CCCCIII. — 14 mars
B. M. R., ms. Y. 241 (3). — Autographe, non signé.
L'AVERDY A MIROMESNIL
Marque son inquiétude sur le Parlement de Rouen, attendu les impresssions qu'il reçoit de Paris,
Je n'ai pas encore eu le tetns de vous écrire. Monsieur. Je suis fort aise que M. Bertin ait consenti à répéter les deux dattes (i) dans le préambule; mais je suis toujours
(i) Celles des deux arrêts du Conseil des 24 août et 17 novembre derniers, mentionnés dans les lettres patentes du 8 mars 1764. ( V, Journal des opérations^ etc.). Cf. le Sommaire:
très inquiet du parti que prendra le Parlement de Rouen sur les impositions, et encore plus des arrêts qu'il pourra rendre dans la suite. Il me fait toujours trembler pour sa besogne, vu le besoin extrime que nous avons de tranquillité. Je suis pour le remercîment qui me paroftroit bien convenable. Madame de TAverdy va toujours de même, sauf que la continuité de son état lui a donné un peu de iièvre qui ne laisse pas de m'inquiéter. Madame de Pompadour a eu un mieux assés marqué^ mais elle n>st pas encore hors de danger, il s- en faut beaucoup ^ et c'est le seizième jour de sa maladie (i). J'attends de vos nouvelles avec la plus grande impatience et vous réitère les assurances du plus sincère attachement.
Paris 14 mars 1764.