‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 92 sur 201 · Edward Stanley, second comte de Derby · texte numérisé non relu

Edward Stanley, second comte de Derby

6. Sir William Paget, alors encore premier secrétaire d'étal, promu peu après au tilre de grand-contréleur, et remplacé par sir William Poire.

iOÔ NÉGOCIATIONS DB [FÉVRIER 1547]

« Sire, nous vous avons par cy devant adverty que Ton avoyt renforcé les garnisons delà la mer, et depuis entendons qu'il se continue de lever force gentz de guerre par deçà, et pensent aulchuns que ce soyt pour envoyer à BouUoigne. Dont nous avons parlé à part quasy à chascun des seigneurs de ce conseil pour regarder sy nous pourrions tirer quelque chose de la cause de ladicte levée, mais finablement tous nous asseurèrent sur leurs honneurs que ce n'est que pour contenir le peuple en son debvoyr et distribuer par les lyeux de frontière de ceste isle, et qu'ilz n'ont voulenté de rien innover ne delà la mer contre vous ne contre voz amys. Quant à milord Guillaume * nous Tavons toujours veu tant à Tenterrement du feu roy qu'au couronnement et entrée de cestuy cy% et nous semble que les choses sont à présent en termes telz que iuy ne aultre de deçà ne sçauroyt guères gaigner à faire émotion, de sorte, Sire, que nous vous pouvons asseurer qu'il n'est rien de ce que l'on vous en a mandé de Flandres. De son frère l'on ne sçayt bonnement qu'il en a esté faict, et de deux, l'ung par deçà asseure qu'il est mort, aultres le contrayre, toutesfoys ses estatz sont donnés. Les dames sont encore en deuil par de^*a et ne se sont poinct trouvées à tous ces triumphes. Voylà, Sire, tout ce que nous sçavons de nouveau pour le présent. »

« De Londres y ce xay— febvi*ier v'« Lxvr. »

Vol. 6, fo 424, copie du xvi'^ siècle, 4 p. 1/4 in-f».

MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU ROI

122. — Londres, 26 février, — Ils ont écrit au roi le 21. Peu après, le sieur de D'huison a eu audience du protecteur et lui a présenta les lettres du roi*, auxquelles le protecteur a fait très gracieuse réponse, en n'usant toutefois que de termes généraux. Le sieur de D'huison a fait de même auprès de Paget, auquel il n'a pas présenté les lettres du roi, sur l'avis de de Selve et de de la Garde, afin que le grand chambellan, naguère amiral d'Angleterre, auquel le roi n'écrit pas, n'en prît pas ombrage. M. de D'huison a tenu les mêmes propos à ce dernier <( pour autant qu'il semble avoyr à présent plus d'authorité que du vivant du feu roy et qu'il eust facillement descouvert sy Paget avoyt eu lettres, car ilz ne se cellent telz affayres entre eulx, ledict protecteur, chamberlan, et Paget. NouveUea « Sire, lundy dernier l'on coureust icy la lance en lice devant te roy, et d'Allemagne. le mardy l'on combatist à l'espée, et le soyr y eust festin où feurent jouées des farses telles que le sieur de Combatz vous aura dict^ Et depuis l'on a

1. Lord William Howard, frère de Thomas Howard troisième duc de Norfolk, créé lord Howard of Effingham.

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