Voir la dépêche du 23 mai
2. On a vu que Nicbolas Wolton avait averti le protecteur de ce projet. (Ci-dessus, dépêche du 7 mai.)
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pour ce8te raison se parloyt d'y faire ung fort et avoyt milord Grey esté deux ou troys foys visitter ladicte montaîgne.
i( Jusques au Illa de ce présent rooys de juing quy est le jour que pariist le porteur de cez nouvelles, milord Grey n'a poinct eu avec luy dans ledict Adingtbon plus de V^ hommes de cheval en tout III hommes de pied et envyron deux mil pionniers qui servent aussy de gentz de guerre à ung besoing mais sont gentz mal en ordre.
« Les noms des principaulx cappitaines estantz dans la ville d'Adingthon pour ceste heure dont celluy qui donne cest advertissement est recordz, sont :
« Milord Grey S lieutenant général du roy d'Angleterre, quy a une bande de cinquante lances à troys chevaulx pour chascun homme d'armes. Vray est qu'il y en a peu qui soint fournis de troys bons chevaulx et bien empoinct, de laquelle bande est lieutenant soubz milord Grey, ce que les angloys appellent petit cappitaine ung nommé maistre Stuch.
« Maistre Palmer, a la charge des fortiffications et des ouvraiges qui se font là '.
<( Maistre Wilford, lieutenant de milord Grey en ladicte ville, de laquelle l'on dict qu'il demeurera cappitaine quand ledict Grey s'en retirera ^.
« Milord Bos, gardien de Barrvich et des marches du North a deux centz chevaulx légers dudict pays du North que les angloys appellent demy lances *.
« Ser Jehan Allègre, a LX demy lances chevaulx légers du North comme dessus ^.
« Gamboa espaignol,aXXY chevaulx légers assez bien empoinct et deux centz hommes depiedharquebuziers tant espaignols, filaments qu'angloys et gentz ramassés de diverses nations *.
c< Tyberio, italien ^, a cent cinquante harquebuziers.
« Maistre Garlon, a deux G hommes de pied harquebuziers et picquiers.
« Maistre Holtegrave, a Y<^ hommes de pied tous archers ou portantz certaines armes comme pertuzanes ou rançons que les angloys appellent billes.
1. William Grey, lord Grey de Wilton, général en chef de Tarmée anglaise opérant en Ecosse.
2. Sir Thomas Pahner^ naguère trésorier de Guines et capitaine du fort de VOld-Man à Boulogne.
3. James Wilford. Nouvelle conflrmée dans la dépêche du 17 juin.
4. Sir Robert Bowes, gouverneur des marches centrales d^Ëcosse depuis 1543^ naguère membre du Conseil du Nord, ce qui explique la confusion commise par l'ambassadeur.
5. Les documents contemporains ne font pas mention de ce personnage. (CcUendar of St. P., Scotland, 1. 1, juin-juillet 1548.)
6. Pedro de Gamboa, mestre de camp général de Tinfanterie espagnole au service de l'Angleterre, déjà si souvent mentionné par Selve.
7. Les documents contemporains ne font pas mention de ce personnage ni des quatre suivants. {Ibid., id.)
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Oaerre d*Éoo88e.
Inounion
dans le
BoalonnaiB.
Saisies de nsTires.
388. — Londres^ 8 juin. — Sclve continue ses récriminations sur la perfidie de Berteville et envoie au connétable, en lui recommandant une grande discrétion, un mémoire, qui lui est resté entre les mains, alors que Berteville correspondait avec lui par Tintermédiaire du lieutenant du baron de Saint-Blancard. c( Par ledict escript, quy est de la propre main dudict Berteville, » dit Selve, « vous verres comme il mande qu'il est temps de penser à ceulx qu'il nomme pour leur achapter présentz comme chesnes et bagues et que c'est la clef de nostre affaire lequel pour le vous donner à entendre n^estoyt aultre chose que de corrumpre queleun des clercs de Paget ou du conseil du roi d'Angleterre ce qu'il asseuroyt au roy de faire et soubz ceste couleur et la vertu de ladicte rescription seulle je luy envoyay cent cinquante escuz au soleil qu'il demandoyt pour l'effect que dessuz qui furent sans poinct de faulte très mal employés comme je me doubtoys fort qu'ilz estoint dez ledict temps.
