‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 180 sur 201 · Voir ci-dessus, 13 juillet · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, 13 juillet

2. François de Coligny, seigneur d'Andelot, et François III d'Avaugour, comte de Vertus.

3. Le bruit de leur mort avait été annoncé par une dépôclie de Grey et de Palmcr au protecteur, de Berwick, 2 juillet. [Calendar of St. P., Scolland, t. I, p. 86.)] La nouvelle était absolument controuvée. Le personnage de marque tué était le capitaine Villeneuve. (Voir ci-dessus, 5 juilleL)

i. Samedi 14 juillet.

Fortiûca-

lions de

Boalo^e.

rendre à vous, Sire, et à monseigneur le daulphin voslre filz et à la royne d'Escosse et qu'iiz avoint respondu qu'ilz n'en feroint rien et qu'ils la tenoint pour le roy d'Angleterre et pour la royne d'Escosse et par commandement du protecteur, et que le jour ensuyvant quy estoyt dimanche dernier Ton y attendoyt i'assault \ mais que ses gentz avoint faict deux faultes qu'il ne se pouvoyt tenir de dire que les plus grandes bestes du monde ne les auroint paz faictes, Tune, qu*ilz avoint laissé debout et en pied une esglise prochaine dudict Adingthon Payant seulement sappéc par le pied et estayée de boys se confîantz que lousjours en ung moment ilz la pourroint ruyner en mectant le feu aulx estanssons et pièces de boys et que voz gentz Tavoint prinse et s'en estoint servis comme d'une platte forme ou cavallyer de telle sorte que de là ilz avoint avec l'artiller}'e tué beaulcoup d'angloys et failloyt maintenant par force que lesdicts angloys s'essayassent à coup de canon d'abbatre ladicte esglise ce qu'iiz debvoint avoyr faict devant s'ilz eussent faict selon le commandement qu'iiz avoint de luy, l'aultre faulte, qu'iiz avoint faict le fossé sy estroict, mal wydé et peu ouvert que leurs bastions et boulevartz ne se pouvoint deffendre ny respondre l'ungà l'aultre. Au moyen de quoy voz gentz avoint trouvé moyen sans aulcun danger de gaigner la poincte de l'ung desdicts bastions qu'iiz avoint commencé de myner bien fort de manyère que les angloys avoint esté contrainclz abbandonner ledict bastion et à Tendroict d'icelluy se remparer de fortiffyer par le dedans de la ville quy est, Sire, ce que ledict protecteur disoyt hyer. »

Averti par M. de la Rochcpot que le gouverneur de Boulogne avait mis de l'artillerie et des gens de pied au fort anglais du môle, Selve est allé dans la journée en faire l'observation au protecteur, qui avait toujours déclaré que cet ouvrage n'était pas une forteresse. Le protecteur revenant sur la question du nouveau fort français, Selve a coupé court à la discussion en disant n'avoir rien à ajouter à ce que l'ambassadeur d'Angleterre en France devait lui en avoir écrit après son entretien avec le roi, comme le roi, dans ses dépêches du 19 juin et du 6 juillet, annonçait que ledit ambassadeur avait dû faire *. Le protecteur, « se composant le plus qu'il luy a esté possible à user de grande froydeur, » a déclaré que le gouverneur de Boulogne avait pu craindre que les français ne voulussent détruire le môle, a et qu'en ce faisant l'on ne pouvoyt dire que ledict môle feust forliffication non plus qu'il estoyt devant, car Ton mectoytbien des gentz de pied et arlillerye en une plaine campagne quyn'estoyt poinct fortiffîcation pourtant. » D'ailleurs, a-t-il dit, le roi faisait encore construire un tout Aouvcau fort à côté de celui du Mont-Chas-

1. Le projet d'assaut est annoncé dans les dépêches de Palmcr au protecleur, de Bervvick, des 13, 14, et 15 juillet, comme imminent. [Id, p. 91.) Voir ci-après.

2. Les dépêches conservées de Nicholas Wotton cessent, comme on l'a vu, depuis le 25 mai 1548. (Calendar of St. P., For. Ser., Edward VI, p. 23.)

