Berwick
2. Sir Henry Norris, gentilhomme de la Chambre privée du roi d'.\ngleterre (?).
[janvier 1S47J M. DE SELVE 81
esté dict que ledici seigneur roy d'Angleterre y envoyoyt pour faire arrester et tenir prestz quelque numbre d'AIlemantz gentz de guerre pour s*en servir quand il les mandera. Quant à la santé dudict seigneur roy d'Angleterre nous ne vous en pouvons, Sire, donner certain advertissement par personnes qui l'ayent veu sinon par lesdicts seigneurs de son conseil qui nous disent qu'il se porte maintenant bien, ayant esté fort mal disposé d'ugne douUeur de jambe quiiuy avoyt causé ugne grande fîebvre dont il est à présent délivré, Dieu mercy. »
Paget a parlé à part à de la Garde, chez le comte de Hertford même, et a fait allusion aux préparatifs de Tempereur^ à ses levées d'hommes et d'argent, ainsi qu'aux préparatifs du roi que les impériaux disent dirigés contre le roi d'Angleterre : le roi, a.-t-il dit, fait rechercher l'alliance de l'empereur par le moyen de la reine de Hongrie. Sur la réponse de de la Garde, Paget lui a déclaré qu'il partirait content de la réponse que voulait lui faire le roi d'Angleterre.
« De Londres, ce ///— janvyer v^ xlvi. » Vol. 6, r» 9i, copie du xvi« siècle, 4 p. 1/2 in-f».
SELVE A l'amiral.
86. — Londres, 4 janvier, — MM. de la Garde et de Selve viennent d'écrire au roi.
« De Londres^ ce iiii** janvyer y* xlvi. » Vol. 0, f*» 96, copie du xvi« siècle, 1/4 p. in-f®.
MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU MARÉCHAL DU BIEZ
87. — Londresy 4 janvier. — Le secrétaire du maréchal du Biez l'aura amplement informé. Ils l'avisent que depuis son départ ils ont terminé lafTaire de la source de la Liane et lui en disent que les termes, pensant que son secrétaire l'aura averti de ce qu'ils ont obtenu quant aux fortifications, résultat qu'ils lui répètent.
f De Londres, ce iiii^* janvyer y^ xlyi, »
Vol. 6, fo 96, copie du xvi« siècle, 1 p. in-r».
SELVE A l'ambassadeur DE FRANCE EN FLANDRE.
88. — Londres, 8 janvier. — Selve rappelle à l'ambassadeur qu'il lui a écrit le 28 décembre et lui accuse réception de sa dépèche en date du 14. Il lui donne des nouvelles du roi d'Angleterre, qui a retenu M. de la Garde. « Ce roy », dit-il, « s'est sy mal porté depuis quinze jours en ça que l'on l'a faict mort en ceste ville où plusieurs sont encores en ceste Anolbtsrre. — 1546-1549. 6
82 NÉGOCIATIONS DE [jANVIKll 1547]
oppinion, d'aullant (|u'ilz voyent, quelque amendemement que Ton die estre en sa maladie, que peu de personnes ont accès en son logeis ne en sa chambre. De moy je croy, quelque chose qu'il y ails, que ledict seigneur a esté bien raallade et qu'il n'est encores guères bien. » Il a fait entendre aux ambassadeurs d'Ecosse ce que Tambassadeur lui mande concernant leurs alTaires, ce que d'ailleurs le roi lui prescrit de faire par ses dépêches du 28 et du 30 décembre : ceux-ci ne semblent pas craindre la guerre du côté de Flandre et approuveront Tintervention du roi pour rétablir les anciens traités entre TÉcosse et les Flamands, pourvu que la reine de Hongrie n'intervienne pas, comme ils disent qu'elle fit quand l'empereur était naguère par delà. Il avise l'ambassadeur des préparatifs de guerre.
« De Londres y ce viii'^* janvyer v«^.y/.v/. »
Vol. 6, fo 96 v», copie du xvr siècle, 2 p. in-P.
