‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 38 sur 201 · Le traité d'Ardres, du 7 juin · texte numérisé non relu

Le traité d'Ardres, du 7 juin

7. Cuthbert Tunstall, évéque de Durham, de 1530 à 1552, et, de nouveau, de 1553 à 1559. (Voir ci-dessus.)

8. Nicolas Wotton, doyen de Canterbury et d'York^ de 1542 à 1566. (Voir ci-dessus.)

9. Sir Henry Knyvet, ambassadeur extraordinaire d*Angleterre en France et chargé de représenter Henry VIII au combat singulier dont il est parlé ci-dessous. (Sa lettre de créance, en date du 11 juillet, State Papers, t. XI, p. 239, n. 2.) Il parait être tombé malade à Melun pendant sa mission. {!<L, pp. 253, 263.)

10. Il s'agit du combat singulier qui eut lieu le 15 juillet 1546, à Fontainebleau,

NÉGOCIATIONS DE |JLI1.KET 1546]

SELYE A l'amiral.

EchaoKe 2. — Londres, ô juillet. — Selve a présenté la veille au roi d'Angleterre . n***?. les lettres que l'amiral lui a remises, en exposant les causes du retard de celui ci qui ne pourra passer en Angleterre avant le 15 juillet, délai de neuf ou dix jours qui ne peut causer aucun préjudice aux négociations, le roi de France étant prêt à ratifier le traité dès qu'il en sera requis. Sur une objection du roi d'Angleterre, il a déclaré que Tamiral n'avait pas encore dû recevoir l'avis du départ imminent de l'amiral d'Angleterre.

La date si prochaine de ce départ et le mauvais accueil manifeste du roi d'Angleterre à la première ouverture faite par Selve, celle du retard de la venue de l'amiral, l'ont empêché de traiter la seconde question, celle du remplacement de l'amiral par un autre négociateur. Il était h craindre qu'elle ne fût encore plus mal prise.

Selve a exécuté les instructions de Tamiral au sujet de l'amiral d'Angleterre et de Paget, qui lui ont dit que la venue de l'amiral par deçà était giandement désirée. Les gentilshommes désignés pour l'aire partie de l'ambassade anglaise sont l'évêque de Durham, le doyen de Ganterbury, qui doit ensuite résider auprès du roi, et sir Henry Knyvet, gentilhomme de la chambre. Selve croit utile d'avertir l'amiral que l'accueil qui lui a été fait en Angleterre a été des plus gracieux, afin qu'on use en France envers eux des mêmes procédés, s'il y a lieu. Gomme il terminait la présente dépèche, un gentilhomme français est venu le trouver, disant avoir été chargé par le roi d'une mission en Ecosse, et se plaignant d'avoir été à son retour arrêté en mer par deux navires anglais et mené prisonnier à Nevvcastle, — et cela le 18 juin, après la publication de la paix : il a prié l'ambassadeur d'en faire remontrance au conseil du roi d'Angleterre et lui a annoncé son intention d'aller porter ses doléances au roi en faisant entendre certaines affaires u desquelles il seroyt bien requis que le seigneur de Mandosse ^ feust bien informé avant qu'arriver en Escosse ».

a De LondreSy ce lundy matin y '^^ juillet J ô iO. »

Vol. 0, f" 5 v'o, copie du xyi© siècle, li p. in-K

devanl François I*** et loute la cour de France, entre Aiilonio de Mora et Julian Romero, capitaines espagnols au service de Henry Vlll. Romero avait défié publiquement son adversaire qui venait de passer au service de François l*', et lui avait reproché de trahir son engagement au roi d'Angleterre. Une dépêche de Kuyvet relate sa victoire. [State Papers, t. XI, pp. 239-245. Récit dans Brautôme, Discours sur tes duels y et Rodomontades espagnoles.)

1. Diego de Mendoza, de la maison espagnole de ce nom, engagé au service de la France, naguère ambassadeur de France à Clëves. (Dépêche de Nicolas Wolton, ambassadeur d'Angleterre en Allemagne, à Henry VIH, du 6 septembre 1543. {State Papers, t. IX, p. 498. Cf. Extraits des anciens mémoriaux de la Chambre des comptes, 1550-1551.) — D'après le présent passage, il paraîtrait avoir été chargé d'une mission en Ecosse, en 1546.

[juillet 1546] M. DE SELVE

SELYB AU CHANCELIER *.

3. — Londres, ô juillet i 546, — Il a paru à Selve que, dans cette pre- Affaire mière entrevue, il ne serait pas à propos de parler au roi d'Angleterre, soooooéou». de désigner ses députés pour TafTaire de la partie des cinq cent mille écus

encore due '. « Monsieur Bouchetel ' me dist dernièrement sur cest article que ceulx de deçà n'auroynt pas agréable monsieur Tadvocat Marillac * lequel il vous pleust dernièrement me commander de nommer pour ung desdepputés de la part du roy, me disant ledit sieur Bouchetel qu'il vous en advertiroyt pour en nommer quelqu'autre en son lieu. »

« De Londres, ce lundy matin v^' juillet iô46. »•

Vol. 6, fo 6, copie du xvi« siècle, 1 p. in-f».

SELYE A BOCHETbL.

4. — Londres^ .) juillet. — Selve prie Bochetel de l'avertir de la façon dont ses dépèches auront été prises, afin, dit-il, « que mes faultes corrigées et requises de bonne heure me puissent servir d'adresse en la charge qui m'est commise ». Il demande k Bochetel de lui faire écrire par quelqu'un des siens ce qu'il en pense.

« De Londres, ce lundy matin v— juillet i 546. »

Vol. 6, f® 7 yo, copie du xyi» siècle, 1 p. in-P.

SELVE AU ROI

5. — Londresy 8 juillet. — « Sire, mardy dernier Vl"" de ce moys arriva icy le chevaulcheur qu'il vous ha pieu de depescher par deçà avec les lettres qu'il vous a pieu m'escripre du III™" dudict présent moys. Après lesquelles veues, Syre, j'ay envoyé incontinent à Grenvys *, où estoyt le roy d'Angleterre vostre frère, vers monsieur le seeretaiyre Paget pour me faire avoyr audience dudit seigneur, pour le partemenl duquel, qui venoyt le mesme jour à Wuesmistre ', l'audience me feust

1. François Olivier, chancelier de France, de 1545 à 1551, et de 1559 à 1560.

2. Le traité d'Ardres réservait à une commission de quatre membres, deux Français et deux Anglais, le règlement de la question des 500 000 écus que le roi d'Angleterre lui prétendait être dus par suite des lettres du roi de France du 29 janvier 1530, signées à la suite de la paix de Cambrai. La suite de cette correspondance contiendra de fréquentes allusions à cette négociation. (Voir la dépêche du 20 joillet.)

Page 1