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lillon, qui s'exécute déjà *. Selve a riposté que les travaux de Mont-Chastillon étaient commencés avant la paix ; le protecteur, de son coté, « que dès le temps dez guerres le feu roy d'Angleterre avoyt faict faire le commencement dudict môle prez la Basse-Bouloigne *, lequel commencement Ton appelle le Petit-Môle, délibérant ledict seigneur de faire au bout et piquant d'icelluy cinq grandes arches par dessoubz lesquelles la mer passeroyt et monteroyt et en s'en retournant demoureroyt d*aultant plus longuement à sortyr et sy sortiroy t avec plus de force de façon que le havre en seroyt beaulcoup meilleur ^, et au bout et tenant desdictes V arches vouloyl faire le môle quy y est dont il est aujourd'hui question, par ainsy que Touvraige qui se faict maintenant audict mole n'est rien que ung parachèvement de ce que ledict feu roy d'Angleterre avoyt commencé et dessigné devant la paix. » En fin de compte, le protecteur a déclaré qu'il écrirait au gouverneur de Boulogne et rendrait compte à l'ambassadeur de la réponse de celui-ci. Selve prend comme un assez mauvais symptùmc son silence à l'égard de ce que l'ambassadeur d'Angleterre lui a mandé au sujet du tout nouveau fort, et (;raint qu'il ne prépare une revanche.

H s'est en outre plaint comme toujours des griefs des marchands anglais saisis en France et de la chasse qu'une des galères du roi revenant d'Ecosse venait de donner sur sa route à plusieurs navires marchands anglais.

« Sire, ledict protecteur aprez cez propoz m'a dict qu'il me vouloyt Mariage demander une question et m'a figuré ung caz de deux bons amys, dont /*« l'ung poursuyvoit quelque office ou aultre bien au sceu et veu de son ' compagnon lequel par dessoubz main l'empeschoyt et gardoyt d'obtenyr ce qu'il poursuivoyt, néanlmoins ce pendant faisoyt tant qu'il Tavoyt pour soy, assçavoyr sy c'estoyt ung tour de bon amy. » Échange de répliques. (( Là dessus m'a déclairé plus ouvertement sa question, me disant qu'il trouvoyt merveilleusement estrange que vous, Sire, estant amy du roy d'Angleterre voulsissiés travailler pour avoyr pour monseigneur le «laulphin vostre filz la petite roync d'Ecosse proumise à femme à sondict maistre sy long temps avoyt et que c'estoyt tour de maulvais amy s'il esloyt vray,.. que vous aviés toujours soustenu que le traicté de mariage de ladicte petite royne faict avec le roy d'Angleterre estoyt nul, et à présent que monsieur d'Essey et voz gentz avoint tellement sollicité lez seigneurs d'Escosse qu'ils en avoint accordé ung aultre avec mondict seigneur vostre filz (juy n'estoyt pas si solennel que le premier car

1. Ce mêaïc fort dont Selve explique la construction depuis sa dépêche du 9 juin, vraisemblablement le fort du Jardin^ comme il l'appelle plus loin (19 août).

2. C'est la première fois que Selve emploie ce terme, couramment usité par les anglais.

3. Sorte de bassin de chasse ^ comme on voit, dont le gouvernement anglais entreprenait la construction dans le port de Boulogne.

HaddiDgton.

en cestuy cy il n*y avoyt que quatre ou cinq des seigneurs du pays et qu'encores l'ung quy esloyt le conte d'Anguys avoyt protesté qu'il ne le signoyt que par commandement et qu'il luy sembloyt sy le premier qu'il avoit signé faict avec le roy d'Angleterre esloyt nul que cestuy cy ne debvoyt paz mieulx valloyr *... »

