D'ODET DE SELVE
AxOLBTBUe. — lt(IO-lt«8.
SBLVE AU ROI.
1. — Londres^ 4 juillet. — « Sire, après avoir receu le commande- Arrivée ment aull vous pleust me faire à voslre parlement de Chaulnes avec la ,**® ^|^**
À 1 onorcH
depesche qui m'eBtoyt nécessaire pour l'exécution d'icelluy laquelle me feust depuis baillée vous estant à Barbeau *, j'ay faict toute la dilligence qu'il m'a esté possible de m'apprester pour venir par deçà, où je n'ay peu me rendre plus tost que hyer au soyr, ayant trouvé les chevaulx de poste fort rompus et mal à propoz pour la course que le millort Chesnay ' avoyt faicte vers vous ' et ayant aussy perdu ung jour à Boullongne par faulte de chevaulx et ung aultre à Calays pour avoyr la marée à propos. »
Le roi d'Angleterre a envoyé à sa rencontre, jusqu'à vingt cinq milles de Greenwich, un gentilhomme de sa chambre, Beliingham *, avec quatre ou cinq autres gentilshommes, et l'a fait jusqu'ici constamment loger et défrayer de tout. Ce jourd'lmi, l'ambassadeur est allé lui présenter ses lettres de créance. Il lui a fait part de l'espérance qu'avait le roi de France d'entretenir la paix nouvellement jurée et de voir le roi d'Angleterre en pareilles dispositions.
Le roi d'Angleterre a répondu en semblables termes, déclarant, répète Echang.- Selve au roi, que la guerre qu'il avait faite « avoyt esté quasi maulgré luy . •*®' et à la sollicitation d'autruy, imputant aussy en grande partie la dicte guerre aulx maulvais offices qu'il dict que les ministres de Vostre Majesté ont faictz par cy devant à l'endroict de luy ». Il a ensuite annoncé le prochain départ de Tamiral d'Angleterre * et d'autres gentilshommes