‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 64 sur 201 · Harwich · texte numérisé non relu

Harwich

i. Southampton.

5. La Tamise, comme au cours de toute la correspondance de Selve.

6. La Pensffe, de 500 tonneaux et de 300 hommes d'équipage, ne vient qu'en septième ran : dans Tétai de la flotte anglaise d'août 1545. Elle était alors commandée par Edward Clinton, lord Clinton, plus lard comte de Lincoln et amiral d'Angleterre en 1550. {State Papers, t. 1, p. 8H.)

1. Le Grand Henry, plusieurs fois mentionné dans les dépôches de Marillac en 1542- {Corj^spondance politique de MM. de Castilhn et de Marillac, pp. 227, 425, 442.) L'éUt de la flotte anglaise d'août 1545 l'appelle le Henry- Grdce-à-Dieii, et lui assigne 100(^ tonneaux de jauge, au lieu des 1500 attribués par Marillac. (State Papers. t L p. 811.)

[octobre 1546] M. DE SëLYE 4S

lui a descript ledict gentilhomme. Ledict cappitaine Pierre a faiuct d'entendre le propoz et luy dict qu*il le congnoissoyt bien, puis pensent qu'il avoyt aultreffbys veu en ceste court le cappitaine des isles de Gersay et Grenesay qui sont voysines dudict pays de Coutantin, lequel est de la stature de celluy qui luy avoyt esté descript et lequel parle fort bon fran- Qoys, a demandé audict soldat sy c'estoyt pas cestuy là. Et il luy a respondu que ouy. Ledict cappitaine Pierre luy ha réplicqué s'il y avoyt pas des belles descentes en ce pays de Coutantin, à quoy a respondu que ouy^ et que le pays n'estoyt poinct fort, et raesmement ung chasteau qui est à madame d'Ëstouteville S et que ledict gentilhomme angloys sçavoyt bien tout. Et voylà tout le discours. J'ay faict depuis essayer de tyrer plus avant dudict soldat, mais il s'est gardé d'en parler aulchunement. Et me suys enquis du nom dudit cappitaine de Gersay et Grenesay qui s'appelle maistre Myrtis * et est de la chambre privée de ce roy et parle comme Ton m'a dict fort bon francoys. Il est à ce que l'on me Va descript d*assés grande stature et ung peu trappu et porte la barbe ung petit longuette et blonde. Quelchun ma dict depuis le susdit advertissement que ledict Myrtis estoyt allé quérir ledict filz de Berteville en Normandie lequel il avoyt desrobbé et mené par deçà quant et soy, mais je ne puis pencer que ung gentilhomme de la privée chambre dudict seigneur roy d'Angleterre feust aller quérir le filz de Berteville. Ainsy que je vous escripvoys ce que dessus, l'on m'a pour certain asseuré que Berteville venoyt d'arriver en ceste ville, et à ce compte son voyage d'Allemaigne a esté fort court. Quelchun m'a dict que l'homme dudict Berteville luy avoyt dict que son maistre et luy n'avoynt esté que jusques à Dunquerque, et comptoyt entre aultres nouvelles qu'il y avoyt entendues que Slrozy estoyt allé vers les Allemantz et qu'il leur prestoyt deux cenlz mil escus de ses deniers.

« Monseigeur, vous ne sçauriez croyre les difiicultés quej'ay à tyrer de certains advertissementz, car jen'ayicy trouvé personne devant moyqui m'ayst baillé ses addresses et est mal aysé que l'on puisse faire des congnoissances en peu de temps pour s'en servir en choses sy hazardeuses que telles malyères sont en cest pays où les gentz sont souspesonnés incontinent pour petite occasion et bien souvent pugnis par seul souspeçon. Je suys apprès à ^n gaygner quelchun ce qui ne se peult faire sans promectre quelque bien de la libéralité du roy, ce qu'il vous plaira me mander sy le roy sera content que je le face, comme il me semble estre uécessayre de faire qui pourra, en ce temps cy que l'on ne se peult asseurer de quel

1. Adrienne d'Estouteville, fille de Jean, sire d'Estouteville, veuve de François II de Bourbon-Vendôme, comte de Saint-Pol, créé duc d'Estoutcville à l'occasion de son mariage. Elle était, en Cotentin, dame de Ilambie, de Moyon et de Briquebe(% G*est à ce dernier château, situé près de la mer, qu'il semble être fait ici allusion.

2. Très probablement sir Peter Mewlas, gentilhomme de la chambre privée du roi d'Angleterre {State Papers^ Index of Persons), chargé de missions particulières en France en 1531. {Correspondance politique de MM. de Castillon et deMarillac, pp. 11-58.)

Page 1