CCCCLV. — 16 août. — UAverdy à Af. —On attend
les remontrances sur la cassation de Tarrêt du 9. Mais la plupart des Parlements ayant enregistré la déclaration du 12 juillet, il ne voit pas quelle concession on pourrait fiiire à Rouen. 11 propose des lettres patentes qui annuleraient Tarrêt du 7, enregistrant sous réserves les lettres du I ) juillet, et Ton reprendrait l'affaire sur nouveaux frais 338
CaXXVlV — 17 août. — Bertin a A/. — Il aurait dû
recevoir une copie régulière de Tarrét du 9 août sur le Bureau perpétuel 340
CCCCLVIl — 19 août. — M.à L'Averdy. — Il pense
que la création du Bureau perpétuel n*cst qu*un effet de Tesprit d'opposition qui cherche à ranimer les querelles, et qu'il y a tout avantage à temporiser. Si les remontrances décidées sont prêtes avant la léparation du Palais, il recommande qu'on n'y réponde que par des votes modérées. Pour lui, il va travailler à la conciHatioo. Il représente les souf-
frances da peuple, du commerce, de Tagriculture, il expose des vues générales sur la situation, et sur la nécessité de réduire les impôts, dont rénormité est la cause de la fermentation et du mécontentement qu'on observe dans toutes les classes de la nation. Enfin, il signale plusieurs réformes qui lui apparaissent parmi
les plus urgentes 341
CCCCLVIII. — 22 août. — VAverdy a AT. — U discute
les idées de M. Les procédés de gouvernement ont été mauTais; il faut les changer. La réforme des finances n*est point chose si fiicile.
11 se plaint des cabales et des oppositions dont il est entouré. A Tégard de Taffaire dérivant de la cassation de Tarrêt du Parlement du 9 août, il propose à M. de préparer une solution avec le concours de M Le Couteulx. Il va étudier les quelques questions particulières que M. lui
signale , 356