Windsor
2. Archibald Douglas, sixième conile d'Angus, ou sir James Douglas, baron de Drumlanrig, gardien des marches occideolales d'Angleterre en 1520, mort en 1378.
3. Sir James Warthon, lord Warthon, gardien des marches occidentales d'Ecosse, de 1537 à 1548.
4. Les marches d'Angleterre et d'Ecosse étaient, dans chacun des deux royaumes, divisées en trois sections, ayant chacune leur gouverneur particulier anglais et écossais, sous la direction d'un gouverneur général, appelé en Angleterre Warden of the Scottish Border. C'étaient, d'après leur situation géographique, les marches de TOuest. 4u Centre et de l'Est.
[octobre 1546] M. DE SELVE 45
mine et donner oppinions diverses au monde ou bien pour essayer de descouvrir affayres et entendre nouvelles, ce qu'il pensoyt à Tadventure pouvoyr faire plus aysément en se tenant prez de luy, me disant qu'il luy avoyt faict demander s'il avoyt quelque chose affayre à luy ou nouvelles de son maistrc à luy faire entendre, et qu'il avoyt respondu que non ». « Oultre, Sire, » continue Selve, « m'a dict qu'il avoyt envoyé ung hérault NouTeiies en AUemaigne qui ne faisoyt que revenir, qui luy avoyt porté quasy les ®™*^«mesmes nouvelles que je luy venoys de dyre et avoyt veu les camps de , toutes les deux armées et que celuy des protestantz arrivoyt tous lès jours quelque nouveau secours, et que pour vray Strozy y estoyt avec deux centz mil escuz d'argent que vous luy debviés et dont vous Taviés remboursé pour le porter là. » A quoi Selve a répondu qu'il ne savait rien de ces faits, et que si Strozzi y était avec son argent, c'est qu'il pouvait faire ce qui lui semblait bon, étant étranger et homme de guerre. Le roi d'Angleterre a dit ensuite « que l'empereur avoyt grand faulte de vivres quelque chose que Ton die et sy fuyoyt tant qu'il pouvoyt la bataille, et que les Allemantz avoynt force vivres et faisoint tout ce qu'ilz pouvoint pour venir au combat... »
« De Londres y ce lundy au soyr xvni*» octobre p xavy. >> Vol. 0, P i7 v«, copie du xvi" siècle, 1 p. 3/i in-K
45. — Londres^ I S octobre. — Selve a reçu la dépèche de l'amiral en date du 3 et lui a écrit le i^l, « Monseigneur, quant au faict des courriers et voye de faire porter les pacquetz du roy, je n'ay pour le présent encores osé exécutter le commandement que j'ai receu de Sa Majesté et de vous par ceste dernière despesche sans premièrement vous avoyr adverty que bien tost après vostre parlement j'ai sollicité les seigneurs du conseil du roy d'Angleterre de faire fayre commandement à leur maistrc des postes de faire courir les pacquetz du roy dans leurs terres et que vous donneriez ordre de faire fayre le semblable dans le royaulme de France des pacquetz du roy leur maislre suyvant ce qui avoyt esté advisé entre vous et eulx, ce qu'ilz m'ont dict trouver bon me promectant d'en advertir leur maistre incontinent et m'y faire responce, à quoi ilz n'ont depuis satisfaict. Et ay une foys voullu essayer en quelque despesche qui n'estoyt pas de grande conséquence de faire faire ledict commandement par le chancellyer d'Angleterre qui s'en est excusé, me mandant que ledict seigneur roy son maistre n'y avoyt poiuct encores pourveu. A ce que j'ay entendu, Monseigneur, Ton en ha tousjours usé par cy devant comme l'on faict de présent et faisoyt Ton porter les pacquetz d'y cy à Boullongne et de Boullongne icy, et croy quesy l'on le fait à présent aultrement, ilz ne se soucieront guères par deçà de
Albire
•lu baron
«le Saiot-
Jllaoeard.
[octobre 1546]
faire courir les pacquetz du roy quand il n'y aura poinct de paequet du roy d'Angleterre, et quand il y en aura ilz donneront ordre que le leur arrivera tousjours le premier, et sy seroyt à craindre que sy Ton les accoustume à faire porter nos pacquetz qu'ilz ne preignent quel que souspesson et maulvaise oppinion s'ilz voyent que quelquefoys Ton face dcppescher par courrvers exprès...
« Monseigneur, il n'y ha icy rien de nouveau sinon que le comte Ringrave *, frère du capitaine Ringrave qui estoyt en ces dernières guerres au service du roy, a esté vers ce roy et revint hyer au soir de la cour en ceste ville pour s'en retourner comme Ton m'a dict bien tost en son pays. Je n'ay encores peu scavoyr la cause de son voyage, ce que j'essayeray d'entendre. 11 se dirt par deçà que le duc Philippes de Bavyères lequel est encores en cesle ville a perdu tout le bien qu'il avoyt en son pays el que fempereur le luy ha confisqué *. »
Selve a réclamé, en cette audience, l'exécution de la promesse faite au baron de la Garde au sujet du baron de Saint-Blancard, et selon laquelle il devait ^tre mis en liberté <( en baillant caution de payer rançon ou se représenter s'il estoyt jugé prisonnier par les depputez de la part du roy et de luy ». On lui a répondu en lui objectant une obligation écrite du baron de Sainl-Blancard envers le capitaine Paston qui le détient prisonnier, obligation montant à sept mille écus, et résultant d'un prétendu engagement oral antérieur à la promesse faite au baron de la Garde. Selve a répliqué très vivement qu'un tel engagement ne pouvait avoir été arraché que par violence, mais n'a pu obtenir d'autre réponse, même en offrant de soumettre le litige aux députés qu'on était précédemment convenu de nommer, sinon «ju'il en serait parlé au conseil. Il envoie à l'amiral une attestation <|u'il a fait signer par trois témoins, et portant que l'obligation écrite, exhibée actuellement par Paston, et seule valable, est bien postérieure à la promesse faite au baron de la Garde.
« De Lnuflrrs, re huuhj an stpt/r .v\///"" ncfobre. »>
Vol. n, fo 48 V, copie du xvi° siéle, 3 p. \iil in-f".
SËLVb: A M. DE LA GARUE.
46. — Londres, 19 octobre. — Selve a reçu. la veille au soir fort tard la dépêche du roi, avec celle de M. de la Garde en date du 16. Il le remercie de s'ôlre entremis pour son affaire et regrette que les lettres que lui et le capitaine Pierre ont écrites à M. de la Garde par le courrier Guillaume aillent le chercher jusqu'à la cour de France, ayant été encloses
i, Philippe-François (4521-1o61). Une «iépôclift de sir Henry Knyvel, ambassadeur cl'Anpfletttrrc en France, à Henry VIII, mentionne son passage en France, en juillet 1546. {Stale Papers. t. XI, p. 244.'