‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 179 sur 201 · Annoncée dès le 13 juillet, sans fondement · texte numérisé non relu

Annoncée dès le 13 juillet, sans fondement

3. PremilTes nouvelles du pian audacieux d'après lequel Villegagnon deTsit transporter en France Marie Stuart, en aventurant les galères de France dans des mers où des navires de cette sorte n'avaient jamais paru, en contournant TÉcosse, du Firtli of Forth jusqu'à Dumbarton. Le mariage de la jeune reine avec le daophin

[juillet 1S48] M. DE SELVE 463

Ton retenayt icy quelque numbre de navires de la part du Ouest. Et de faicl, Mouseigneur, j'ay entendu que ceulx qui estoint à Porcemuth ne sortent paz tous et que l'on y en laisse encore quelque numbre. J'ay ces jours icy renvoyé vers la frontyère pour veoyr sy je pourray rien avoyr de certain dez nouvelles de là et suys aprez à depescher ung aultre homme à Arrvich où Ton dict que se doibt assembler l'armée de mer affin d'en entendre quelques seures nouvelles pour vous en mander. « Monseigneur, etc.. »

« De Londres^ ce xiih juillet [i 548], »

Vol. 7, fo 394, copie du xvi« siècle, 1 p. in-P.

SELVE A M. DE LA ROCDEPOT

429. — Lo7idres, i 3 juillet. — Selve envoie à M. de la Rochepot, un paquet à l'adresse du connétable et lui rend compte des préparatifs de guerre et des nouvelles d*Ecosse.

« De Londres f ce xiii' juillet i 548. »

Vol. 7, P 294 v«, copie du xvi® siècle, 1 p. in-f^.

430. — Londres^ i 4 juillet. — « Sire, j'ay ce jourd'huy receu par ung si^ge de gentilhomme que monsieur de la Rochepot a icy envoyé les lettres qu'il Haddington, vous a pieu m escripre du VI" de ce moys ensemble le dupplicata de

celles du XIX*' du passé suyvant lesquelles, Sire, je ne fauldray de me cunduyre quand il me sera parlé par deçà du contenu en icelles. Et ce pendant je n'ay voulu faillyr de vous faire incontinent ceste depesche pour vous adverlyr, Sire, que le coup d'artillerye du seigneur Strozy est en peu d'heure modéré à une harquebuzade, car cejourd'huy mesme maistre Briand a dict à mon homme que j'avoys envoyé vers monsieur le protecteur pour l'affaire d'ung marchant que ledict seigneur Strozy estoyt à Lislebourg se faisant penser d'une harquebuzade qu'il avoyt eue devant Adingthon et qu'il en avoyt veu les lettres entre les mains du protecteur qui les luy avoyt monstrées *. Et ce matin aussy l'ambassadeur de Venise m'a envoyé monstrer une lettre que luy escript de Barrvich ung cappitaine italyen qui est là au service de ce roy avec milord Grey par laquelle il luy mande que ledict milord Grey s'eslant délibéré

venait d'être solennellement consenti dans l'assemblée du parlement écossais, tenue devant Haddington, le 7 juillet, et Marie de Lorraine venait de se rendre par terre à Dumbarlon, pour préparer, le départ de sa fille. (Dépêches de John Brend et de sir Thomas Palmer au protecteur, 5, 6, 7, 13 juillet, CaUndar of St. P., Scolland, U I, p. 90-91.) 1. Dépêche de sir Thomas Palmer au protecteur, 5 juillet. (lOid,)

404 NÉGOCIATIONS DE [iUILLBT 1548]

d'aller secourir ceulx du fort d'Adinglhon avoyt niictz 1II<^ harquebuziers dedans ayant sur soy chascun ung sacque de pouidre et que rescorie qui avoyt conduict cela estoyt d'envyron six mil hommes tant de pied que de cheval qui s*estoint retirés honorablement et sans perte coaibien que Tarmée qui estoyt devant estoyt estimée de XXV<= hommes *, qu'il avoyt esté par delà quelques nouvelles de la mort du seigneur Strozy, mais qu'il n'en croyoit rien et sont lesdicles lettres du VIII® de ce moys. De ce qui se peust comprendre, Sire, il semble sans poinct de faulte qu'ilz veulent bien secourir et delTendre ledict fort de tout ce qu*ilz pourront et qu'ilz en estiment la perte de grande importance. Au surplus. Sire, je ne fauldray suyvant vostre commandement de vous envoyer par le gentilhomme qui m'a porté vostre depesche ung alphabet de nouveau chiffre ayant pour plus grande seureté différé de le vous envoyer jusques au parlement dudict gentilhomme qui sera le plus tost que faire se pourra, combien, Sire, que je n'useray dudict nouveau chiffre que je ne sçaiche qu'il soyt vers vous et que je voye que vous en ayez faict user par voz depesches. Quy est, Sire, tout ce que je vous puys dire sinon que mon homme susdict a veu chés monsieur le prolecteur quatre ou cinq cappitaincs allemantz poursuivantz et attendentz ce sembloyt quelque depesche. « Sire, etc.. »

« De Londres y ce xiiiu Juillet iô48, »

Vol. 7, fo 29{), copie du xvi« siècle, 1 p. 8/4 in-f®.

