CCCXXXV. — ao décembre
H. M. K., ms. Y. 341 (8). — Minute ; • A M. de l'Avculy,
(lontrollcur gcneral, 20 Jcccmbrc lyhS, partie le ai. ■
MIROMESNIL A UAVERDY.
Monsieur,
J'ay rcs'u aujourdhuy la lettre que vous m'avés tait l'honneur de m'ccrirc le 18 de ce mois. Je ne vous dissimulerai point qu'elle est arrivée tort à propos, pour relever mon courage et pour me tirer du chagrin où la situalion présente àts affaires du Roy et de TEtat m ont plonge. Quoique je n'eusse pas l'avantage de vous connoiire parfaitement, votre réputation m'étoit connue; ainsi j*êtois instruit de votre amour pour le travail, de votre vertu, et de votre zèle pour le bien. La tranchise, d\'cc laquelle vous avés bien voulu m'écrire, et les vues louables et respectables, que vous m'annonces, me contirment dans Topinion que j'avois con«;ue de votre caractère, et je vais m'expliquer avec vous d'une manière que je me tlatte qui vous convaincra de ma sincérité.
J'ay toujours regardé l'administration de la justice comme la portion la plus essentielle du gouvernement, et je VOU.S assure que mon cœur fut pénétre de la plus vive douleur l()rsi]ue M" du Parlement prirent le parti de remettre leurs charges entre lc*s mains du Roy.
Je ne pou vois cependant desapprouver intérieurement kC sacrifice : les termes dans Ics^^uels est conçu l'arrêt du (U>nscil du 17 novembre dernier sont si terribles qu'il ne me f>aroiss«>it pas surprenant qu'ils fissent l'impression la plus atHigcante sur l'esprit et sur le cœur des magistrats. Opcndam j*aurois désiré qu'ils nVussent point abbandonne des tonciions oéccataircs à la sûreté publique, cl
dont la cessation ajoute infiniment à la misère du peuple. Celte considération m'engagea à dire à M'< du Parlement que je ne croiois pas pouvoir donner ma démission, tant qu*il me resteroit un raion d'espérance de les voir reprendre leurs offices. Je les conjurai de ne point regarder ma conduite comme un acte capable de me séparer d^un corps que je respecte, qui m^est cher et auquel je serai attaché toute ma vie par les sentimens les plus tendres, mais comme une marque de ma confiance dans la bonté du Roy, et dans leur zèle sincère pour le bien de son service. Je fus assez heureux pour les voir rendre justice à mon cœur et approuver le parti que je prenois. Je les priai de ne point s'éloigner jusqu^à la fin de novembre, et de trouver bon que je les fisses avertir pour les prier de s'assembler chez moy, en cas qu^il se présentât quelques circonstances où j'eusses besoin d^étre assisté de leurs lumières.
Lorsque M. le vice-Chancelier m'écrivit pour m^accuscr la réception des démissions et de la lettre que pavois adressé au Roy en les lui envoiant, et pour me marquer qu'il avoit remis le tout à Sa Majesté, j'assemblai chez moy M'» du Parlement pour leur en faire part, et je les priai de me tracer la conduite que je devois tenir relativement aux hôpitaux, aux clameurs de haro et aux autres objets qui demandent ordinairement de ma part une attention continuelle; il fut convenu que je m'absenterois des administrations, que les bureaux ne s^assembleroient pas chez moy en forme, pour y faire des délibérations, mais que, lorsque les administrateurs voudroient me consulter, je les rccevrois chez moy, sauf à eux à rédiger ensuite, en forme des délibérations dans leurs assemblées ordinaires, ce qu'ils auroient arrêté verbalement avec moy dans ces espèces de conférences; quant aux clameurs
de haro, il fut convenu que, s^il s*cn prétentoit, fcntendrois les parties, soit pour les concilier, soit pour les ren* voier devant les premiers juges. Certain de la conduite que je pouvois tenir par rapport à ces objets, et sûr de ne rien faire qui déplût à ma Compagnie, je fus un peu plus tranquille, et je ne songeai plus qu'à m^occuper des moyens de rétablir le Parlement.
Dans cène vue, j^ai écrit plusieurs lettres à M. le vice- Chancelier. Dans une, entres autres, je Tai prié de me marquer s*il trouveroit bon que je soumisses à ses lumières les idées qui pourroient me venir sur les moyens de rassembler M" du Parlement, et de les engager à reprendre leurs offices d'une manière qui leur fût agréable et qui cependant ne compromit pas Tau torité du Roy. Les réponses 1 1) de M. le vice-Chancelier ont été très-polies, remplies de choses flatteuses pour moy, que je voudrois mériter, remplies même de caresses, mais il tinissoit toujours par me marquer du regret que sa position ne luy permit pas de me donner les marques de confiance dont il veut bien me croire digne, et par m'assurer qu'il seroit 5ur la résenx tant que cette position ne changeroit pas.
