Augsbourg
[février 1547] M. DE SELVB 101
y ha III ou IIII jours, et aussy le cappitaine Guérin qui estoyt enseigne d'une des compaignies ordonnées sur les gallayres, et ung gentilhomme nommé Puisaguel. Lequel, ainsy que m*a dictlTtallien *, quant s'en partîst, laissa une lettre à son hoste pour bailler à cest admirai, Tadvertissant que je luy avoys dict que s'en allast aultrement que luy feroys faire ung raaulvays tour, et que n'avoyt peu faire de moins que de se meclre en chemin avec la compaignie que luy avoys baillée de quoy ledict Puisaguel Tavoyt bien vouUu advertyr et supplier que mande après luy pour le retenir, et que diroyt choses qui seroint grandement pour le service de son maistre, en attendent feroyt tout ce qu'il pourroyt pour retarder en chemin. Sur quoy ledict seigneur admirai envoya quérir Jehan Ribauld et ledict Itallien, ausquelz il montra la lettre, yadjoustantqu'illuyavoyt donné beaucoup d*advis depuis qu'il estoyt par deçà et entre les aultres que ledict Itallyen avoyt esté conduict par le cappitaine Pierre lieutenant de monsieur le baron de Saine t-Blancquard deux foys à minuict céans au logis de monsieur l'ambassadeur pour me parler, ce que l'Ytallyen a très bien nyé, disant que tous les françoys feroint tout ce que leurseroyt possible pour le mectre en souspesson, y adjoustant toutes les aultres raisons qu'il a peu pour s'en justifQer. A la fin ledict amiral luy a dict qu'il n'en croyoit rien et encores que ledict Puisaguel ne soyt guère saige qu'estoyt l'occasion pourquoy l'en aye faict aller. Si n'avons nous voulu faillir vous en advertyr, et que s'ilz ne l'ont renvoyé quérir il s'en va droict à Rouen, d
Ils n'ont rien d'important à ajouter, « sinon que l'enterrement du feu roy se doibt faire comme l'on dict lundy ou mardy prochain àWindsortz en la chappelle des chevallyers de l'ordre de la Jartyère oii il a esleu sa sépulture, et le couronnement du roy son filz en ceste ville à Wesmester le dimanche gras ».
« De Londres, le /jc— febvrier p XLvr. »
Vol. 6, f» 119 v«, copie du xvi« siècle, 3 p. 1/2 in-fo.
MM. DE SELVB ET DE LA GARDE A l'AMIRAL.
118. — Londres, 9 février. — Ils écrivent longuement au roi. Vol. 6, P 121 v°, copie du xvi« siècle, 1/2 p. in-f®.
MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU ROI
119. — Londres, 13 février, — Ils ont reçu l'avant- veille fort tard la dépêche du roi en date du 7 et ont envoyé le jour précédent demander leur audience au conseil, qui leur a été accordée ce jourd'hui « en la Tour où le roy d'Angleterre qu'est à présent est encores logé ».