SELVE AU CONNÉTABLE

431. — Londres, i 4 juillet. — Selve a reçu le jour même la dépèche du connétable en date du 6. Le gentilhomme de M. de la Rocbepot, qae Selve renvoie à celui-ci, repassera en Angleterre dans trois ou quatre jours pour retourner de nouveau en France avec d'autres nouvelles.

« De Londres^ ce xini'^ juillet i 548. »

Vol. 7, P 29yvo, copie du xvi« siècle, 1/2 p. in-P.

SELVE A M. DE LA ROCHEPOT

432. — Londres f i 4 juillet. — Selve a reçu ce jour même avec le paquet du roi la dépèche de M. de la Rochepot en date du 12 et lui renvoie, par le gentilhomme que M. de la Rochepot lui a adressé en courrier, le présent paquet, destiné au connétable. Sommaire des nouvelles d'Ecosse.

« De Londres j ce xini* juillet 1548,1^ Vol. 7, f° 20G, copie du xyi" siècle, 3/4 p. in-f».

i. Ravilalllement opéré entre le mercredi 4 et le lundi 9. (Sir Thomas Palmer aa prolecteur, 4 et 6 juillet, Ibid.)

[juillet 1548] M. DE SELVE 405

SELVE AU ROI

433. — Londres, i 9 juillet, — « Sire, j'envoyay hyer à Schines vers siège de monsieur le prolecteur luy faire requesle d'octroyer saufconduit pour "*'^^'"«f''>" passer en Escosse à ung gentilhomme que messieurs de la Rochepot et de Chûstillon m'ont icy envoyé pour y faire passer affin de sçavoyr des nouvelles de monsieur d*Andelot que les angloys de delà la mer leurs voysins assés bravement et indiscrettement leur ont faict mort. Quy est une bonne mensonge à mon advys car il se parloyt beaulcoup plus asseurément par deçà de la mort du seigneur Strozy et néanlmoins enfin n'en est rien, comme ledict protecteur hyer mesmes déclaira à mon homme luy disant que Ton luy en avoyt escripl de troys ou quatre sortes mais que les dernières nouvelles portoint qu'il avoyt esté blecé d'une harquebuzade en une jambe et estoyt à Lislebourg où il se faîsoyt penser *, et quant à monsieur d'Andelot n'estoyt poinct de nouvelles qu'il eust mal et ne le croyoit paz et que toutes lez nouvelles qu'il avoyt euez quant à cela estoint qu'il avoyt esté enterré quelque personnaige des nostres fort honorablement et que là dessus aulcuns avoint deviné que c'estoyt ou monsieur le conte des Vertuz ou mondict seigneur d'Andelot *, mais que de luy il pensoyt plus tost que ce fust ung italien pource que l'on luy niandoyt que l'on luy avoyt faict tout plain de cérimonies à Fitalienne et l'avoyt l'on porté revestu de sez plus braves accoustrementz et le visaige descouvert '. En fin, Sire, ledict protecteur ne voulut octroyer ledict saufconduyt mais proumist que sy l'on luy vouloyt bailler lettres ne contenant aultre chose que pour sçavoyr nouvelles de mondict seigneur d'Andelot qu'il lez feroyt seurement et diligemment tenyr en Escosse et en feroyt avoyr la responce dans cinq ou six jours. Etainsy en a esté faict. Et espoyre, Sire, au plaisir de Dieu qu'il n'en viendra que bonnes nouvelles selon que ledict protecteur mesmes en faict jugement quy feroyt voulentyers et plus tost une petite perte grande que le contraire s'il y avoyt tant soyt peu d'apparence de vérité.

(• Sire, ledict protecteur s'estandeist sy avant et librement en propoz qu'il compta audict gentilhomme de messieurs de la Rochepot et de Chastillon et à mon homme quyl'accompagnoit qu'il avoyt eu ledict jour d'hyer nouvelles que voz gentz avoint sabmedy dernier * faict grande batlerye à Adingthon et après avoint envoyé summer ceulx de dedans de la

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