‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 157 sur 201 · Sir Antony Browne · texte numérisé non relu

Sir Antony Browne

clerc et ay tant faîct qu'il m'a monstre plusieurs desdictes lettres entre lesquelles y en a deux ou troys du mareschal du Byez et certaines aultres d'aultres cappitaines addressantes audict admirai d'Angleterre en toutes lesquelles n'y a rien d'importance et sont de mesme et pareille substance et matière ne parlantz que de recouvrement et restitution d'aulcuns prisonniers en payant le quartier pour leur rançon et d'allées et venues de trompettes pour cest effect, qui est la cause, Monseigneur, que j'ay tenu peu de compte de retirer lesdictes lettres parmy lesquelles ayant trouvé ung dcssaing de fortifOcation pour BouIIoigne et deux aultres papyers contenantz quelques advertissemcntz du temps des guerres j*ay bien voulu les vous envoyer encores qu'ilz sont selon mon advis de nulle importance à présent sy ce n'estoyt pour recongnoistre la main de ceux qui les ont escriptez sy d'aventure c'estoynt gentz qui feussent demeurantz par delà. Ledict clerc dict comme je suys adverty avoyr ouy dire audict secrétaire du conte de Warvich que durant le siège de Bouloigne son maistre tiroyt dans la ville plusieurs flesches avec des lettres environnéez et attachées au bout et que luy mesme de sa main escripvoyt et tyroyt lesdictes lettres et que de la ville Ton luy en tiroyt d'aultres de mesme façon. Et suys aprez pour trouver moyen par quelque présent et prouraesse de veoyr lesdictes lettre sy ledict clerc dict vérité ou a puissance et voulenté de m'en monstrer. De quoy, Monseigneur, je vous manderay ce que j'auray peu faire et ne fauldray d'y user de diligence.

« Monseigneur,., etc.

« De Londres, ce ni* may i 548. »

« Monseigneur, sy ceulx cy voyent n'estre pas assez fortz ou assés prestz pour nuyre par armes et par force à l'armée du roy ilz seroint bien assez gentz de bien pour s'essayer par trahison ou finesse s'il leur estoyt possible de la faire endommaiger par feu ou aultrement dans les portz d'Escosse et à cest effect mesmes corrumpre et employer quelques . escossoys desquelz il leur semble que noz gentz n'auront jamays deffyance, mais je pense qu'ilz ne se y fyront que bien à poinct *. »

Vol. 7, fo 229 v% copie du xvp siècle, 1 p. 3/4 in-f».

oaerre 364. — Londres^ 7 mai. — « Sire, je n*ay apprins aultres nouvelles d'ÉoosM. depuis ma dernière depesche sinon que l'on continue d'envoyer tousjours gentz de guerre en Escosse lez ungs après lez aultres à mesure qu'ilz se lèvent desquelz n'est possible de sçavoyr le numbre à la vérité que sur les lieux où s'en fera l'assemblée quy est en la frontière de ce

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