Voir la dépêche précédente
3. Cette mention de représentations dramatiques pendant le carnaval de 4547 est à ajouter à celles qui semblent connues jusqu'ici. Les Annals ofthe Stage citent seulement celles de Tannée suivante, qui eurent lieu à Greenwich pendant trois jours de
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tous les jours tenu conseil et dict Ton que dimanche se doibt encores fayre • ung combat de picques à la barryère, combien qu'à ce mesme jour sont assignés les ambassadeurs d*Escosse pour se trouver au conseil pour avoyr expédition de ce que nous vous avons eseript qu'ilz poursuivent. Et nous devons estre appelés lundy audict conseil et les ambassadeurs des protestantz mardy. Lcsquelz, Sire, à ce que nous avons peu descouvrir ne sont pas allés par deçà sy reservez et retenuz en leur négotiation comme ilz vous avoint proumictz et que leur avions bien et souvent recordé de fayre, et nous doubtons qu'ilz ont plus manifesté par deçà de Tasseurance qullz avoint de vous qu'il n*cn estoyt de besoing, cuydantz que cela deust aultant servir à leur cause, comme, nous, estimions qu'il y pourroyt bien nuyre. Toutesfoys, Sire, nous sommes bien délibérez sy ceux là ont bien gasté de leur costé de ne les suyvre paz, et espérons bien faire entendre à ceulx cy, en négotiant avecques eulx, que vous ne feustes oncques eh voulonté d'adhérer aulcunement aux allemantz sinon pour gratiffier et complaire au feu roy d'Angleterre, et que de vous vous ne voullés ne prétendes traicter avecques aultres qu'avec le roy d'Angleterre qui est à présent/et cela faict que vous luy accorderez toutes choses raisonnables et convenables à vostre amytié s'il vous en veult requérir. Et, s'ilz nous disent en avoyr bien ouy dire plus avant ausdictz allemantz, nous respondrons que par les efiectz ilz congnoistront que nous leur disons vérité et que les aultres leur ont parlé comme gentz qui sont en nécessité et qui mectent en avant tout ce qu'ilz pensent pouvoyr apporter quelque faveur à leurs affayres. Et en summe, Sire, ferons tant s'il nous est possible que ceulx cy quand ilz ne vouldroint rien faire ne se pourroint aulcunement adventaiger sur vous comme ilz ne sçauroint jusques icy raisoil^ablement faire. Et pour ceste fin nous a semblé estre à propoz, nous trouvant le jour de l'entrée avec l'ambassadeur de l'empereur, de prendre résolution avec luy de nous entrevoyr ces jours graz comme nous avions faict à disner une foys chez luy et l'aultre foys chez nous, et néanlmoings, dès l'heure de ladicle résolution prinse et avant qu'y aller, feismes dyre à Paget que nous avions esté tellement priés dudict ambassadeur que nous ne luy avions peu refuzer. En efiect, Sire, nous ne pouvions concepvoyr trop bonne oppinion des dillations dont ceulx cy usent, mesmement que nous voyons tousjours les préparatifz de guerre continuer, et de fraische datte hyer arryva icy ung navyre venant de Flandres chargé de harcquebutz à croq et ne voyt Ton que armes à plaines charrettes sortir de la Tour et mectre en navires. Bien est vray que nous espérons veoyr bien tost où tendent ces dissimulations et dequel costé ceulx cy peuvent, mesmement sy Scaperius arryve icy bien tost comme nous entendons par aulcuns qu'il doibt faire, qui ne fauldra paz
suite. {The history of englith dramatic poetry to the time of Shakespeare and annals of the Stage to the restoration, by J. Payne Collier. Londres, 1831, 3 vol. in-8".)
i08 NÉGOCIATIONS DB [fÉTIIER 1547]
à les tanter comme nous pensons par tous les moyens et elTortz qu'il pourra et en public et en particulier pour esbranler ceulx qu*il pourra. Et sy ainsy est, nous, Sire, pour vostre service et pour le bien de voz affayres prendrons bardyesse, sans attendre vostre commandement ne faire pas trop les renchériés à promectre de vostre libéralité là où nous verrions qu*il en seroyt besoing comme il en pourroyt bien estre à cesle heure plus que jamays, d'aultant que le prince est jeune et que Tauthorite est en plusieurs qui ne sont pas asseurés qu*elle leur demeure telle quand il sera grand, au moyen de quoy ceulx qui ayment le gaing y vouldront entendre ce pendent que le temps leur dure. Toutesfoys en cela nous ad viserons bien de ne nous advancer à rien proumectre qu'il ne soyt très nécessayre, et sy ne parlerons que en termes généraulx sans vous obbliger à rien de spécial. C'est, Sire, tout ce que nous pensons qa'il fault que Vostre Majesté entende jusques à présent, sinon que nous entendons qu'il est icy arryvé quelcun venant de Tévesque de Wesmester \ ambassadeur près l'empereur, et n'avons peu scavoyr qu*il porte. Ce qui surviendra vous sera incontinent escript au jour et à la journée. »
« De Londres, ce xxvi»* febvrier vxlvi. » Vol. 6, f» i20, copie du xvi« siècle, 3 p. 3/i in-f».
