‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 143 sur 201 · Nom déflguré sans doute. Peut-être Gravesend · texte numérisé non relu

Nom déflguré sans doute. Peut-être Gravesend

3. Sir Philip Hoby, qui remplaça, auprès de l'empereur, Thomas Thirlby, érêqw de Westminster, en fonction depuis 1545. Il présenta ses lettres de créance ie 11 juin. [Calendar of St. P., Foreign Séries, Edward VI, p. 24.)

[février 1548] M. DE 8ELVE 291

march. Quelques-ungs m'ont dict qu'il n'a rien faict en son voyage et que les angloys n'auront poinct de gentz de guerre d'Allemaigne qui sont choses assés contraires à ce que je vous ay cy dessus escript ni'avoyr esté mandé par Berteville. »

Vol. 7, f° 164 v», copie du xvi« siècle, 4 p. in-f».

SELVE AU ROI

307. — Londres^ 49 février. — « Sire, ce mot de lettre est seulle- correaponment pour accompaigner celluy que je vous envoyé de la royne d'Es- <**oc« cosse que je viens de recepvoyr par Thomme que je vous ay par cy avec la reine devant mandé avoyr depesché vers ladicte dame, lequel, Sire, est passé *^'^*^""et repassé assez dextrement et non sans grand danger. Par les lettres qu'elle m'escript, Sire, elle monstre de désirer sur toutes chosez que le secours que voslre bon plaisir est d'envoyer par delà arrive bien tost et me répète souvent que le principal gist en la diligence dudict secours et qu'il soyt arrivé de bonne heure. Davantaige, Sire, elle me mande aussy que le frère du comte de Hontelay * escript plusieurs choses à son dict frère ausquelles elle n'a paz grande fyance. Je ne sçay que ce peust estre et néanlmoins elle m'encbarge de délivrer des lettres de luy qu'elle m'envoye à icelluy conte par lesquelles à ce qu'elle m 'escript il me doibt faire serment d'eslre fidèle et loyal à la royne sa fille, lequel serment elle veult que je reçoipve en vostre nom et que je ne baille lesdictes lettres à aullre qu'à luy mesmes, et, sy d'adventure il ne peust venir vers moy, que je les rumpe. Et pour ce. Sire, qu'il n'est possible que je me puisse trouver avec ledict conte pour bailler lesdictes lettres à iuy mesmes comme ladicte dame me mande et que je ne voy paz que Ton doibve avoyr plus d'asseurancc de luy pour serment qu'il sceust faire entre mez mains quy n'ay aulcun pouvoyr ne mandement de vous, Sire, d'en recepvoyr, joinct que celluy que naturellement il doibt à sa princesse le lye assez estroictement sans qu'il le rafreschisse, il m'a semblé n'estre paz fort nécessayre ne ulille que lesdictes lettres vinsenl entre sez mains auquel oultre ce que dessuz elles pourroint imprimer quelque oppinion que l'on ayt deflyance de luy, et au caz qu'il soyt aultre qu'il ne doibt il ne seroyt jamais converty par là et sy pourroyt descouvrir au protecteur que j'ay des adverlisseroentz d'Escosse et que je treuve des moyens d'y envoyer. A ceste cause. Sire, je vous envoyé les deux lettres qui s'addressent audtct conte toutes telles que je les ay receues, dont l'ugne qui estoyt hors du pacquet de la royne a le tiret qui la ferme rumpu pour avoyr esté mise et portée en lieu contrainct pour

1. Alexandre Gordon» évêque désigné de Cailhness, qu'on a déjà vu en correspondance avec le comle de Hunlley son frère. (Selvè au roi, 20 octobre.)

â9â NÉGOCIATIONS DC [FÉVRIER 1548]

ce ainsy comme m'a tesmoigné le porteur quy m'a afTermé qu'il m'y avoyt en rien visité ne ouvert.

Siège « Sire, ce que j'ay peu apprendre de bouche dudtct porteur, l'ayant

BroDghiy- diligemment enquys et examiné, c'est que le seigneur de la Chapelle Craig. n'est poinct mort. Mais est ung aultre nommé le seigneur de Chauvigny

^ qu'il dict avoyr esté tué d'une harquebouzade à la teste en ugne saillye

que feyrent ceulx de Porlincraig où il y eust IIII angloys tuez. Dadventaige m'a compté qu'estant la royne partye de Streling pour aller à Farlan *, et luy estant jà depesché pour s'en venyr vers moy, arriva de Porlincraig ung lacquay du sieur de Combatz depesché vers ladicte dame pour l'advertyr que le conte d^Arguil mesme qui est le chef des escossoys qui sont devant avoyt envoyé ugne barque chargée de quelques vivres et refraicbissementz aulx angloys qui sont dedans ledict Portincraig laquelle icelluy Combatz mesmes avoyt veue y aller et après en avoyt parlé audict conte d'Arguil quy luy avoyt confessé qu'il la y avoyt envoyée disant pourquoy il ne le pouvoyt bien faire. Ce que je luy ay bien voulu demander, Sire, comme il l'avoyt sceu, et m'a respondu qu'il l'avoyt ouy dyre à ung des gentz de monsieur d'Oysel vostre ambassadeur et audict lacquay mesmement quy en avoyt porté lez nouvelles. Au surplus, Sire, il dict que les angloys sur la frontière du costé du Ouest se préparoint fort quand il est repassé dernièrement pour aller

Aiuqne assaillyr ung chasteau nommé Domblarich ' duquel le seigneur ^ est tous- Drmnianri i^^^ demeuré bon et ferme escossoys combien que tous les aultres d'autour se soint renduz et jurez angloys en sorte qu'il dict qu'il luy sera fort malaisé de résister s'il n'est secouru de la royne quy luy avoyt envoyé comme il dict tant seulement quelque peu d'argent pour avoyr quelques gentz pour luy ayder à deiïendre sa place. Il m'a aussy dict, Sire, qu'il a trouvé les espaignolz que ceulx cy envoyent en Escosse à quatre ou cinq journées d'icy et qu'ilz sont deux enseignes soubz lesquelles n'y semble pas avoyr plus de deux centz hommes. « Sire, etc.. »

« De Londres^ ce a/a- febvrier i547,»

Vol. 7, P 466 V», copie du xvi« siècle, 2 p. 3/i in-fo.

SELVE AU CONNÉTABLE

308. — LondreSy i 9 février, — « Monseigneur,... maistre Jehan Hay a payé sa rançon icy et part dans deux jours pour s'en aller par delà

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