‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 152 sur 201 · Alexander Crichton, laird de Bronslone · texte numérisé non relu

Alexander Crichton, laird de Bronslone

[ma&s 1548] M. DE SELVE 315

j'estoys seur que jamais vous ne vous condescendriez à alyéner ung poulse de terre de vostre royaulme et que le roy d'Angleterre ne feroyt pas mal sez besoignez d'acquérir ung royaulme voysin au sien en vous faisant an peu meilleur marché de Boulloigne et que ce party me sembloyt trop advantaigeux de son costé et nullement du vostre. » — « Quy sont, Sire, » Mane staaH conclut Selvc, ce sommairement touz lez propoz qu'il m'a assez difîusé- oambarton. ment tenpz sinon qu'il ma dict avoyr eu nouvelles que la petite royne d'Escosse estoyt morte à Dombertrand mais qu'il n'en croyoit rien car bien tost après luy estoint venuez contraires nouvelles qu'elle avoyt esté fort malade mais qu'elle se portoyt bien ^ Il dict qu'elle est fort estroictement gardée et que personne ne la voyt et que pourtant il est plus malaisé d'en sçavoir nouvelles certaines. »

a Dt Londres f ce Jixri^ martz i 547, » Vol. 7, f» 193 V", copie du xvi« siècle, 4 p. in-f».

334. — Londres^ 23 mars, — L'homme du comte de Huntley est gy^ion ^^ arrivé cejourd'hui porteur d'un paquet adressé à Jean Hay que Selve comte de envoie au roi par le Breton Quiriace, présent porteur. Le comte de "° ^^* Huntley demande qu'on lui envoie le vaisseau à Newcastic, disant qu'il y a trouvé de plus grandes facilités d'évasion. « Ce que ledict seigneur de Hontelay m'a mandé de nouveau », dit Selve, « est qu'il a envoyé mez lettres seurement à la royne d'Escosse et qu'il espoyre m'en faire bien tost tenir responce et que sy j'ay quelque chose à luy escripre que je luy envoyé lez lettres et les fera seurement tomber en sez mai^s, au demeurant, qu'il y a audict Neufchaslel ung homme que ladicte dame m'avoyt depesché que milord Grey a fait là détenir et arrester lui ayant prins les lettres qu'il me portoyt, et dict que ledit homme cuydoyt passer seurement en compaignie de George Douglaz qui estoyt venu parler audict milord Grey en la frontière, mais a esté descouvert que par soy mesmes estant allé demander audict Grey s'il me vouloyt quelque chose escripre cuydant par là se mieulx celer quy avoyt esté cause de le faire prendre. Ledict seigneur de Hontelay dict avoir parlé à luy et qu'il ne sçayt aultre chose dire de bouche de la cause de sa depesché sinon que la royne luy avoyt commandé me dire qu'il estoyt merveilleusement requis et nécessayre que le secours qu'il vous plaist envoyer fust bien tost par delà. Les aultres nouvelles, Sire, que m'a mandées ledict seigneur de Hontelay sont qu'il a receu lettres de ladicte dame et de son frère l'evesque de Caithness par lesquelles ilz luy mandent faire en mez mains le serment de fidélité dont par cy devant je vous ay escript ; que les deux roynes sont Marie staart à Dombertrand ; que la petite royne se porte très bien et est bien guerye ^^^^i^n

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