Voir rirtstruclion dans Ylntroduction qui précède
1. Sir Thomas Cheyne, trésorier de la maison du roi d'Angleterre de 1540 à l.*i47, gardien des Cinq-Ports de 1540 à 1558, ambassadeur extraordinaire d'Angleterre en France et chargé de représenter Henry VIII au baptême du dauphin de France, depuis Henri II, en juin et juillet 1546. (Lettres de créance, en date du 15 juin 1546, State. Papers, t. XI, p. 218, n. 2 et 3. Dépêches de Gheyne au secrétaire d*État Paget, en date des 2, 3 et 8 juillet. Id., p. 227, 230, 232, 240, n. 2.) Il était de retour h Londres le 18 juillet. (Voir ci-dessous, Selve au Roi, 18 juillet.)
3. I^ dépêche de Cheyne à Faget, en date de Fontainebleau, 9 juillet, 9 heures du malin, contient cette mention significative : <« Hast, Hast, Post, Hast, for thy lief, for Ihy lief. » {Slate Papers, t. XI, p. 229.)
4. Edward Beliingham, gentilhomme de la chambre du roi d'Angleterre, depuis^ lieutenant de l'ile de Wight.
5. Sir John Dudley, vicomte Lisle, comte de Warwick, puis duc de Norlhumber-
4 NÉGOCIATIONS DE [jLILLET 1546]
pour la cour de France, et exprimé son désir de voir le roi lui envoyer Tamiral de France * « me usant de ces propres termes », ajoute Seive, « qu'il luy ouvriroyt son cueur et qu'il falloyt ainsy le faire entre bons Nouvelle» amis ». Il s'est en outre informé si l'on parlait de guerre en Piémont. A «l'Aiiemagrne. défaut d'instructions particulières, Selve a répondu en termes généraux qu'il ne pensait pas que le roi eût sujet de guerre avec quelque prince que ce fût, et, sur Tinsinuation du roi d'Angleterre que l'empereur* se plaignît d'une infraction au traité, il a répété qu'il n'avait connaissance d'aucun fait de ce genre. « Depuys, Sire, » dit l'ambassadeur, « ledicl seigneur roy d'Angleterre m'a dict que l'empereur faisoyt la guerre en Allemaigne contre les protestants et contre l'archevesque de Colloigne ' et que d'autre côté le Turc * venoyt faire la guerre en Hongrye et que ces nouvelles luy venoyt de porter l'ambassadeur de l'empereur résident icy prez de luy auquel ambassadeur il venoyt de donner audience en sa chambre et estions entrés quasy ensemble en la maison dudit seigneur roy, lequel. Sire, m'a dict là dessus que sy ces nouvelles estoint vrayes, que l'empereur seroyt bien empesché en deux costés. Peu après m'a dict que qui laisseroyt faire ledict seigneur empereur il commanderoyl s'il pouvoyt à toute l'Alemaigne, et que s'il avoyt gaingné ce poinct là qu'il s'essayeroyt bien de commander alieurs et que le pape ^ qu'il ha appelle évesque de Romme et luy n'estoint qu'ung. Puis m'a demandé. Sire, si vous avez pas envoyé les prélatz de vostre royaulme au Concilie '. Je luy ay respondu, Sire, que les cardinaulx et prélatz de vostre dict royaulme estoint encores en icelluy : bien est vray qu'il y pouvoyt avoyr quelques évesques de vostre dict royaulme qui y pouvoint estrc allez et que les personnages que Vostre dicte Majesté avoyt envoyez audit Concilie estoint envoyés pour l'advertir de ce qui la toucheroyl
land, amiral d'Angleterre, de 1543 à 1547. Trois jours après la date de cette dépèche, le 7 juillet, lui,Cuthbert Tunstall, évéque de Durham, et Nicholas Wotton, doyen de Canterbury et d'York, furent accrédités comme ambassadeurs extraordinaires d'Angleterre en France, à l'effet de recevoir la ratification du traité d'Ardres du 7 juin. {State Papers, t. XI, p. 246, n. 1.) Leur missiou fut très courte, et parait terminée au commencement d'août. (Leurs dépêches, State Papers, t. XI, pp. 246, 261.) Nicholas Wotton demeura en France comme ambassadeur ordiaaire. Sa première dépêche est datée de Moulins, 21 août. (Id., p. 270. Sur la date de son installation, id,, p. 262.)
1. Claude d'Annebaut, baron de Retz et de la Uunaudaye, amiral de France, de 1543 à 1552. Il était sur le point d'être accrédité comme ambassadeur extraordinaire de France en Angleterre, à l'effet de recevoir la ratification du traité d*Ardres du 7 juin, mission correspondante à celle dont étaient chargés en France sir John Dudley, Cuthbert Tunstall et Nicholas Wotton. Il n'arriva en Angleterre qu'un mois plus tard, après le 4 août. (Selve au roi, 4 aoûL] Il en repartit entre le 25 et le 31, (Lettres de Henry VIII à François !«' et au dauphin, State Papeis, t. XI, p. 279, 280, et ci-dessous, Selve à l'amirnl, 3 septembre.)