OCTOBRE 1546J
NoaTelles d'Ecosse.
Affaire
<lu baron
<ld Saiot-
Blaocard.
costé ces genlz icy branslent et qu'il faict bon se leair informé et préparé de toutes partz, car quelque amytié qu'ilz monstrent de parolie, j'ay belle peur que l'occasion de faire leurs besongnes les gouvernera et non aultre chose. L'ambassadeur de Tempereur est maintenant plus souvent à la court * qu'il ne soulloyt. 11 y estoyt quand monsieur de la Garde y feust et n'en partist que l'aultre jour quand je y allé et s'en revint en ceste ville dont il s'est party pour retourner à la court sy tost que j'en ay esté revenu, je n'ay sceu sçavoyr pourquoy sinon que Ton m'a dict que c'estoyt pour aiïayres des marchantz de Flandres, ce que je ne puys croyre car le chancellyer et les seigneurs du conseil du roy d'Angleterre sont revenus de la court icy en mesme temps ({u'il y est allé. L'on me vient de dyre que le conte Douglaz* d'Escosse, et le gouverneur de la frontière d'Angleterre du costé d'Ouest ^ s'estant trouvés ensemble sur les confins d'Angleterre et Escosse pour ad viser des affayres des deux royaulmes se sont départis fort mal contentz les ungsdes aultres *. » Selve envoie à l'amiral la copie d'une lettre écrite à lui par le capitaine Pierre, lieutenant du baron de Saint-Blancard, auquel M. de la Garde avait envoyé un courrier, et celle de la lettre écrite par lui à Paget, avec la réponse de celui-ci et la réplique qu'il y a faite, le tout relatif à l'afTaire du baron de Saint-Blancard sur laquelle le lieutenant du baron a déjà écrit à l'amiral.
u De Londres^ re xii** octobre m V" xlvi. »
Vol. r», r iîi, copie du xvr siècle, h p. in-f«».
SELVE AU ROI
44. — Londre», I S octobre. — Selve a reçu la dépêche du roi en date du 5 et s'est rendu à Windsor auprès du roi d'Angleterre pour lui faire entendre l'avis que le roi le charge de communiquer, sans rien laisser par écrit.
L'ambassadeur de Tempereur séjourne à la cour plus assidûment qu'il ne l'a encore fait depuis le voyage du roi d'Angleterre à Windsor. Selve, pour en savoir la cause, ayant fait allusion à sa présence, le roi d'Angleterre lui a répondu « qu'il ne veoyt poinct ledict ambassadeur et, s'esbahissoyt pourquoy il se lenoyt là, et croyoyt que ce n'estoyt que pour