‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 81 sur 201 · MM. DE SELVB ET DE LA GARDE AU MARÉCHAL DU BIBZ · texte numérisé non relu

MM. DE SELVB ET DE LA GARDE AU MARÉCHAL DU BIBZ

92. — Londres^ i i janvier. — Ils avertissent le maréchal du Biez des NoareUet nouvelles que M. de Combas, présent porteur, va annoncer au roi, ^'*'>«•^• à savoir « la composition du chasteau Sainct-André qui s'est rendu au gouverneur d^Escosse soubz certaines charges et conditions jusques à l'accomplissement desquelles ceulx qui estoint dedans y demeurent' ».

i. Cette feinte capitulation fut presque immédiatement violée, comme le proave, <lè8 Tavènement d'Edouard VI, le renouvellement du traité conclu précédemment

Us lui signalent également les approvisionnements envoyés à Boulogne et Ambleteuse, leurs craintes d*une surprise préparée contre le fort français de Boulogne ou Ardres et Tembauchage de iOO et 500 soldats français à Ëtaples et au fort de Boulogne.

« De Londres, ce xf^* janvyer \*a'zva » Vol. 6, f° 102, copie du xvi' siècle, 1 p. in-f*».

MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU ROI

93. — Londres, I ô janvier. — Ils ont écrit au roi les 10 et 11 par M. de Combas. « Les préparatifz de guerre continuenl et se dilligentent de jour en jour tant par mer que par terre pour Tentreprise d'Escosse ainsy que le bruict est, et pour cest eflecl se lièvent et gentz de pied et genlz de cheval et chevaulz d*artyllerye icy autour et dans le pays ainsy que nous sommes adverlys et que moy de la Garde me suis apperceu par avoyr veu aulchuns desdictz gentz de pied et gentz de cheval et chevauix d'artyllerye entour ceste ville. Et sy entendons que par tous les porlz se font et chargent byères et vivres en grande quantité sur les navires qui se tiennent ausdicts portz, lesquelz doibvent le plus tost que faire se pourra venir trouver les aullres grandz navyres de guerre qui sont tous comme l'on dicl en l'emboucheure de ceste rivyère et aulx dunes d'entre ladicle emboucheure et Douvres, dont nous avons eu advis par Sealard qui est le pillote que nous vous nommions par nostre dernière despesche, lequel, Sire, moy de la Garde vous renvoyé présentement en vostre royaulme avec ses compaignons qu'il va prendre à Hantonne pour les remener quand et quand comme il m'a proumictz. » NoiiTeUM Le personnage envoyé par le roi d'Angleterre au gouverneur d'Elscosse en faveur des assiégés de Saint-André est de retour : la continuation des préparatifz, qui se poursuivent depuis son arrivée et bien que la nouvelle de la reddition du château doive être connue, fait croire que le roi d'Anglelerre est décidé à la guerre. « Et ne pouvons, Sire, imaginer chose qui le puisse desmouvoyr de ladicte entreprise sy ce n*est qui se face quelque chose avec iuy par les ambassadeurs des princes protestantz. Desquelz, Sire, le principal duquel il vous a pieu nous faire mention par voz lettres du XXX"'' du passé nous est cejourd'huy venu visitter secrellement affin d'arrester avec nous les moyens tant de négotier les affaires dont il a charge que de nous entreadverlir du succez d'iceulz. Pour lequel efTect, Sire, nous avons envoyé dès hyer vers Iuy ung personnaige fidelle et latin par lequel il nous a proumictz nous informer de tout ce qu'il entendra concernant vostre service suivant la proumesse qu'il vous en a faicte... nous disant qu'il csperoyt que ce roy non seullement condes-

entre Henry VUl et les assiégés. {Calendar of Slate Papets relating to Scotland^ l. I, p. 62.) Voir ci-dessous, 31 mars.

ooste.

[janvier 1847] M. DE SELVE 8T

cendra à faire quelque ayde aulx princes d'AUemaigne, mais pourra entrer en quelque bonne amytié et confédération; combien que luy ne ses compaignons n*ont encores parlé à luy ne à sez ministres ainsy qu'il nous a dict, ce qu'il espoyre faire dedans deux jours. » Pour éviter toute perte de temps, il a prié les ambassadeurs du roi de demander un pouvoir spécial pour signiOer au roi d'Angleterre les intentions du roi, au cas où le roi d'Angleterre divulguerait les siennes, et s'est même avancé jusqu'à dire que le roi n'avait pas désapprouvé l'envoi de ce pouvoir, lorsqu'il lui en avait parlé à son passage en France. Ils attendent que le roi leur mande ses ordres.

Jeudi dernier * Adam Otterburn est venu les trouver pour leur dire que Libération le héraut récemment envoyé par lui et son compagnon en Ecosse venait ^^ ^ de revenir et de rapporter Tordre intimé à Tévèque de Ross de passer en saint-Bian- France, et à lui de demeurer à Londres. Il a déclaré pour sa part ne pas '^"^" comprendre cette disjonction, et serait prêt ou à faire le voyage de France avec l'évêque de Ross, ou à retourner en Ecosse avec lui, mais ce dernier n'y veut pas consentir. L'audience du baron de Saint-Blancard est fixée au lendemain ; de Selve et de la Garde ont été mandés pour y assister, ce qu'ils feront « sy la sanlé du roy d'Angleterre que Ton dict estre maintenant assés bonne ne change ». « C'est, Sire, » disent-ils, « tout ce que pour le présent nous vous pouvons dire des affayres de deçà, sinon que millord Seurré feust jeudy dernier condempné à mort, dont l'exécution n'est encores faicte, et disent aulchuns que lorsque le père doibve estre condempné à pareille poyne qu'il ne la souffrira poinct et que le roy d'Angleterre la modérera et convertira en prison perpétuelle. » tt De Londres ^ ce xv^' janvyer v^^xlxi. »

Vol. 6, fo 102 V, copie du xvi« siècle, 4 p. 1/2 in-f«>.

MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU CUANCELIEH

94. — Londres^ 1 5 janvier. — Si le roi est décidé à leur envoyer un pouvoir « sur la négotiation que vous sçavés qui se traicte maintenant », disent-ils au chancelier, ils le prient de bien les instruire de la volonté du roi sur chacun des points.

« De Londres, ce xv^ janvyer r^A'£V/. » Vol. (), f" iOli, copie du xvi« siècle, 1/2 p. in-f'».

MM. DE SELVE ET DE LA GARDE A l'aMIRAL.

95. — Londres^ i ^) janvier, — Ils écrivent longuement au roi. « De Londres, ce x\^» janvyer v x/av. »

Vol. 6, f» 105, copie du xvr siècle, 1/2 p. in-f".

Page 1