Dimanche 18 mars
2. Robert Hamilton, qu'on trouve en relations avec le laird d'Ormii^toun, lequel accompagnait Grey dans ce voyage à Londres, comme on le verra plus loin. {Calendar of Si. P., Scotland, t. I, p. 70.)
314 NÉGOCIATIONS DE [mà&S 1548J
chose. Des escossoys qui seul venuz avec luy dict que BroaistOD ^ en e^ l*ung qui dict s'estre venu retirer au service de ce roy pour quelque maulvais traictement que lui a faict le gouverneur. Daventaige dict ledict Berteville que monsieur de la Ghappelle est comme il a ouy dire à Dombertrand avec la royne et qu'il a trouvé en chemin le conte de Hontela; dernièrement qu'il est party d'icy et luy a ouy dire en se complaigBtBt qu'il y avoyt de malheureuses gentz de trahir ainsy leur pays faisant contenance fort triste et ayant la larme à l'œil et qu'il pense qu'il eateih dait parier du conte Baudouel. D'aultres nouvelles, Monseigneur, je n^ea sçay poinct pour le présent sinon que pour certain quelques uoga qaj estoint passez en Flandres avec commission pour lever gentz pour ceulxcj s'en sontrevenuz sans en pouvoyr faire ung tout seul. Le protecteur me deist hyer qu'il avoyt commandé anner quatre ^u cinq navires pour aller garder et asseurer le Paz-de-Cnlaiz contre quelques piratez escossoys qui y sont pillantz et prenantz tout ce quy y passe tant aulx fran- <;oys qu'aux angloys et flamentz, qui est tout ce que je sçay de nouveao. « Monseigneur, etc.. »
« De Londres, ce a'.y/- martz \^ xLvn, »
Selve s'est plaiùt au protecteur qu'on ait arrêté k Berwick un Français venant d'Ecosse sous prétexte qu'il avait été trouvé porteur d'un paquet à l'adresse de l'ambassadeur. Le secrétaire du protecteur, causant avec l'homme de Selve, lui a dit aujourd'hui a qu'ilz avoint le conte de Hootelay et le conte Baudoel pour eulx qui y travailloint fort. »
Vol. 7, fo 192 v% co|)le du xvi° siècle, â p. 1/2 in-f».
SELVE AU ROI
Hestitntion 333. — LondreSy 2i mars. — Selve a retardé l'envoi de sa précéda dente dépêche à cause de l'assignation d'audience du protecteur qui loi est survenue la veille, sous prétexte de l'entretenir du cas des soldats français déserteurs. Selve s'est rendu à cette invite ce jour même, à une heure. Après avoir simplement dit qu'il avait consulté le traité sur les cas d'extradition, et remettrait à l'envoyé spécial du roi les transfuges criminels, le protecteur est revenu sur la question de la conGrmatioo d'alliance entre les deux rois. Selve lui objectant que le traité signé n'avait besoin d'aucune conQrmation, le protecteur a repris ses arguments habituels sur les deux moyens qu'il mettait en avant, insistant toujours sur ce que dans cinq ou six ans le roi d'Angleterre, qui sera alors en âge de gouverner, pourra refuser de se prêter à une négociation de ce genre. « Entre auUres choses, » dit Selve au roi, « je luy ay dict que