« 11 n'est aulcune mention par deçà que le marquiz de Marignan ^ ne aultres cappitaines quelconques envoyés de la part de l'empereur y doibvent venyr et sy tost que j'en entendray quelque chose je ne fauldray de le vous faire sçavoyr en bonne diligence. Je suys aussy adverty d'assez bon lieu que le protecteur a dict estre informé que le gouverneur d'Escosse avoyt eu fort grande envye de courir suz à milord Grey pour l'empescher de fortiffycr Adingthon mais que les cappitaines françoys l'en avoint gardé estantz de contraire advis et luy persuadent de ne ryen bazarder en sorte que ce fust des forces de delà jusques à l'arrivée de l'armée du roy, quy me faict dire sy cela est véritable que toutes cez escarmouches dont lez nouvelles ont couru par deçà ne sont que mensonges desquelles ce pays est plus fertille que lieu où je fuz de ma vye. Cez jours passez monsieur de Harbert gentilhomme de la chambre de ce roy et du conseil privé d'icelluy a esté envoyé delà la mer visitter les places fortes * et enlendz que l'on y a faict passer aussy II ou III* hommes de guerre et disent aulcuns qu'il se parle d'y en envoyer daventaige dont toutesfoys je ne says rien de seur. »
11 envoie à M. de Chastillon une enquête faite par lui sur les propos tenus naguère par les soldats français déserteurs qui s'étaient vantés d'avoir tué « les capitaines la Mayenne ' et Agnerre ». Quant à l'attestation
i. Giovannni-Giacomo de Medicis, marquis de Marignan, grand maître de Part illerie impériale.
2. Sir William Herbert, gentilhomme de la chambre privée et membre du conseil privé du roi d'Angleterre, envoyé avec sir Richard Southwell et sir Francis Hill en inspection des places du continent. (Leurs instructions, Calendar of Si, P., For. Ser., Edward Vf, Calais Papers, p. 353.) Il arrive à Boulogne le 31 mai. (/6td., p- 349.)
3. Le capitaine La Mayenne, dont la compagnie avait eu à repousser l'attaque àt
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drent le chemin droict à la maison de George Douglaz ^ où ilz feirent exploict quy est nagaères advenu mais non paz tel que les angloys se vantent car au lieu de III mil livres sterling il n'y en ont paz trouvé deux mil pt peuvent avoyr prins V ou VI^ bestes par le pays *. Et estoyt guide de cette entreprinse Néanton escossoys quy a combatu dernièrement contre Hamilton '.
<c Dans Adinglhon y a desjà grande quantité de bierres et victuailles de munition et ne faict Ton aultre chose que y en porter à quoy l'on ne touche poinct car les escossoys de tout le pays entour y viennent ordinairement vendre au marché tout ce qu'ilz ont et les y contrainct Ton de fiorte que les vivres n'y sont pas plus chers qu'en ceste ville de Londres et ces jours passez l'on a prins àBarrvich quatre navires flamentz chargés de vin qui alloint en Escosse et ung navyre françoys et la plus part de tout cela s'envoye à Adingthon. Yray est qu'aulx filaments l'on leur a payé leur marchandise.
« Le chasteau d'Eyster fust fort battu et bien defifendu et n'y avoyt paz plus de LX hommes dedans '*. Monsieur de Garces estoyt avec milord Grey à Adingthon pour l'heure que ce porteur en est party et est honnestement traicté de ce qui se peust veoyr ".
« Les soldats françoys sont à Barrvich logés chés des bourgeoys de la ville et les espaignols et escossoys sont en prison audict Barrvich, mais lesdicts espaignolz sont enchaînés, desquelz troys ou quatre ont esté pendus à Adingthon et par despit de cela dix ou douze de ceste nation s'en sont fuys et passés dudict Adingthon à Dombarre. »
Vol. 7, f» 267 v**, copie du xvi* siècle, 4 p. 1/2 in-f°.
SELVC AU CONNÉTABLE.
399. — Londres, i4'io juin. — « Monseigneur,... byer arrivèrent portifiMUoi» icy deux gentilshommes angloys venants de Bouloigne depeschés l'ung ^^ après Taultre vers le protecteur pour luy porter nouvelles comme j'entendz de la besoigne qui se faict du costé de notre fort de laquelle ceulxcy sont en merveilleuse poyne et soulcy car ilz disent entre eulx que ce que l'on faict par là leur rend le port de Bouloigne inulille et met en la puissance et subjection du roy leur molle et jectée de muraille qu'ilz ont naguères faict faire avec tant de poyne et de despence et en summe quec^estle plus beau siège que Ton sçauroyt mectre par mer à la ville
J. Allusion à la prise de Dalkeilh, annoncée par Selve le 9 juin.