Je .suis pénétré de reconnoissancedes bontés dont M. le vice-Chancelier veut bien m'honnorcr; je respecte les motifs qui l'empêchent de me donner les mêmes marques iic contiancc que je viens de recevoir de vous, mais je vr)us avoue que son silence sur Tobjet qui m'intéresse véritablement, c'est-à-dire sur les moyens de rétablir le P.irlement et de rendre à Tadminist ration de la justice S4>n cours ordinaire, me causoit un chagrin difficile à exprimer, et je ne crains pas, Monsieur, de vous avouer, que je commençois à perdre courage, lorsque votre lettre eat venue me ranimer.
( I ) Oue partie de U oorretfood«iicc manque.
Le temps pendant lequel M" du Parlement m^avoient promis de ne pas s'éloigner étant expiré, un grand nombre d'entre eux ont quitté la ville. Je dois leur rendre la justice de vous dire qu^aucun d^eux n'est parti sans Tenir m'en avertir.
' Lorsque j'ay vu que le tems se passoit ainsi, sans qu'il me fût possible d'obtenir aucune ouvenure sur un objet aussi intéressant que celuy qui m'occupe, j^ai pris le parti de composer une lettre que j*ai pris la liberté d^adresser au Roy méme(i). Je l'ai envoie samedy dernier à M. le vice-Chancelier, en le priant de la remettre à Sa Majesté, et je luy ai marqué que, lorsqu^il m''en auroit accusé la réception, je la montrerois à ceux de M» du Parlement qui sont à Rouen et qui viennent ordinairement me voir. En effet. Monsieur, Top seroit en droit de trouver surprenant que je ne parusses faire aucune démarche afin de parvenir à rétablir ma Compagnie. J^av envoie une copie de cette lettre à M. de Saint- Florentin comme Secrétaire d'Etat de la province, et j'ay mandé à M. le vice-Chancelier que je n'en donnerois de copies icy à personne, et que je me contenterois de la faire voir à M" du Parlement.
Voilà, Monsieur, un compte exact de ce qui s^est passé en moy, et de ma conduite depuis le jour où M" du Parlement ont donné leurs démissions.
Lorsque j'ai appris que M. Bertin passoit à la place de Secrétaire d'Etat, et que le Roy vous avoit confié l'administration des finances, j'ay pensé que le choix de Sa Majc^té seroit agréable aux Parlemens, et j'en ai con<;u quelque espérance de voir Tenregisirement de la déclaration réussir dans ceux qui ne sont pas dans le même cas que ccluy de Rc^uen, et par consét|uent de voir aussi plustot
(i) Lettre au Roi du 16 décembre 1763. V. le SommaÀrt.
le rétablissement de ce dernier. Mais n'atant pas l'avantage dVtrc connu de vous autant que je le suis de M. Berlin, auquel je suis attaché par Tamitié la plus tendre et la plus sincère, je n'ai osé vous entretenir le premier des affaires de la province et de ma Compagnie, et j*attendois avec impatience qu'il se présentât une occasion de vous rendre compte de queiqu'objet intéressant, afin de vous mettre à portée de juger du degré de confiance que vous croiriez pouvoir me donner. Vous faites naître vous même, Monsieur, cette occasion, et je la saisis avec une véritable satisfaction.
J*ay remarqué que l'enregistrement de la déclaration ( i ) au I^arlement de Paris n'avoit pas fait une sensation avantageuse icy sur les esprits, mais, depuis que Ton s^^ait que vous êtes à la tête du gouvernement des finances, je m'iippcrçois que Ton commence à s'adoucir, et. suivant L*s vliîférents éclaircissemens que je tâche de me procurer sur ce lui se dit dans le monde, je crois pouvoir espérer que Ton enregiMreroit avec des modifications. Mais un \\nni assez délicat et sur lequel les gens, même les plus m-xlércs Cl les plus capables de sentir la nécessité des impôts, seront peut-être les plus difficiles, c'est le moyen d*crfacer l'impression que les arrêts du 0>nseil du 24 août Cl du 17 novembre dernier ont faite sur les esprits. Cet ohjei est celuy sur kv]uel j'ay principalement appuve
>i) i'xWz Ju ai novctnhrc I7't<. ^unccrnant le vJiil^ttrc, 1j liqui .litum cl le rcmKiur^ciwrnt .I'*i .Ictt*»» Ae VKut. (Recmeil Jes h Ittt ., .te), ijctx'i dé^\tnxion éuit tuh«tttucc à IVdit J*«vnl 1 ;ùS, .j i«e ic truublet d«nt i«>uft Ici Piricmcou L't pri>rv»gatumt J*imp 't * le l'ë lit cUicnt rriAintcnijct. mjit la caiMe d'aniortiMcnient Ac Il i lie iie l'Kui ctJii uuvcrte 4 nouveau ; Jet rcglement^ cLiicnt l'ii) «iKé^pDiir .Uteimin^r les mojrcn* JcrétliKrr rit4blitftem*rt Ju jf.i%ire; ^-n^la lot .iiurs souvrj-nrft étaient invitcet 4 prf« *.)irr<icft •ne Tivjtre» ft>ir l.*t rnuyent J'atteinJrc les butt piMirtuivi».
