XXV
ayant à faire des représentations sur une nouvelle prorogation du second vingtième, y glissa un rappel de ses remontrances (1), auxquelles on n’avait encore rien répliqué. Le 3 septembre, à la veille des vacances, il arrêta encore de renouveler ses doléances en la forme d une lettre au Roi (2).
La réponse, si longtemps attendue, arriva le décembre, elle est datée du 28 novembre, et signée encore du ministre Bertin :
te J’ai eu l’honneur de remettre au Roy la lettre que vous m’avés adressée pour S. M., elle ma mandé de vous faiie sçavoir de sa part que son silence sur vos remontrances du 3 juin dernier suffisoit pour vous faire connoistre que son Parlement n’auroit pas dû, après la réponse qu’elle luy a faite le 3 mars dernier, luy présenter de nouvelles remontrances sur le même objet, qu elle ne veut plus en entendre pailei, et qu’elle n’a aucune réponse à y faire (3). »
La lettre fut renvoyée à l’examen de commissaires. On décida de nouvelles remontrances le 23 février 1768; elles ne furent adoptées que le 19 août suivant. Le gouvernement ne répondit rien. Le Parlement de Rouen s’en tint là. On était las partout de l’affaire de Rennes. Il n’y avait plus d autre parti que de laisser au temps le soin d’abolir le passé. En Bretagne, tout le monde appelait de ses vœux le retour pur et simple de l’ancien Parlement; la Compagnie, qui en avait pris la place et à laquelle on infligea le nom dérisoire de bailliage d’ Aiguillon, avait conscience de son impuissance et n’était pas la dernière à souhaiter le rétablissement de l ancien ordre de choses. Le Roi s’y résolut enfin, et l’ancien Parlement fut restauré le 15 juillet 1769 (4).
(1) iîecueii. . ., etc., p. 39.
(2) Ibid., p. 41.
(3) Registre secret.
(4) Les quatre conseillers poursuivis virent cesser leur exil quelques