CCCCXCV. — 13 WÊÊn i B. M. R . ak Y. v: IL iii
LWVERDY A MIROMESNIL.
// s'agit des municipaux. 77 wœ dit mm muot de redit des Jésuites, Répandu le 27 mars i-^S. — Rgmvoié le projet de loi le ^ mtars i^65.
rai ren^u votre lettre, Monsieur, lar le pioyet de \<Â pour les municipaox ; je Tai relu encore arec U plus grande attention, j*ai consulté gens sensés et capables, et Toici les deui changemens qui en ont résulté et que je vous prie de lire avec votre exactitude ordinaire. Si vous les trouvés bien, comme je Tespère, je ferai passer le tout à Paris en parchemin à la rentrée de qoasiinodo et ensuite à Rouen h 1. Je vous prie de me rendre votre réponse le plutôt qu'il vous sera possible. Que CEÛtes-Toos donc de redit des Jésuites? Il seroit bien malheureux qu*il fût modifie et bien malheureux aussi qu*on rendit un arrêt plus fort qu'à Paris (2). Vous connoissés mon inviolable attachement.
Versailles, 25 mars 1765.
(1) Kilit ûct municipaux : supra CCCCXC, Miromesntl est consulté ftur le projet ; la lettre contenant ses critiques, qui semble écrite le 8 mars 17^3, manque, aussi bien que sa réponse a la pnîsentc (2 5 ou 27 avril) et que le texte des changements annoncés
(2) Kdit du mois de novembre 1 764, enregistré à Rouen le 27 mars iyi)b. (V. Supra CCCCXCL)
CCCCXCVl. — îg B, Je M. Lormier. -
Autographe.
TRUDAINE DE MONTIGNY A MIROMESNIL
Lettre prétendue de confiance de M. Trudaine de Monligny, Intendant des finances, au sujet des eauxde-vie de cidre \ 1 1.
A Paris, ce an mnrs 17G5
Je crois, mon cher Monsieur, devoir vous prévenir (de vous à moi, comme aous sommes convenus) que l'affaire de l'eiponaiion des eaux-de-vie de cidre prend au Conseil une lournure qui me fait craindre pour son succès. Je vois que la pluspan des minisires ne sont pus aussi convaincus que vous Cl moi de la jusiiceei de la nécessiiù d'accorder celle facilité aux propriéiaires de terres de \a province de Normandie. Je crains fort, â ne vous rien cacher, que, si cette atfaîre est porke incessamment au Conseil royal du Commerce, comme elle doit l'être, elle ne soii rejetiée, malgrii tout le diisîr que M. le Contrôleur gcn^ral a de la voir réussir, désir dont vous avez pu vous convaincre par vous-même ei que je puis vous ceriifier.
Celle question, toute imporunie qu'elle est en ellemême, ne me paroisi pas avoir encore acquis une assez grande célébrité pour faire disparoisire aux yeux de ceux qui l'examinent pour la première fois tous les préjugés doQt elle est obscurcie, ces préjugés étans d'ailleurs soutenus par les représentations des propriétaires de terres de
(i| V. tome III. Sommaire, p. %\. — Tnidainc de Moniigny, tonscilicT d'Etni cl inIcnJnnI d':s linan>r<t. tib du second TruJnînc ci petii-fïls du pr^vùt d«i m.-irvhand*. Tout en feignant de prendre Ie« inrfrftt des emii-de-vie normandes, il pourrait bien ■f'tvoir pus iii uppoté au commerce Jcs fermier* généraux.
plusieurs autres prorinces qui axqreat y voir la mine de leurs terres.
Toutes ces réflexions, que je crois devoir vous représenter comme votre ami, comme bon citoyen, m^ont fait penser qu'il pourroit être avantageux de tâcher d^éloigner de quelque tems la décision, afiin d*avoir le tems de faire paroistre dans le public quelque mémoire bien fait qui présente la question dans tout son jour. Vous sentez que cela n'est pas possible si le Conseil se tient le mardy de Pasque, comme il parois't que c^esi Tintention, et Texporution demeurera prohibée sans que peut-être on v puisse revenir de sitôt. Vous me direz à cela peut-être que vous demanderez la supression du commerce des fermiers généraux, mais je puis vous assurer que, quand même on vous Taccorderoit, ce ne seroit pas un équivalent, et je crois au contraire que ce seroit un débouché de moins pour une denrée dont Tabondance est déjà préjudiciable. Ne penseriez-vous pas que si, pour anendre des circonstances plus favorables, vous priez M. le Contrôleur général de différer de porter cette affaire au Conseil, il ne pourroit en résulter qu'un très-bon effet? On tâcheroit d>xciter quelques-uns des citoyens zélés pour le bien de votre province à présenter la demande du Parlement avec plus de clarté et de force qu'on ne Ta encore fait. Vous pouriez par exemple lui mander qu'on vous a promis de vous remettre de nouveaux mémoires sur cette affaire, et que vous les lui ferez passer le plus promptement qu'il vous sera possible, et, dans cet intervalle, vous viendrez peut-ctrc à Paris dans la quinzaine de Pâques et vous verrez par vous-même les démarches que vous avez à faire. Mais songez qu'il faut nécessairement que^vous priez vous-même M. le Contrôleur général de différer, car sans cela il compte porter votre affaire au Conseil. Au
surplus je vous avertis de ce que je peûse et de ce que je crains.
Vous sentez que ma lettre ne doit être que pour vous seul, que je ne puis avoir dans tout cela que le zèle du bien et que je vous parle avec ouverture et confiance entière comme à mon ancien ami et camarade. Vous connoissez le très-sincère et respectueux attachement avec lequel j'ay l'honneur. . .
Trudaine de Montigny.
CCCXXCVII. — 32 avril lyÔS.
B. M. R., ms. Y. 67 (U, i3). — Autographe, non signé.
L'AVERDY A MIROMESNIL
Il s^ agissait des municipalités, 25 avril ij65 : renvoie le projet, après V avoir communiqué à M. Le CoU' teulx qui l'a trouvé, ainsi que moi, très-bon et trèssage,
Paris, 22 avril 1765.
[L'Averdy communique à Miromesnil de nouvelles modifications apportées au projet d*édit des municipaux, qui «doit passer avant le règlement spécial qu*on prépare pour la ville de Rouen. U lui demande son avis et Tautorise à en conférer avec le conseiller Le Coutculx seul. Supra, CCCCXC et CCCCXCV.J
CCCCXCVIll. — 23 avril 1765.
B. M. R., ms. Y. 67 (II, 43). — Original, signé.