Voir ci-dessous, 18 octobre
« ung mot déclaratif de son intention sur ce que dessus » pour rassurer les marchands français qui n'osent reprendre leurs voyages en Angleterre, en Flandres et ailleurs : il n*a pu obtenir que la promesse d'une dépèche à Tambassadeur d'Angleterre, où il serait prescrit à celui-ci de faire aa roi cette déclaration : malgré la mauvaise volonté de Paget, Selve peut FortiflcAtioM en cnvoycr au roi un double dans ce paquet. Bontogne. Après cc propos, le roi d'Angleterre s'est plaint des réponses que le roi venait de faire à son ambassadeur en France *. Après un long discours du en termes généraux, il lui a précisé ses réclamations : « La première est Booionnais. touchant les foiugs que monsieur de Blérencourt a faict mener en vostre ville d'Ardres : il se plainct de ce que vous avés comme il dict respondu à son ambassadeur que voussçaviés certainement que les pretz auxquelz ont esté pris lesdicts foings sont de vostre comté de Guinez et il dict qu'il vériffiera par tiltres et enseignementz antiens qu'ilz sont des terres de son obéissance et deçà une ryvière qu'il me nomma ce me semble Mayne qui faict la séparation de voz limittes de ce costé là. La deuxiesme est de la source de la ryvière * passant au Pont de Bricque ', laquelle il maintient avoyr esté véritablement accordée à Quesques * ou à VieJzmoustier ^, La troysiesme est de la fortiffication de Boulemberg • ; laquelle il dict avoyr esté commencée long temps avant le traicté comme il dict que monseigneur l'admirai et aultres voz depputez qui estoint lors avec luy sçavent bien, et qu'il trouve estrange que l'on luy veult maintenant mectre en disputte ladicte fortiffication sy long temps ha commencée, ne luy en ayant poinct parlé par cy devant. »
Un assez long échange de répliques s'en est suivi, au cours desquelles Selve a répondu pour ce qui concerne la source de la Liane suivant ce que le président de Rouen ^ lui avait appris.
« Sire, le susdict propos finy, il m'a dict qu'il trouvoyt estrange que
l'on n'entendoyt poinct de nouvelles certaines des affaires d'Allemaigne,
% puis m'a dict qu'il avoy t advertissement certain que vous y aviés envoyé
Strozy ' et quelques aultres gentilshommes vostres. Je luy ay demandé
sy son ambassadeur le luy avoyt mandé : il m'a dict que non. Et je luy ay
1. Audience du 50 septembre à Argilly, près de Beaune. (Dépêche de Nicolas Wotton à Henry VIII, du 22 septembre, State Papers, t. XI, p. 303.)
2. La Liane, qui se jette à Boulogne, est formée à Selles par la réunion de trois ruisseaux qui ont leur source, en passant du sud au nord, le premier au-dessus de Vieil-Moutier, le second à Quesques môme, le troisième à Brunemberg. (Gant, de Desvres, arr. de Boulogne.)
3. Ponl-de-Briques, sur la rive droite de la Liane^ à 6 kil. en amont de Boulogne. (Comm. de Saint-Léonard et disques, cant. de Samer, arr. de Boulogne.)