CCCLXIX. — 27 janvier
B. M. R., ms. Y. 241 (2). — Autographe, non signé.
// me marque qu'il va dresser un plan de marche qu'il m'enverra, mais il n"* est pas d'avis que les ordres que Pon adressera à M^* du Parlement les mette en état de
délibérer avant, que le Roy eût rendu leur& démissions.
Je viens de lire vos deux lettres, Monsieur.
Grenoble n'est pas encore rétabli. On a envoie quelqu'un de confiance à Fontainebleau qui reviendra ce soir afin de prendre langue ; ensuite on en fera venir ici cinq ou six pour convenir des termes, et on compte que cela finira la semaine prochaine. On attend encore des nouvelles de Toulouse, dont on n'en a pas encore reçu depuis Ifes courriers expédiés. Ne soies par surpris que Grenoble dure ce tems. La nécessité du secret a empêché de rien traiter avec lui jusqu'à ce que Paris ait fini. La modification de M. L[ambert] a retardé enicore, & san^ Failouci$semem du Xvundy. tou.^ éxpit à peu piràs j)^clu. Le n^ardy Iç l^QJla.cansen^. qu'on eaumlt Gronoble et on, a fait sur le cbaoïp partit quelq'ua qu'ils coanoissoat.
Quaat à Rou(^^ je vais dre$$er.ua projet, d'opérations com{Uet dlaprè^.vQ&instxuaions ; m^isje.ne peux.gçiClter que. l'pi^ dij$e dams l'ordre qui mande, qvi^il& poiuront adresser au Roi. les.représeAta^ion^ qu'ils jugerom k pror pos. C'est mettre ce parlement dans le cas de délibérer avaixt qu.^ 1q& délaissions, soieat rendues» et vQus.verriés qu'ils commenceroient par biffer l'arrêt du Conseil, ce qui feroit ici une scène qui rompront toutes mes mesures. Dans cette position je vais tourner tout mon plan pour que cette séance ne soit que purement méchanique et automate, afin dla^maner ^i'ordre en ordro tes mandés à Paris. Du reste, il seroit trop long d'attendre ce que Grenoble aura fait à son arrivée. U me paroît mieux, aussitôt que le Roi lui a»ra parlé, d'envoier les ordres à Rouen. Ils emportent au moins trois semaines avant que le Roi parle aux mandÂB^ ei peodant ce tems oa sçajiira de reste des nouvelles de Grenoble : la déclaratioA du 1 1 novembre
ne les retient pas, ils sont disposés à l'enregistrer, et, si M. Berlin avoit voulu Vy envoier, elle Tauroit été au milieu des troubles. Cestcequ^ils ont dit eux-mêmes. Ainsi de ce côté, nous n^avons pas dUnquiétude. Ce n^est que la personne du Dumesnil qui nous laisse encore des allarmes, parce que cet homme ne peut pas être condamné avec les ordres qu^il avoit, sans le déshonneur du maître. Votre projet de lettres patentes s*est confondu dans une mer immense de papiers que moi seul peux ranger. Ren* voies m^en copie, je vous prie. Vous conooissés mon bien sincère attachement.
Ce 27 janvier 1764.
Envoies moi, je vous prie : t^ la liste de tous les officiers du Parlement de Rouen, auxquels il faut adresser une lettre de cachet ; 20 la datte des démissions ; 3* marqués moi si le jour de la transcription de Tarrét du Conseil est le même que celui des démissions ; 49 si cet arrêt est du 17 ou 19 novembre dernier (i). J^ai absolument besoin d^être éclairci au juste sur ces quatre points.