MM. DE 8ELVK ET DE LA GARDE A L' AMIRAL
123. — Londres^ 26 février, — Ils ont entendu et l'amiral pourra dire au roi « que avant hyer milord Thomas frère du feu conte de Sorré feust publié et déclairé roturier et innoble, privé dez tiltres de milord et de gentilhomme, avec inhibitions et defTences de ne luy plus donner ne attribuer lesdictz tiltres ».
<c De Londres y ce axf/— febvrier r zxv/. » Vol. 6, f» i28, copie du xvi« siècle, 4/2 p. in-f^.
MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU MARÉCHAL DU BIEZ
124. — Londres, 26 février, — Ils racontent au maréchal du Biez les cérémonies funèbres auxquelles ils ont assisté, les promotions du nouveau règne et les fêtes du couronnement, citant le festin du mardi gras au soir « où furent jouées des farses où il y avoyt des papes et des cardinaulx ». Ils l'avisent des préparatifs de guerre et de la dégradation de lord Thomas.
« De Londres, ce xxvi'^' febvrier vxivi. » Vol. 6, f° 128 v*», copie du xvi*^ siècle, 1 p. 1/2 in-P.
1. Dépêches de Thirlby envoyées en Angleterre par Edward Carne, ambassadeur d'Angleterre en Flandre. (Calendar of St. P., Edward VI, p. 5.)
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MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU ROI
125. — Londres, 2S février, — « Sire, nous vous avons adverly par Ligue nostre dernière depesche du XXVI* de ce moys du jour de l'audience ^^'•MiTe. assigné tant aulx ambassadeurs d'Escosse que aulx ambassadeurs des protestantz et à nous, suyvant laquelle assignation, Sire, feurent hyer ouys lesdictz ambassadeurs d'Escosse, ausquelz feust accordé ce qu*ilz demandoint, qui estoyt le congé et sauf conduict de Tévesque de Rosse pour passer devers Yostre Majesté, où nous espérons que ledict évesque se rendra en bref. Et cejourd'buy nous avons eu nostre audience en plain conseil où nous eussions bien vouilu pour la multitude des assistants n'estre pas les premiers à entamer propoz, ce que toutesfoys le silence des aultres nous a contrainctz de faire, mais nous vous pouvons asseurer, Sire, que ce a esté en sorte que Yostre Majesté n'en sçauroyt estre que adventaigée sureulx quand noz propoz se publieroint par tout le monde. Car nous n*avons rien faict sinon neument et simplement réciter l'occasion de la venue par deçà de moy de la Garde, la fondant seullement sur la pacification des difficultés qui estoint touchant les limittez et
fortiffications et la gallayre Et estantz retournez et assis en noz
premières places, Paget, par commandement de M. le protecteur nous
a faict responce. Qui a esté en substance qu'en premier lieu il falloyt
rédiger par escript et conclure les articles qui avoint esté accordés entre nous sur la pacification des différendz des limittes et fortiffications, après, que sy nous avions commissions qui passassent plus avant pour restraindre ladicte amytié qu'ilz depputeroint personnaiges d*entre eulx avec semblables pouvoyrs pour en adviser avec nous, mais qu'il falloyt
qu'ils vissent noz commissions pour faire les leur conformes^ A quoy.
Sire, pour ne vous faire ce discours plus long, nous leur avons dict qu'ilz ne pouvoint faillyr à faire à leurs deppulez une commission pour accorder et paciffier les difGcultés des limittes et fortiffications et une aultre pour Iraicter une ligue deffensive, el qu'après, nous trouvantz avec leursdicts depputés, s'ilz mectoint quelques aultres partiz en avant pour Taugmentation de l'honneur et estât de vos deux Majestés, nous y entendrions, et que s'ilz faisoint ung paz en avant au devant de nous nous en ferions aultant pour les rencontrer. Et là-dessus nous a M. le protecteur nommé ^-j^^-j^ ^^^ leurs depputez qui sont le privésel *, le grand chamberlan qui soulloyt commuMiirM. estre admiraP, maistre Semer de présent admirai frère dudict seigneur protecteur *, et maistre Paget*, avec lesquelz ", Sire, nous avons arresté
1. On a vu (ci-de98us, 21 février) que la lettre de créance de Selve et du baron de la Garde datée de la Muette, 15 février, venait de leur être apportée de France.