CCCCIX. — 24 mars
B. M. R., ms. Y. 241 (3). — Autographe.
BERTIN A MIROMESNIL
Me marque les difficultés que Von trouve, dans le comité, à recevoir la députation du Parlement et me mande de lui en marquer mon sentiment, de manière quil puisse communiquer ma lettre au comité.
Cette lettre doit être du 24 mars; reçue le 25 mars 1764, en même temps que la lettre ostensible du 24,
Vous n^avés point reçu encore de mes nouvelles, Monsieur, parce que j'attendoîs la lettre que le Parlement a délibéré d'^addresser au Roy, pour luy demander la députation solemnelle, et je vous en écris même aujourd^huy une lettre ostensible (i).
Mais il y a un autre objet plus important à ce sujet, et qui peut faire désirer que cette députation n'ait pas lieu. Le Parlement a mis dans Tenregîtrement des lettres patentes des clauses très peu faites pour paroitre sous les yeux du Roy; et non seulement il les y a mises, mais, sans les renfermer dans un arrrèiésecret sur les registres (2),
(1) Cette lettre oeteatibk manque.
(2) Comme fit le Parlement de Pwis.
dont on peut prétendre cause d'ignorance, il les a fait imprimer et envoyer dans tous les baillages de son ressort. Si le Roy reçoit la députation, il ne pourra s'empêcher peut-être d'en marquer son mécontentement. Dans ces circonstances, ne penseriés vous pas qu'il serait à propos de dispenser 3f« du Parlement de la députation ? Alors cela auroit une issue plus douce et plus simple. Je vous prie de me répondre sur cecy en particulier et de vous à moy. Si vous pensés comme moy, je proposeray au Conseil de dispenser le Parlement de la députa tion. Au reste, comme je vous écris à ce sujet en particulier par Tavis du comité, répondes moy de faqon que je puisse donner connaissance de votre lettre, et, si vous avés du particulier pour moy seul, vous me Vécrirés séparément. Vous connoissés, Monsieur, tous les sentiments avec lesquels. . .
Bertin.