Ce point est éclaire! dans la dépèche du 3 mars
[MARS 1548] M. DE SELVB 303
SELVE AU CONNÉTABLE
i 820. — Londres, 4 mars. — Selve a reçu la dépêche du connétable incursion de en date du 25 février avec le paquet de Tambassadeur d'Ecosse qu'il a ^^^ ^^^' l remis à Jean Hay. Le comte de Huntlcy lui a fait savoir que, si le vais- ';' seau promis n'est pas arrivé mardi prochain ^ au plus tard, il ne pourra i*en servir, le protecteur lui ayant signifié la veille qu'il eût à partir pour le Nord au premier jour. « Car il venoyt d'avoyr nouvelles * certaines de milord Grey qu'il csloyt de retour d'Adingthon où il avoyt demeuré plusieurs jours recepvant serment pour le roy d'Angleterre de grand numbre de gentilshommes d'Escosse qui s'estoint venuz rendre à loy et entre aultres y estoit venu George Douglaz ^ quy avoyt baillé son fllz ^ pour ostaiges de sa fidélité, et que le conte d'Angous avoyt aussy envoyé vers ledict Grey pour parlementer ^ et qu'il esperoyt de mesmes, en sorte que sy luy et monsieur de Baudouel voulloiyt faire le semblable il se tenoyt bien asseuré qu'il n'y auroyt nulle difficulté au mariage que le roy d'Angleterre desiroyt,car la royne desja se voyant réduicte en cez termes n'avoyt aultre chose sceu faire pour la seureté que de se retirer à Dombertrand avec sa fille ou monsieur le gouverneur lez avoyt condutctes et que sy ledict milord Grey eust voulu ne s'arrester il feust seuremcnt allé jusques à Ëstreling et l'eust prins mais que pour ceste heure il s'estoyt contenté de ce que dessus et de mectre garnison dedans deux ou Iroys places fortes que l'on luy avoyt renduez prez dudict Adingthon, et que maintenant l'on luy manderoyt qu'il retournast dans ledict pays d*Escosse et qu'il prinst Ëstreling et qu'avec l'ayde desdicts seigneurs NégociaUon d'Angous, Douglas, de Hontelay et de Baudouel il regardast de faire et *^«o *« exploicter ce qu'il verroyt estre à propoz pour le service du roi d'Angle- HunUcy. terre par delà. » Le comte de Huntley a été voir le roi d'Angleterre, ^**ij^^®f*' lequel lui a dit qu'il avait entendu la bonne volonté qu'il avait de lui faire service et que, puisqu'il s'en allait vers le Nord, il le priait de lui amener la reine d'Ecosse sa femme. Selve exprime de nouveau ses doutes sur la fidélité du comte de Huntlcy dont les allées et venues lui ont toujours semblé fort suspectes.