‹ Correspondance politique de Odet de SelveChapitre 94 sur 201 · Sir William Paget, encore premier secrétaire d'État · texte numérisé non relu

Sir William Paget, encore premier secrétaire d'État

6. Tous quatre, désignés pour traiter avec Selve et de la Garde la question de

<l'Eoo8iie.

110 NÉGOCIATIONS DE; [février 1547]

de nous trouver après-demain qui sera mercredy pour vacquer et entendre au faict de noz commissions '...., vous suppliant très humblement, Sire, que le plaisir de Vostre Majesté soyt ordonner que nous sçaichyons aussy

son intention de jour en jour ligne parole y a, Sire, qui a esté jectée

par Paget en devisant de ce que dessus, laquelle nous ne nous voulions pas obmectre, qui est que vous, Sire, en mesme temps aviés des ambassadeurs par deçà qui ont puissance de traicter et d'aultres du cosié de Tempereur qui ont pareil pouvoyr. A quoy moy de la Garde ay repiicqué que j'avoys eu cest heur de ne m'estre jamais meslé de marché qui n'ayt

esté bien entretenii

NooTeiiM (( Sire, ayantz eu advertissement que ceulx de deçà avoint armé dix navires et mictz six mil hommes de guerre dessus dont est chef le frère du grand chamberlan ', et que cela partoyt pour s*en aller en Escosse et mectre gentz et vivres dans le chasteau Sainct-André, moy de la Garde pour en entendre la vérité en devisay hyer avec plusieurs et des principaulx de ces seigneurs, faignant d*estre allé veoyr ung tournoy qui se faisoyt. Et parlant à chascun d^eulx à part je les trouvé, Sire, tous accordantz en cecy que le numbre desdictz navyres n'est que de six et des gentz qui sont dessus envyron de VllI*^ hommes de guerre. Et me dirent qu'ili n'alloyent pour faire aulcune descente en Escosse ne pour mectre vivres ne gentz dans ledict chasteau Sainct-André, me disant qui ceulx qui sont dedans n'en ont que faire et qu'ilz sont en liberté et n'ont aulchun siège qui les empesche de mectre ne vivres ne gentz dans ledict chasteau, et que leurs dictz navires ne vont que pour tenir la mer et les passeiges seurs pour les angloys que les escossoys pillent encores chascun jour, et m'asseurent que l'on ne veult faire aulcune entreprise en Escosse'. C'est en effect. Sire, tout ce que nous avons à vous mander, sinon que le seigneur de Belimgembe qui avoyt esté envoyé vers l'empereur, est revenu cejourd'huy, nous n'avons encores sceu qu'il porte ne semblablement sy Scaperius est arryvé quand et luy.

« Sire, etc. »

« De Londres j ce dernier febvrier v'« aav/. >» Vol. 6, P 129, copie du xvi' siècle, 4 p. 1/i in-f".

la ligue défensive, reçurent leur pouvoir le 4 mars. [Calendav of St. P., Edward VI, p. 5.) La dépêche du 21 février a relaté leurs changements de litres.

1. Fixée au surlendemain 2 mars, l'audience fut remise au 4. (Ci-dessous, 2 et 4 mars.)

2. André Dudley, frère de sir John Dudley, capitaine dans la flotte anglaise en août 1546. {Stale Papers, t. I, p. 811.)

3. Les instructions relatives à la conduite de six navires anglais au secours du château de Saint-André avaient été données, dès le mois d'octobre 1546, à Tamiral Andrew Tyrrell. {State Papers, t. V, p. 563.) Andrew Dudley Tavait remplacé dans ce commandement. (/6irf., p. 565, n. 1.) Les six navires, désignés dès cette date, étaient : la Pensée, la Mignonne, la Jeannette, le I/ow, le Dragon, et « ihe Hart ». (Cf. Peut de la flotte anglaise d'août 1545. Ibid., t. 1.. p. 811.)

[mars 1547] M. DE SELYE 111

MM. DE SELYE ET DE LA GARDE A L*AMIRAL

126 — Londres^ 28 février, — Ils ont écrit aa roi les 21 et 26 et n^ont pas encore de réponse : ils demandent toujours à être exactement informés des intentions du roi et de celles de Uamiral.

« De Londres^ ce dernier fehvrier y^XLvr. » Vol. 6, P 131, copie du xvi^ siècle, 1 p. in-P.

MM. DE SELVE ET DE LA GARDE AU ROI

127. — Londres^ 2 mars. — Ils ont reçu la veille la dépêche du roi apportée par M. de Saint-Blancard. On lui a assigné audience pour le lendemain 3 mars, en même temps qu'au duc Philippe de Bavière qui est encore ici; aujourd'hui est donné audience aux ambassadeurs des protestants; les ambassadeurs du roi sont remis au surlendemain pour leur conférence avec les commissaires anglais.

Les ambassadeurs des protestants viennent d'avertir Selve et de la Garde du résultat de leur audience de ce jour. On leur promet toujours bonne issue « de TafTaire pour laquelle ils sont icy », mais on remet la réponse jusqu'après la première conférence entre les ambassadeurs du roi et les commissaires anglais. « En cest dicte audience... le chancellyer d'Angleterre ne s'est poinct trouvé, ny semblablement en celle que nous eusmes Taultre jour, qui est chose que lesdicts ambassadeurs prennent en bonne part, d'aultant que plusieurs estiment par deçà ledict chancellyer impérial et fort amy de l'évesque de Winchestre lequel n'est plus du conseil ny apelé aux affaires depuis la mort du feu roy d'Angleterre. »

« De Londres, ce /y— mars p xlvi. »

Vol. 6, f» 131 v®, copie du xvi« siècle, 1 p. 1/4 in-r>.

MM. DE SELYE ET DE LA GARDE AU ROI

128. — Londres, 4 mars. — Selve et M. de Saint-Blancard se sont rendus la veille auprès du roi d'Angleterre; M. de Saint-Blancard^ qui part le lendemain ou dimanche ^, rendra compte au roi de la façon dont il a rempli sa charge. Selon les prescriptions de la dépêche du roi en date du 16 février, Selve a interrogé Paget sur le mode de signer les lettres royales du nouveau règne. Paget lui a dit « que ledict roy mesmes les signoit, toutesfoys que la lettre envoyée [au roi] par M. Meautis avoyt esté signée par ledict protecteur, d'aultant que le roy son maistre âprenoyt lors à faire son seing en aultre forme qu'il ne le soulloyt- faire

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