospérité en laquelle il leur semble voyr présentement les afTayres de ce royaume auquel s'ilz voyent advenir le moindre trouble du monde il y a grande apparence que le changement y pourroyt devenir grand en peu de temps, estantz les petitz très mal contentz des grandz et les grandz mesmes peu unys et . accordanlz entre eulx quelque myne qu'ilz facent. Vray est, Sire, que rissue de toutes entreprinses est en la main de Dieu et à luy seul congnue mais sans poinct de faulte il y a de grandz argumentz pour croyre que les escossoys feront beaulcoup mieulx d'entreprendre lez premiers que d'attendre que Ton voyse entreprendre chez eulx ou s*amuser à reprendre lez places qui ont esté prinses des angloys lesquelles estant maintenant fortiflîéez lez pourront occuper long temps... De quoy, Sire, je parle comme ignorant et comme clerc d'armes ce que vostre plaisir sera me pardonner, car je ne me suys peu garder de vous en toucher ce mot pour la naturelle inclination que je doy au bien de voz affayres et Textréme désir que j'ay de veoyr quelque chastiement en ceste insolente nation. »
« De Londres y ce x/iW' janvyer v«axv//. »
« ue L,onares, ce xini'^' janvyer v«axv//. » Vol. 7, fo 130, copie du xvi« siècle, 4 p. 1/4 in-P.