SELYE AU MARÉCHAL DU BIEZ
26. — Londres, i 0 septembre. — Selve prie le maréchal du Biez de ii'aire tenir celte dépêche au roi. Le porteur le renseignera de vive voix.
« De Londres y ce x^' septembre, »
Vol. 0, P 27, copie du xvi« siècle, i/2 p. in-f*.
SELVE AU ROI
27. — Londres, 1 4 septembre, — Selve a écrit le 8 et le 10 au roi Fortiûcaiioo» par rintermédiaire du maréchal du Biez qu'il a directement averti des ^ ;*®
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préparatifs de guerre des Anglais. Dimanche dernier *, il s*est rendu à l'audience du roi d'Angleterre à Guildford, où il était arrivé le jour pré- Froni>*r<*'* cèdent, et où le prince lui fit « assez bonne chère, touteffoys ung peu Bonionnat». •moindre... qu'il n'avoyt accoustéumé ». Selve lui communiqua les avis d'Allemagne et la copie des lettres des protestants à l'empereur que le dt» roi avait envoyés à Tamiral et que celui-ci avait adressés à Selve dans sooooo^cu». une de ses lettres datée de la Rye, le 8 septembre. Après en avoir remercié le roi, le roi d'Angleterre se mit à parier de la nouvelle fortification de Boulogne '. n Me disant quasy ces mesmes ou semblables parolles », dit Selve, « qu'il ne la pourroyt ne vouldroyt endurer et •qu'il en avoyt adverty vostre admirai que c'estoyt directement contre le traicté que vous ne faisiez que venir de jurer Tung et l'aultre avec sy grande démonstration d'amytié et grande solempnité; que ledict fort entreprenoyt tellement sur le havre qu'il m'apella sien que s'il estoyt parfaict ledict havre ne seroyl plus à luy mais à vous; qu'à la vérité ses gentz de Boullongne avoint desmoly ledict fort et en avoint plus delfaict en peu d'heure que les vostres n'en avoint faict en plusieurs jours, sans toutefToys faire aulchun dommaige à voz gentz ce qu'ilz eussent bien faict s'ilz eussent voullu; et qu'il y avoyt ung de vos cappitaînes sans me le nommer qui avoyt escript à ung des syens qu'il luy mandast sy c'estoyt par commandement de luy ou du roy son maistre que ladicte démolition avoyt esté faicte, à «juoy le cappitaine angloys Avoyt faict responce qu'il s'esbahissoyt qu'il luy demandast par commandement de qui avoyt esté deffaict ung fort qui estoyt contre le itraicté et que c'estoyt à luy plus tost à dire par commandement de qui