Siège de « Sire, je ne veulx pas oublier de vous compter la belle histoyre que le protecteur m'a récitée trop particulièrement ung peu pour estre ereue du siège d'Adingthon qu'il dict estre levé * selon les nouvelles qu'il eust hyer au malin escriptes de lundy dernier XYP de ce moys '. D'entrée il m'a confessé que ladicte place d'Adingthon ne s esloyt paz trouvée sy bien fournye de pouldres que Ton luy avoyt donné à entendre de sorte qu'il avoyt esté constrainct de mectrejquatre cents harquebuziers dedans portantz chascun vingt livres de pouldres. Que vendredy XIII de ce moys voz gentz avoint faict grande batterye tant du clocher d'une esglise que d'allieurs et sy avoint fort ruyné Tung des principaulx boulouarlz duquel ilz avoint gaigné la poincte par le deffault du fossé dont j'ay parlé cy devant, et que sabmedy ceste batter}'e avoyt esté continuée et avoint envoyé vos gentz sommer ladicte place aulx noms que j'ay dict cy dessus proumectantz la vie saulve à ceulx de dedans lesquelz avoint dict qu'ilz n'en partiroint poinct que leurs bagues saulves et avec tout ce quy estoyt dedans et vouloint XIIII jours de terme pour la wvdcr, au moyen de quoy voz gentz s'estoint resoluz de donner l'assault le dimanche à quoy ilz s'estoint préparez et ledict dimanche ainsy comme ilz alloynt audict assault avoint esté tués de coup d'artillerye LX soldats et ungcappitaine, ce que voyant monsieur de Dessey et que les escossoys esloint là tous assemblés plus tost pour regarder la fin du jeu qu'aultrement sans se vouloyr mectre en danger avoynt faict retirer voz gentz joinct aussy que le gouverneur d'Escosse et luy ne s'estoint paz trop bien accordez pource que ledict seigneur demandoyt d'avoir en sez mains le chasteau de Lislebourg que ledict gouverneur ne luy vouloyt bailler sinon après l'assault et prinse d'Adingthon, et sy se plaignoyt que ce siège duroyt trop longuement et que les escossoys disoint avoyr servy les vingt jours qu'ilz sont tenuz servir au moyen de quoy s'en vouloint retourner, par ainsy que le lundy XVI° de cedict moys lez escossoys s'estoint campés d'ung costé s'esloignantz de ladicte ville et les vostres s'estoint aussy retirés d'envyron ung mille ayantz levé et mené quand et eulx leur arlillerye^

1. Allusion à l'assemblée solennelle du Parlement écossais, tenue le 7 juillet devant Iladdiogton, où avait été ratifié le projet de mariage de Marie Stuart avec le dauphin. (Voir la note de la dépêche du 14 juillet.)

2. Récit de la défaite infligée à la cavalerie anglaise, le mardi 17 juillet, à la suite de la retraite momentanée des troupes françaises et de Tarmée écossaise qui bloquaient Haddington, et qui revinrent continuer le siège. Malgré les bruits contradictoires enregistrés et signalés par l'ambassadeur, c'est de ce même fait de guerre qu'il s'agit dans toutes ses dépêches suivantes, jusqu'au l^r août.

3. Dépêche de John Brend au protecteur, de Berwick, 17 juillet. [Calendar of S(. P., Scotlandy t. I, p. 89.) Cette dépêche contenait en réalité le récit de la déroute.

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et que c'esloint lez dernières nouvelles qu'il en avoyteues Et néanl-

moins m'a monstre le dessaing dudict Adingthon et du siège qui estoyt devant qu'il avoyt sur luy et selon le lieu qu'il m'a monstre au doz c'est plus en çà qu'Adingthon que vostre armée s'est logée. Oultre s'est reprins quasy de ce qu'il m'avoyt parlé de ladiete armée angloise et m'a dict qu'il ne me disoyt paz que le roy d'Angleterre y eust armée, mais qu'il pensoyt bien tost. » Ces variations et la contenance beaucoup plus triste que brave du protecteur font croire à Selve « que tout cela ne sont que couvertures et desguisements de la perle qu'ilz ont certainement icy reçue très grande sy ladiete ville est prinse comme il y a grande apparence. »

<( De Londres^ ce xix* juillet iô4S. » Vol. 7, fo 206 v% copie du xvi» siècle, 13 p. 1/4 in-f».

SELVB AU CONNÉTABLE.

434. — Londres, 19 juillet. — Selve envoie au connétable un mé- Pôchene» moire sur l'armée de mer anglaise. « Je suys adverty que le prolecteur a Terre-Neuve permictz secrettement aulx marchantz et aulx gentz de marine de ce pays d'armer et esquipper tant de navires qu'ils pourront pour piller et endommaiger les subjets du roy, et à ce que j'entendz font leurs dessaings de donner sur la flotte de ceulx quy vont tous les ans aulx Terres- Neufves pour le poisson salle quy reviennent ordinairement comme l'on dict envyron le temps du moys prochain. » Il en avertit M. de la Hochepot.

tt De Londres, ce xrs^ juillet 1518, »

Il envoie au connétable un autre alphabet de cbiiïre, selon l'ordre qu'il a reçu, et ne s'en servira que lorsqu^il aura été avisé de sa remise entre les mains du connétable.

Vol. 7. P 303, copie du xvi» siècle, 3/4 p. in-f°.

SELVË A M. DE LA ROCIIEPOT.

