‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 21 sur 201 · I.NTKÛDICTION NU · texte numérisé non relu

I.NTKÛDICTION NU

I ..Il liiiL'i' au Jîui^.-t ^I^.•^ lufl- li».* Buulok'iic *. des limit'.'s du ilf! |V'i:liaii^<.' du liaiMii di> Saiiit-Blaiicard nu du i^eicbre

* . . I c.Ki. él l'iiil'i'H rjuulidicMi do sa iiii?<iun. Un in?tanl, les

lltil'l Ml' ^'l'' •

* ' i,.;ii.w i,/ir 1<; 6r')Uvi'rin/in».Mit ariLdais nirme, à reirot iFantini\»i lui*''* laii' • !"■■■ •' ^

' , , ,,.. ii^,. 1,1, ur la P'sliluliun du Huulonuais, semblent, dans le

I . ,Mi^ .^iifipliin.'i' la ^ltuahun *, mais cctlo negùciation risque

.. i„,„iii .1 ini P.ïîultîit Uiut <jpp«».SL\ la remise a LnarIes-(Jumt

*'** " " , 1. h, lilji; dr; lioulu^rii.' ^, aîusi menacée de tomber au rang .1,-1 li»ilN «•! *" '" V . ^ ^

* * du r<miiétablo de Monlmoreni'v, partisan du rapproche

^,x iu.^ »« j'Iiiirb-H-U***"^» ^^"^> quelques semaines plus tard, avortei ^^.^* ^4\»** . jjg devait plus être reprise ^. La corrcspon-

^'"'^ \ %« ^,^1 parliculièremcnt instructive.

^ *»sV»^« • J'iîiîossc était plus irritante encore. Pendant une année,

\4fHi- de Charba-Qiùnt en Àntjlderre,

INTRODUCTION XVlI

la trêve se maintient encore, malgré Taide officielle accordée par le gouvernement anglais aux religionnaires écossais, compagnons de John Knox, qui viennent d'assassiner le cardinal Beaton et de s'emparer du château de Saint- André. La flotte anglaise^ venue au secours des assiégés, et les galères de France, envoyées dans ces dangereux parages du Nord à l'aide des assiégeants, tiennent ensemble la mer et se croisent sans trouble pour la paix. Mais à partir de Tautomne de 1547, après Téchec de la mission du prévôt d'Edimbourg, sir Adam Otterburn, l'état de guerre ouverte succède à celte fragile suspension d'armes, et l'Ecosse envahie devient un champ de bataille où Anglais et Français se rencontrent. La défense de la reine régente Marie de Lorraine, leur sœur, devient d'ailleurs une question de famille pour les Guise, que Diane de Poitiers, sous le nouveau roi Henri II, rend tout-puissants dans le conseil. Il ne figure pas encore de troupes françaises dans l'armée écossaise qui est défaite à Pinkie, au début de la campagne, le 10 septembre 1547. Mais, depuis le débarquement de la compagnie de M. de la Chapelle, dans les derniers jours de décembre >, et surtout depuis la traversée du corps d'armée commandé par M. de Montalembert d'Essé, vers le milieu de juin suivant ', les capitaines anglais, aux sièges de Haddington, de Broughty-Craig, se trouvent en présence de forces régulières, dont l'envoi est avoué et reconnu par la cour de Henri II. L'enlèvement de Marie Stuart, qui s'enfuit de Dumbarton ^, sur cette même flotte qui venait de jeter une armée française en Ecosse, et l'annonce de ses fiançailles avec le Dauphin, rend la rupture inévitable, et la déclaration de guerre de 1549 ne fait plus que consacrer une situation qui n'avait en fait jamais cessé d'exister.

Cette situation singulière d'équilibre instable, entre deux puissances régulièrement en paix l'une avec l'autre, et se combattant sur le territoire d'une troisième, fait toute l'originalité de la mission d'Odet de Selve. On verra dans sa correspondance avec quelle conscience et quels scrupules il remplit cette tâche difficile. Le double changement qui survient au cours de son ambassade la complique encore : Henry YIII meurt le premier, le 28 janvier 1547, et un pouvoir nouveau s'installe à Londres en la personne du chef de la famille Seymour, proclamé Protecteur du royaume pendant la minorité d'Edouard YI ; François l^*" le suit de près dans la tombe, deux mois après, et l'avènement de Henri II arrête la conclusion de la ligue défensive, précipite la guerre d'Ecosse, et hâte la rupture définitive. Jusqu'au dernier moment, sous l'une comme sous l'autre impulsion politique, Odet de Selve continue à défendre les intérêts français et à débattre les questions dont la discussion lui était confiée, avec une patience et une présence d'esprit méritoires.

Page 1