‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 37 sur 201 · Le concile de Trente, ouvert Tannée précédente · texte numérisé non relu

Le concile de Trente, ouvert Tannée précédente

[juillet 1846] M. DE SELVE 8

et pour desduire et faire entendre voz droictz et interestz sy besoing estoyt. Et sur ce poinct il a faict fin et m'a dit qu'il s'en alloyt ouyr messe. »

Après cette audience, Selve a salué l'amiral *, le chancelier', les évêques de Canterbury ', de Winchester ^, le secrétaire Paget * et d'autres membres du conseil du roi d'Angleterre qui lui ont fait très bon accueil, et spécialement l'amiral et Paget auxquels il a trouvé occasion de dire à part et séparément ce dont le roi lui avait donné charge. « Ledict sieur Paget », dit l'ambassadeur au roi, « montre avoyr grande et bonne inclination à vous faire service, et m'a dict que l'accélération du voyage de monseigneur l'admirai par deçà estoyt très requise, m'usant de ses propres termes que tandisque le pot boulst il y faict bon mettre de l'eau. Il m'a dict aussy, Sire, que monseigneur l'admirai d'Angleterre estoyt prest à partir pour s'en aller et qu'il debvoyt ce jourd'huy prendre congé du roy «l'Angleterre lequel a depputé avec ledict seigneur admirai, pour le faict de la réception de la raltiûcation du traité de paix ^ laquelle doibt eslre faicte de voslre part, messieurs l'évesque Duram ^ quy est de son conseil, le doyen de Gantorbry ", lequel, Sire, doibt résider auprez de Vostrc Majesté, et maistre Quevenet * ung des principaulx gentilzhommes de la chambre dudict seigneur roy. »

Le doyen de Canterbury est ensuite venu trouver l'ambassadeur en son logis, de la part du roi d'Angleterre, et Ta entretenu de l'importance qu'aurait la venue de l'amiral de France en Angleterre, ajoutant que de leur côté Tamiral d'Angleterre et l'évêque de Durham avaient déjà fait acheminer leur train par delà. Il a en outre parlé à l'ambassadeur du combat singulier entre un Anglais et un étranger, que le roi de France venait d'autoriser. Le roi d'Angleterre regarde comme préférable de ne pas laisser ce duel avoir lieu^ en l'état d'amitié où sont les deux princes. Selve a répondu qu'il ne connaissait pas la cause de ce combat et qu'il avertirait le roi de ce qui venait de lui être objecté *°.

« De Londres^ le uii^* juillet mil v xlvi. »

Vol. (i, f« 3, copie du xvr siècle, 4 p. 1/2 In-fo.

i. Sir John Dudley, vicomte Lisle, amiral d'Angleterre de 1543 à 1347. (Voir cidessus.)

2. Thomas Wriothesley, chancelier d'Angleterre, de 1544 à 1547.

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