‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 159 sur 201 · John Dymock, dont la mission a déjà été mentionnée · texte numérisé non relu

John Dymock, dont la mission a déjà été mentionnée

[mai 1548] M. DE SELYE 359

SELVE A l'amiral.

381. — LondreSj 23 mai. — Selve envoie à Tamiral un mémoire sur Tétai de la marine anglaise rédigé d'après le rapport de ses émissaires et loi fait part de ses craintes d'une surprise préparée contre un port de France.

« De Londres^ ce xxni»' may i** xlviii, »

Vol. 6, fo 245, copie du xvi« siècle, 1 p. in-f".

SELYE a h. de la ROCnEPOT.

382. — Londres, 24 mai, — Selve adresse à M. de la Rochepot les deux paquets du connétable et de Tamiral et lui fait part des préparatifs de guerre en demandant des nouvelles de Tassin d'Allencourt et de la remise des déserteurs français.

« De Londres y ce xxiii" may i 548. »

Vol. 7, f» 245 v<>, copie du xvi« siècle, 1/2 p. in-r>.

SELYE AU ROI.

383. — Londres, 27 mai. — « Sire, Berte ville me manda hyer au soyr EApioaa que le personnaige nommé Sainct-Touyn dont il m*a ces jours passez faict aogiaiB. parler ainsy que je vous ay adverty par ma dernière depesche s'en par-

toy t aujourd'huy et alloyt descendre au port de Dunquerque au pays de Flandres et de là prenoyt son chemin par Sainct-Omer droictàAmyens, Glermont, et la maison du sieur de Jaigny et que Tallemant qu'il dict avoyr esté maistre des enfants dudit Jaigny et à présent estre demeurant à Sainct-Omer à estât de Tempereur pour luy servyr d'espyon comme a aussy selon qu*il dict ledict sieur de Jaigny mesmes et que qui vouldra descouvrir ce faict il sera bon de faire prendre le dict Sainct-Touyn soubz aultre couUeur que ceste cy affin que luy qui donne l'advertissement ne puisse estre descouvert par deçà. Au surplus. Sire, il dict avoyr veu let- NonveUet très de l'empereur addressantes au protecteur par lesquelles il luy mande d'AUeinagna. avoyr grand plaisir et contentement du bon ordre qu'il a mictz en ce royaulme tant aulx affaires de la religion en attendant le concilie qu*en ceulx de ce roy duquel il a le gouvernement le priant et confortant de persévérer à faire bien nourrir et instituer la personne dudict roy son maistre et avoyr en considération la prospérité des affaires de son royaulme et qu'ayant porté grande amytié au père il ne l'a paz moindre envers le fils. Et entre aultres choses donne advys par la mesme lettre au protecteur comme vous, Sire, l'avez requiz de permectre que voz gallaires et navyres que vous envoyez en Escosse puissent avoyr seure

retraicte en sezporlz et havres sy par fortune de temps ils y estoint jectez et portez, ce qu'il vous a reffuzé lout à plat alléguant qu'il ne le pouvoyt faire sans nuyre au roy d'Angleterre ce qu'il ne vouloyt aulcunement et que pour cest effect vous vous estez addressé à la royne de Hungrye quy a remictz la chose à luy à laquelle il a donné la response que dessus dont ceulx cy font merveilleusement grande feste et sont fort ayses ainsy que dict ledict Berteville faisants leur compte que cela vous gardera d'envoyer vostre armée en Escosse. Et daventaige mande l'empereur qu'il a paciffié l'Allemaigne avec les princes protestantz envoyant le double des accords et cappitulations passez entre eulx et que Grantvelle par une aultre lettre escript à Paget que ledict empereur son maistre a entièrement paciffié et composé lez choses en Allemagne et faict compte de passer bien tost en Italye. Ausquelz advertissements, Sire, Vostre Majesté sçaura très bien juger s'il y a vérité ou vérisimilitude. De moy je la puys asseurer qu'il y a troys ou quatre jours que l'ambassadeur de l'empereur luy estant venu ung courryer exprez alla parler audict protecteur, mais que ce soyt de telles matières j'en doubte fort et encores plus qu'il luy aye porté lettres de la teneur dessus dicte ne que Berteville aye eu moyen de lez veoyr quand ainsy se roy t. D'aultres advertissements, Sire, je n'en ay sceu de luy sinon que milord Talbot qui est conte de Schirosberich * a esté envoyé faire une levée de III^ hommes qui sont desjà tous prestz et enroollés aulx terres de sondict conté pour les conduyre incontinent et mener en Escosse et qu'il n'est rien sy vray que ceulx cy auront les IIII^ allemantz dont je vous ay faict mention par ma dernière despesche et que l'empereur leur donnera passaige comme il a faict depuys peu à beaulcoup d'aultres espaignolz et flamentz quy viennent par deçà ayant trouvé maulvays l'empeschement donné à quelques ungs par ses ofQciers du pays de Flandre3 ausquelz il a mandé de les délivrer et laisser aller sans en faire aulcun semblant et qu'il ne trouvoyt poinct maulvays qu'ilz vinsent servyr le roy d'Angleterre, mais que en France ne vouloyt paz que l'on laissast passer ung seul soldat. Il dict aussy que Adingthon ainsy fortiffié est une des plus belles et fortes places après Thurin * qu'il est possible selon le dessaing et platteforme qu'il en a veu, mais qu'il est entre Lislebourg et Dombarre qui est par deçà Adingthon, au moyen de quoy sy vostre armée venoyt faire la descente par Dombarre elle pourroyt aisément oster les vivres quy vont à Adingthon, mais qu'il n'entendoyt paz ce que vous aviez délibéré de faire qui faict penser qu'il avoyt par adventure envye de sonder celluy à quy il parloyt pour entendre quelle voye prent vostre dicte armée car il Ta assez long temps tenu sur ce discours dont toutesfoys. Sire, je vous asseure qu'il n'a rien aprins parla. Il m'a mandé aussy qu'il y a ung nommé

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