435. — Londresy 20 juillet. — Le gentilhomme présent porteur, M. de Dampontf informera de vive voix M. de la Rochepot, « car je luy ay desployé toute ma bouticque pour vous en rendre compte, » dit Selve. Il croit controuvée la nouvelle de la mort de M. d'Andelot ; le prolecteur aussi est de cet avis.

(' De LondreSy ce xx* juillet 15 18. »

Vol. 7, f° 303 v«, copie du xvi» siècle, 3'i p. in-P.

SELVE A M. DE CHASTILLON

436. — Londi^s^ 20 juillet. — Selve écrit à M. de Chastillon dans les mêmes termes.

« De Londres^ ce xx'^ juillet io48, »

[Vol. 7, fo 303 v<», copie du xvi« siècle, 3/4 p. in-f».]

SELVE AU ROI

Siège de 437. — Londres, 22 juillet, — Selve a reçu la veille la dépêche du iiaddington. roi en date du 15. Il avait chargé M. de Dampont d'informer de vive voix le roi de l'imminence de la prise de Haddington par les français, comme une lettre envoyée de Berwick, en date du 14, venait de le lui apprendre. « Encores me vient Ton d'asseurer que ledict XIIIP l'on estoyt merveilleusement effrayé et estonné audict Barwich et tenoyt l'on ladicte place d'Adingthon pour toute perdue ainsy mesmes qu'asseure ung marchant angloys quy en vient et en partist ledict XIIII. »

« Au demeurant. Sire, je suys adverly de plusieurs et divers endroictz que Courpeny est dès ceste heure arrive à Neufchastel ou Barwich avec bonne trouppe d'allemantz. Les angloys se vantent qu*il y en a six mil mais je croy que l'on en peust bien rabattre la moytié. Encores ce jourd'huy ung allemant mesmes iey demeurant m'a affermé ladicte arrivée et que ce feust lundy dernyer XVI" de ce moys. Bien est vray qu'il dict que le numbre à son advis n'est que de quatre rail au plus. En ceste ville Ton en voyt tout plain depuis deux jours et me suys voulu enquérir du numbre et où ilz alloint. Et m'a esté dict qu'ilz ne sont poinct plus de deux centz assez mal en ordre et que se sont desrobez par le pays de Flandres et que l'on les envoyé à mesure qu'ilz viennent à Bouloigne et aultres disent que c'est à Arrwich pour les embarquer sur les navires. » Selve envoie un émissaire à Ilarwich; il en a expédié un la veille à Berwick, d'où il attend le retour d'un troisième qu'il y a dépêché naguère. Il a grand'peine à obtenir des nouvelles, car ses émissaires, ne pouvant se servir de chevaux de poste, font leur voyage sur une seule monture dont il se se servent tant qu'elle n'est pas hors d'usage. « Aulcuns disent que monsieur le protecteur s'en va en Escosse incontinent après le baptême d'ung sien filz dont sa femme est accouchée ces jours passez qui se fera comme l'on dict dans deux ou troys jours. Et aultres disent qu'encore qu'il y voise il ne partira qu'environ ceste my aousl sy les affaires ne le pressent et constraignent fort. Les genls de cheval qui ont esté levez en ceste ville comme je vous ay mandé long temps a lesquelz ne sont pas plus de III<^ en tout avoint commandement de partyr hyer mais tout soubdain ont esté retardez et ne sçavent eux mesmes réservé le chef

[juillet i848] m. de selve 411

ou Ton lez meyne car je m'en suys bien diligemment faict enquérir, quy me donne quelque souspesson que Ton les veuille envoyer au Boulenoys combien que la commune oppinion et bruict de ceste ville est qu'ilz vont en Escosse. »

« De Londres^ ce xxii* juillet io48. »

Vol. 7, fo 303 vo, copie du xvi« siècle, 3 p. in-P.

SELVE AU CONNÉTABLE

438. — Londres, 22 juillet, — Selve a reçu la veille la dépêche du connétable en date du 15 et. insistera auprès du protecteur en faveur du sieur de Garces, qui est toujours fort mal traité à la Tour, où Selve Ta envoyé visiter la veille. Il rappelle l'envoi du chiiTre.

« De Londres, ce xxii* juillet io48. »

Vol. 7, f° 305, copie du xvi» siècle, 1/2 p. in-P.

SELVE A M. DE LA HOCHEPOT

439. — Londres, 22 juillet, — Selve a reçu par ce chevaucheur le paquet du roi avec la lettre de M. de la Rochepot. Il espère que dans quelques jours M. de Villaines * pourra lui porter, comme le protecteur en a donné la promesse, les bonnes nouvelles qu'on a eues de son neveu. Il avise M. de la Rochepot des levées allemandes.

