‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 165 sur 201 · Elisabeth Douglas, fille de David Douglas de Pinkney · texte numérisé non relu

Elisabeth Douglas, fille de David Douglas de Pinkney

4. Récit détaillé de la prise de Dalkeitb, annoncée* par Selve le 9 juin.

5. Nouvelles de l'incursion opérée par lord Wharton dans le pays situé entre Haddington, Dalkeitb, Edimbourg et la mer, annoncée au protecteur par la dépêche de Grey citée ci-dessus.

374 NÉGOCIATIONS DE [juw 1548]

je croy qu*il s'en taira du tout ou les desguisera de sorte que Ton n'y pourra recognoistre la vérité.

« Sire, cejourd'huy est revenu vers moy ung homme que j'avoys cez jours passez envoyé à Porcemuth et Tisle d*Ouich quy m*a rapporté qu'il y a là veu sans plusieurs pelitz vaisseaulx XXV navires de noai quy sont quasy tout esquippés de toutes choses fors que d'hommes de mer dont ilz ne peuvent recouvrir et dict que dans les navires où il y a plus de gentz il n'y en a que XX ou XXII comme il asseure avoyr veu ; de gentz de guerre pour embarquer il dict que pour ceste heure il n'y en a aulcuns. Bien dict que quand vostre armée de mer est passée là autour Ton a envoyé grand numbre de gentz à l'isle d'Ouych et sy en a l'on faict assembler tout le long de la coste de ce royaume par où debvoyt passer vostre dicte armée et qu'à l'entrée du port de Porcemuth l'on avoyt faict passer soubdain tous les mariniers qui estoint auU aultres quy est bien signe qu'ilz en avoint faulte et que pour peu de temps uneques gents n'eurent plus belle peur qu'ilz ont eu audict Porcemuth auquel lieu il dict que sont maintenant retirés les quatre grandz navires quy estoint il n'y a guères vers les frontyères d'Escosse.

c< Sire, etc.. »

« De Londres^ ce xi'juing y^^ XLViir, » Vol. 7, f«> 263 v«, copie du xvi« siècle, 4 p. 1/2 in-P.

SELVE AU CONNÉTABLE

KspioDs 394. — Londres^ i i juin, — Sur la demande du prolecteur, Selve anglais, euvoic au roi deux requêtes de marchands anglais, qu'il n'a pas voulu faire traduire en français « pour ce que ce sera d'aultant meilleure deffaicte et occasion de leur dire que l'on n'entend poinct leur langaige, joinct qu'en quelque langue qu'elles soint les requestes de ceulx qui les veulent faire veoyr ne valent paz que l'on preste la poyne d'y prester ny l'œil ni l'oreille pour le peu de justice et de raison qu'ilz font par deçà aulx subjects du roy. » L'amiral d'Angleterre n'est décidément pas à Portsmouth. Berteville a fait savoir que Saint-Ouen a passé la mer se rendant à Amiens et à Jaigny et quïl sera de retour en Angleterre dans dix ou douze jours.

« De Londres, cex*juing 1548. »

Vol. 7, fo 264 v®, copie du xvi«^ siècle, i p. 3/4 in-fo.

SELVE A M. DE GUASTILLON.

395. — LondreSy 1 i juin. — Selve avise M. de ChastiUon du départ de Saint-Ouen, les uns disent pour Boulogne, les autres pour Amiens,

[juin 1S48] M. DE SÇLVE 365

« Monseigneur, j'ay entendu qu'il s^en est retourné cez jours passez d'icy en Bretaigne ung vieil homme de Nantes maryé audict lieu avec une angloise lequel sert d'espyon par deçà, je ne sçay sy ce seroyt poinct le menuysier boyteux dont je vous ai mandé des nouvelles et m'a l'on dict qu'il a esté icy conduict par ung nommé Thomas James qui est des isles de Grenezay et se mesie du mesme mestyer de Taultre ^ »

387. — Londres^ 8 Juin. — Selon la teneur de la dépêche du roi en date du 28 mai, Selve a réclamé du protecteur la condamnation du pirate « Franche Jehan, de la Rye », lequel avait été élargi, venait-il d'apprendre, et la levée de la saisie du navire appartenant au mayeur de Saint- Valéry que Brydges continue à détenir à Boulogne. Le protecteur a longuement répondu qu'il avait remis à l'amiral d'Angleterre l'afTaire de Franche Jehan, de la libération duquel il n'avait pas entendu parler; — que le navire saisi n'était que le gage d'un créancier anglais; — que le roi de France venait encore d'accorder des lettres de marque à divers marins français, au sujet desquels il écrivait à l'ambassadeur d'Angleterre en France.

Selve a parlé, comme de lui-même, et dans les termes prescrits par le roi, des tentatives d'embauchage pratiquées par les anglais sur des marins français et signalées par le roi dans sa dépêche. Le protecteur a nié le fait avec tous les serments possibles, disant qu'il savait la présence à Londres de plusieurs espions français plus trompeurs les uns que les autres et que ceux qui le renseignaient lui-même en France ne valaient guère mieux, « luy ayant esté escript par l'ambassadeur du roy son maistre qu'il estoyt adverty que vous avyés faict mectre gentz aprez pour mectre le feu aulx navires dudict roy son maistre, mais qu'il n'en avoyt tenu compte ne faict aulcun cas pour ce qu'il avoyt certainement pensé que ung tel prince que vous, Sire, ne vouldroict jamais consentir à telz actes *.

« De là, Sire, je suys venu à luy dire qu'il se parloyt par ceste ville prite de d'une victoyre nouvelle qu'il avoyt eu en Escosse et qu'il s'en disoyt de ^•»*«'tant de sortes que je ne sçavoys que vous escripre pour vous en mander la vérité. Il m'a dit que c'estoyt peu de chose et que ce n'estoyt que la prinse d'ung chasteau nommé Yestir dans lequel y avoyt XXIIII ou XXV françoys et envyron aultant d'espaignolz fuytifz du service de ce roy et quarentc ou cinquante escossoys et que celluy quy estoyt chef estoyt ung gentilhomme françoys qu'il ne me pouvoyt nommer pour ne se

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