‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 140 sur 201 · Patrick Gray. (Voir la dépèche du 16 janvier · texte numérisé non relu

Patrick Gray. (Voir la dépèche du 16 janvier

2. La réunion de Tarmée du comte d'Arj^yle a Perth était annoncée au protecteor dès le 27 décembre, par André Dudiey {Ibid,, p. 73), et la prise de Dundee, le 30 jaa* vier, par lord William Grey, dans une dépêche datée de Newcastlc. (Micf., p. 77.}

3. Les documents contemporains ne font aucune allusion à ce fait de goerre.

4. La marche du comte d'Argyle de Dundee sur Broughty-Graig était aonoDcéedès le 16 janvier. (Ibid., p. 75.)

[février 1848] M. DE SELVE 277

loigne que de vostre costé,... et que sy tel empescheraent avoyt lieu Ton vouldroit par mesmc raison prétendre que la pointe du môle ou jeclée de muraille que lesdits angloys ont faicte naguères doibt estre demolye comme estant bastie sur le vostre parce que ladicte poincte est aussy prochaine et voysine de voz terres et encores plus que le Heu où se prenoyt le dict gravyer. Et dict, Sire, le dict sieur protecteur que là-dessus voz gentz réplicquèrent que aussy estoyt il est vray que ladicte poincte estoyt ugne vraye entreprise sur vous et que par adventurc dans peu de temps la feroyt on bien desmolyr. » Entre autres réponses, Selve a objecté (c que ce qu*il voulloyt dire de Textcndue depuis la basse mer jusques à la haulte dont est faict mention audict traicté ne debvoyt entendre selon mon ad vis du costé du roy d'Angleterre tant seullement et non du vostre dont toutesfoys je luy ay dict que je me rapportoys à la vraye intelligence dudict traicté et aulx parolles couchéez en icceluy '. Le protecteur alors lui ayant montré quelques articles du traité, il a déclaré que le texte entier était nécessaire pour porter un jugement. Puis il a été convenu que Selve écrirait au roi pour lui demander de nouveau, de la part du protecteur, la notnination de commissaires chargés de vider les différends des limites du Boulonnais et de la foire de Fiennes.

« Sire, le protecteur au bout de tous ces propoz ne demanda quelles Nouvelles nouvelles j*entendoys d'Allemaigne et de Tempereur. Je luy dictz que je ^a^*«°**8;°® n'en sçavoys poinct de certaines et que vous, Sire, ne me faisiés tenir informé que de ce qui concernoyt ma charge, mais que j'avoys ouy dire à d'aulcuns qu'il s'en failloyt beaulcoup que l'empereur n'eust pacifTié TAllemaigne et reduicte à sa voulenté. Il me replicqua que pour vray sa présence y estoyt bien nécessayre et qu'il n'estoyt pas encores à bout de sez entreprinzes de ce costé là et qu'il avoyt affaire avec ung duc de Wyrlemberg * qui ne se voulloyt paz laisser ruyner et que oultre y avoyt quelques villes des Ostrelins qui s'estoient bien voullu soubmectre à luy mais que c'estoyt à certaines conditions ausquelles il ne sçavoyt sy l'empereur se seroyt voullu accorder d'adventaige qu'il avoyt entendu que ledict empereur estoyt après à faire eslire son nepveu Maximilian roy des Roumains ' et le fait déclairer son successeur en l'empire. Je luy

i. Voici le texte même du traité d'Ardres, du 7 juin 1546, auquel l'ambassadeur fait ici allusion : « Videlicet Portus Boloniic cum litlore, sive ripa uUeriori, quatenus hiberHus tluclus maximus excurrit se in latum porrigen?, in longuui autem «sque ad pontem vulgo vocatuni Pont-de-Urique. Ita ut hoc traclatu et convenlione tàiu Portum Boloaiensem, qui Portus ila describitur, ut ex prœsenti traclatu contineat totuni spatium a mari ad dictum pontem vocatum Pont-dc-Brique, et a cileriori littore seu ripa ad ultcrius Jittus seu ripam, quatenus libernus fluclus maximus in lAtam excurrit usquead ponteui prœdictuui^quàm etiàm oppidum ipsum seu villom Bolooiœ, etc., elc. » (Dumoot, Corpx universel difilouialiquet l. IV, p. 307.)

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