« De Londres, ce xxii* juillet i 548, w

Vol. 7, f*» 305 v», copie du xvi« siècle, 1 p. in-f*.

SELVE AU ROI

440. — Londres^ 23 juillet, — « Sire, hyer vindrent nouvelles en ceste

court de la deffaicte de grand numbre d'angloys faicte par voz gentz et Haddington. les escossoys, et combien que les particularités ne se sont encores peu entendre à la vérité sy est ce que je n'ay voulu différer vous mander incontinent la plus commune oppinion et quy a plus d'apparence laquelle tient que lesdicts angloys quy ont esté deffaictz ayantz entendu que voz gentz s'estoint quelque peu retirés et esloignés du siège d'Adingthon s*esioint partis de Barwich pour aller mectre dans ladicte place quelque renfort et rafraîchissement de gentz lesquelz sont tumbés ez mains des vostres et des escossoys quy avoint faict ceste retraie te pour les attirer là, et en summe. Sire, se dict qu*ilz ont esté tous deffaictz et les angloys mesmes ne disent paz leur perte moindre que de mil ou XII^ chcvaulx prins ou

1. Le ms. porte : « le capitaine Vilaines. » Appelé plus loin M. de Villaines.

ForUfica-

tions de

Boulogne.

[juillet 1548]

tués el entre aultres y mectent milord Boz, gardien et gouverneur des marches du Norlh *, maistre Paliner que Ton piainct fort par deçà pource que Ton reslimoyt plus entendu que nul aultre angloys en faict et conduicte de fortifficalions etmunytions de places fortes *. Aussy dict Ton que Berleville y est demeuré ', plusieurs cappitaines eslrangers et bon nombre de gentilzhommes angloys, et y en a aussy quy disent qu'il y a bien eu IIII ou V mille hommes de pied taillez en pièces dont l'on ne faict poinct de compte au paz dez aultres. Plusieurs ne font poinct mention de la perte desdicles genlz de pied el sy disent que la ville d'Adingthon est encore tenue par les angloys, mais il y a grande apparence à Foppinion contraire car s'ilz sont vouluz aller secourir Adingthon sententz une bonne grosse armée prez il n*est paz à croyre qu'ils y soint allez foybles et s'ilz ont esté dcffaiclz est encore moins à croyre que ceulx de dedans se soint voulus oppiniastrer à garder une place presque prinse sans aulcune espérance d'eslre secourus.

« Sire, monsieur le protecteur m'a cejourd'huy mandé qu'il a esté adverty que cez jours passez voz genlz ayant faict tyrer quelques coups d'artillerie de vostre fort dernièrement faict jusques à ung blocq de boys flottant sur l'eau qui est continuellement à l'entrée du havre de Bouloigne pour servir d'enseigne et adresse aulx navires qui entrent et sortent audict havre. Maistre Bregis accompaigné du trésorier de Bouloigne et ung gentilhomme nommé Palmer * et aultres estoint allez veoyr que c'estoyt, et estanlz là sur la terre du coslé du roy d'Angleterre ainsy qu'il dict leur feust tiré de voslredict fort deux coups d'arlillerye dont l'ung passa par dessus eulx et l'aullre fust trop court, et tout soubdain ledict maistre Bregis en feist tirer Iroys en vostredict fort, et néanlmoins. Sire, m'a prié ledict protecteur qui s'en piainct vous en donner l'advertissement que dessus pour y faire pourveoyr ^,

« Sire, etc.. »

« De Londres, ce xxiii^ juillet iô48, » Vol. 7, fo 30(), copie du xvi« siècle, 2 p. 1/4 in-f«.

SELVE AU CONNÉTABLE

441. — LondreSy ê 3 juillet. — Selve a parlé au protecteur de l'affaire de M. de Garces, que le protecteur a promis de traiter mieux. Il

1. Sir Robert Bowis, gouverneur des marches centrales d'Ecosse. Le bruit de sa captivité ne paraît pas confirmé dans la dépêche suivante.

2. Sir Thomas Palmer, qui avait eu la direction des fortifications de Haddington. La dépêche de John Brend, citée ci-dessus, confirme la nouvelle, ainsi que la dépêche qui suit.

3. Le bruit de la mort de Berleville était controuvc. Voir la dépêche suivante.

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