MM. 1)K SELVË ET DE LA GARDE A L' AMIRAL
Espion» 89. — Londres y i 0 janvier. — « Monseigneur, nous avons faict tout "L*' ce qui nous a esté possible pour sçavoyr dudict Italyen ce qu'il avoyt
le coientin. donné cspérancc au baron de Saint-Blancquard de descouvrir au roy. A quoy il a faict grande difficulté, disant avoyr juré ne le dire jamais à aultre. Nous luy avons renconstré ce qu'il nous a semblé à propoz pour le faire déclairer à moy de la Garde à ce qu'en puisse faire le rapport aa
^ roy ou bien qu'il l'escripveit luy mesme audict seigneur, ce qu'il a faict
soubz le nom de madame de Mareul pour tenir la chose plus secrette. Et voyant que pourroys estre encores quelques jours par deçà nous a semblé vous debvoyr envoyer la lettre à toutes adventures, s'il y avoyt aulchune chose concernant le service du roy. Ledict Italyen escript à sa femme et audict seigneur de Saint-Blancquard monstrantn'estre content de ce que luy ont mandé, et seroyt d'oppinion qu'il pleust au roy commander audict seigneur de Saint-Blancquard laisser ceste practique jusques à ung aultre temps que Sa Majesté luy ordonnera ce qu'il aura à faire, luy commendent ce pendent qu'il envoyé la lettre dudict Italien à sadicte femme, à laquelle il fera entendre qu'elle luy a esté addressée pour luy faire seurement tenir et faire meclre de la cyre à ladicte lettre affin qu'il ne semble poinct qu'elle ayt esté envoyée pour est reveue, et supplie le roy s'il le treuve bon voulloyr faire conduire sa femme par deçà par le protonotayre la Boissière son beau frère pour asseurer de tant plus ces seigneurs qui l'en sollicitent journellement et luy semble que cela se peult faire sans aulchune souspeçon pour la proumesse qu'il diet que vous. Monseigneur, en avés faicte à l'admirai d'Angleterre quand il estoyt en France aussy que dernièrement maislre Paget et tout le conseil nous prièrent escripre au roy à ce qu'il luy pleust la laisser venir, sur
[janvier 1847] M. DE SELVE 83
quoy Sa Majesté et vous, Monseigneur, pourrés adviser ce qui se debvra faire.
(( Au surplus, Monseigneur, nous sommes advertys qu'il y ha des soldatz françoys jusques au nombre de IIII ou V^ tant du fort que d*Ëstaaples et aultres lieux delà la mer qui ont esté sy bien practiqués qu'ilz ont proumictz venir au service de ce roy et ont desjà receu quelque argent pour cest elTecl dont nous advertissons présentement monseigneur le mareschal du Biez. Des ambassadeurs qui debvoint venir ainsy que le roy nous avoyt mandé nous n*en avons encores aultres nouvelles sinon qu'il est arrivé ung gentilhomme de leur compaignie qui a porté nouvelles comme nous entendons qu'ilz viennent. »
« De Londres, "ce a-* janvyei^ y« xlvi, »
Vol. 6, f« 97 V», copie du xvi« siècle, 2 p. 1/i in-f«.
MM. DE SELVE ET DE LÀ GARDE AU ROI
90. — Londres, iO janvi&\ — Ils rappellent au roi qu'ils lui ont écrit le i^** etle 4. Paget vien de leur mander qu'ils seraient satisfaits de la résolution que le roi d'Angleterre avait prise sur raffaire de la galère et des soldats prisonniers.. Quant aux deux autres points en litige, l'affaire des fortifications et celle des limites, les gens du conseil ont pressé de la Oarde de rédiger par écrit la conclusion prise dans la dernière audience, et dont le roi a été avisé : ce que de la Garde s'est refusé à faire sans l'ordre exprès du roi, dont il attend les instructions, et qu'il prie d'avertir l'ambassadeur d'Xngleterre en France.
« Sire, le sieur de Combatz présent porteur arriva hyer d'Ëscosse où Nouveii«B il ha laissé les affayres en Testât qu'il vous comptera*, et estimons, Sire, ^'^^^o»®par ce qull nous dict que lez ambassadeurs d'Ëscosse auroint bien tost leur hérauld qui estoyt allé audict pays avec la résolution pour mectre fin à leur négotiation par deçà et passer devers vous Tung d'eulx tant seulement, ne s'estant peu obtenir du gouverneur que l'aultre luy tînt compaignie ainsy que vous desiriez.
« Sire, les préparatifz de guerre par mer principallement se font de jour en jour plus grandz, et dict l'on tousjours que c'est contre les escos- «oys, combien qu'à ce que nous entendons il y ha grande quantité d'armes et de picques et pailez qui a esté chargée pour Boulloigne et Ambleteuse. » On peut croire que les anglais tiennent une occasion d'entreprendre quelque chose soit sur le fort près de Boulogne, soit sur Ardres, soit en Normandie, bien qu'il semble peu probable qu'ils ne tentent rien sans l'alliance de l'empereur, qu'ils viennent d'envoyer sonder. « Lequel, Sire, a envoyé cez jours passés en Danemarck ung nommé Morison ' prier le