‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil: premier pre?sident du Parlement deChapitre 6 sur 28 · LAMOIGNON A MIROMESNIL · texte numérisé non relu

LAMOIGNON A MIROMESNIL

Sinformois exactement te respectable Chancelier de Ifrâticf de tout ce qui se passait de considérable dans wle ressort du Parlement de Rouen, c'est-à-dire .jue, patrespect et par reconnaissance, j'ai toujours depuis son ^exit et même depuis sa démission !i) continué de lui -cndre les mêmes comptes et les mêmes devoirs que je Mlui rendais lorsqu'il éloil en functlons et en place. Il m'écrivait de temps en temps, et cette lettre est une de ttes réponses.

A Mnlcshcrbes le i fjvi

Il y a dans le momie, Monsieur, bien des cervelles démngces, m i'hospîtal des peiittes maisons n'est pas assés grand pour contenir ceux qui ont droit d'y entrer. Quel pcui esirerobjet de donner au public des mo/i/irfe remontrances (i}qiii n'existent point? Le Parlement de Rennes

(i) Celte dJmissiQneside septembre 17GS :\c daisemeni de cstin partie Jcs papiers de Miromesnil est donc postérieur à cette àite ; il ■emblc bien ptobabJe que le P. Présidenl sl' livra à cctie opéralion apTËs la suppression du Parlement, en 1771. (V. t. l, p. ïxj.)

(il Ce pimphlct consiste en de prétendus ob)els de remonlranccs ndrcss^fs au Roi par le Pnrlcmenl ds Rouen, â l'occaiion des affaires de Bretagne, et suppose un envoi prétendu de 140 lettres de cachet ou d'etïl décernées contre des mOKÏstratE. Le Parlement de Rouen le dénoDfS en ce» termes à la cour de Rennes : ■ L'intérêt que vou* ■vés pris i tout te qui nous tu arrivé l'année Jcmiire et 1r précédente nous a inspiré une reconnaissance trop vive ci trop sincère

pour que nous soyoDS indifférents sur ce qui vous touche Un

magistrat de nuire compagnie « (N. F. du Retnel de Boaclecomte), ■ qui est actuellemetit dans votre ressort" (à Saint- NUlo où il possédait

condamnera cet ouvrage, mais il est à souhaîner qu^il puisse en punir Pauthcur. Il y a dans la province de Bretagne bien des affaires qui ne sont pas encore terminées. Tachés, Monsieur, de maintenir la paix dans la vostre, et soyés persuadé de la sincérité de mes sentiments sur tout ce qui vous regarde.

De Lamoignon.

CCCCLXXXIX. — 9 «frier 1765.

Archives Nat., Maison du Roif dépêches^ O* 461, folio a 9. ^ Minute: « M. de Mifometnil (1) ».

SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL

9 février 1765.

Je vous suis très-obHgé, Monsieur, d^avoir bien voulu me faire part de ce qui a été fait au Parlement de Rouen à Toccasion de récrit intitulé : Motifs des remontrances que le Parlement de Rouen a arrêté d*envqyer au Roi après renvoi qui a été /ait de 140 lettres de cachet portant exil à Falaise, du 9 août IJ64, Je n'ai pas

un cnnonicat), « vient de nous envoler un manuscrit intitulé : Motifs

de remontrances ; il nous assure que cet écrit séditieux, et doot

la fausseté se manifeste à la simple lecture, a été répandu dans toute la Bretaj^ne, et principalement à Nantes, où les Etats de cette |nt>vincc sont assemblés, et que, malgré les caractères qu*il porte et qui démontrent tout le mépris qu^il mérite, il n'a pas laissé de faire impression sur l'esprit des personnes peu instruites des maximes du gouvernement françois, des loix fondamentales de la monarchie, des

usages de la ms^gistraturc et des sentiments des magistrats •

{Registre secret, 3o janvier 1765). L'écrit fut condamné à Rennes par arrêt du 1 1 février, (i) V. la note, p. 220, au tome HI de la Correspondance,

manqué d^en rendre compte au Roi. S. M. a été extrêmement satisfaitte du parti qu^apris votre compagnie, et elle y a reconnu avec plaisir ce zèle et cet attachement aux saines maximes qui caractérisent les magistrats dont elle est compasée (i).

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