dans la lettre que j'ai pris la liberté d'adresser au Rov. il est c^nain que des lenres patentes, qui abrogeroxeni lou: ce qui s'est^ait de part et d*autre, sont Tunique moven d'eifacer la flétrissure si je puis m'exprimer aiosîi opérée par les deux arrêts du C3nseil ; mais, pour juger de Teife: qu'elles pouroiem produire, il taudroi; en avoir un projet sous les yeux. .Au surpins je Tais voir ces jours cv quelques personnes, je les sonderai comme de moi-même. et je TOUS rendrai compte de ce que j'aurai pu £aire. Si je ne réussis pas, je vous assure. Monsieur, que oe ne sera pas ma faute. Vous &;avés que, dans une place pareille i celle que j'occupe. Ton ne peu; répondre de rien, si ce n'est de sa propre bonne volonté.
Soyez persuadé, je vous prie. Monsieur, que je garderai le plus protond secre: sur tout ce que vous ne me permettrés pas Je dire, et que je m'estimerai heureux si je puis $er>ir utilcmcn: le Roy, l'Eut, e: ma Compagnie, et jusiitîcr du moins par mon zclc et par ma sincérité l'opi* nion que vous voules bien avoir de mes seoiimens. Vous trouvères peu: c3% ce::e leiire cy un i>eu longue, mais j'*av cru nccessa.re jc vojs inrormer exactement de la conduite ^ue j'jy :enae. c: r.'iéme de ceqj:s*es: passé en mov dopuï> ic crj^k «:vcncnien: Jon: il ^: ^rand tems de faire ccNse: ies ..ico.*.'vir..cns.
Je SLI.S. . . .
i\>:-^^'-i!::u: — J». .'.n> ;cv. Mor.s.ejr. une copie Jv i.î :o:: 0 .:..i- ai \rT s li .itKrr.c ô'jorc:s>er au Rov,
CCCXXXVI. — aa décembre 1763.
h. M. K , mt. Y. 241 (8). — Minute : « A M. de l'Averdy, Contrôleur général, aa décembre 1763. »
MIROMESNIL A L'AVERDY
Monsieur,
J\ii montré hier à quelques uns de M'^du Parlement, qui sont venus me voir, la lettre que j^ay écrite eu Roy le 16 de ce mois, et dont je vous ai envolé hier une copie; ils m^en ont paru contens. Je leur ai aussi parlé de Tenrcgistrement fait à Toulouse, et j'ai cru entrevoir qu'ils sentoient la nécessité que cet exemple fût suivi. Il est à désirer que Grenoble confirme cette disposition par son exemple.
Je compte voir encore aujourd'hui quelques personnes, et )c vous rendrai compte de ce que les entretiens que j'aurai me donneront lieu d'espérer. Mais il me revient de tous côtés que les esprits s'adoucissent de jour en jour Je voudrois donc, afin d'être en état de contribuer à les bien dis(x>ser, s^avoir vos intentions sur les lettres patentes |u'il seroit nécessaire que le Roy voulût bien donner, pour etfacer l'impression faite par les arrêts du Conseil du 24 aoust et du f 7 novembre dernier, car c'est, à ce que je vois ^ présent, le point le plus important.
J'ay re<;u hier matin la réponse de M. le vice-Chancelier à Tcnvoy que je luy a vois fait de ma lettre au Roy. Je me garderai bien de la montrer, car elle ne serviroit qu'à aigrir les esprits, et elle contrarieroit trop les vues qui vous ont engagé à m*honorer de votre confiance. Je luy ai écrit sur le champ pour le prier de nouveau de remettre ma lettre à Sa Majesté.
Je vous envoie, Monsieur, copie de sa lettre et de la
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princes et les pairs sont déjà eo mouvement, et voici une nouvelle aflairc par dessus toutes les autres. A Bordeaux on croit que le tout sera registre, mais on n'en a pas encore de nouvelles. Je tâcherai d'avoir demain copie de cette patente et de vous Tenvoier sous le plus grand secret. Votre lettre aussi sera un bon véhicule pour me donner des armes capables d'engager à prendre enfin le parti dont je sens l'importance, et que je désire avec la plus grande ardeur. J^y trouverai des difficultés, mais je ferai tout au monde pour les vaincre. Puisqu'on m'a pris dans le Parlement pour me porter 0(1 je ne vouloispas aller^ j'espère qu'on excusera mon importunité. Mais, comme je o'ai le droit de me mêler que de la finance, ce n'est que par la déclaration registrée que je puis avoir les vrais arguments capables de déterminer. Si vous pouvés, Monsieur, me donner des renseignemens un peu plus rassurans, je serai alors en état de me découvrir et d'entamer l'affaire que je voudrois déjà voir finie. Vous voies ma franchise et ma candeur. Que je serois heureux si je pouvois, en rendant compte au Roi de notre commerce, lui mettre de plus en plus sous les yeux toute l'utilité dont vous lui êtes pour le bonheur de ses peuples, et en conséquence, soit en vous engageant à faire un tour à Versailles, soit, si vous Testimés meilleur, en vous laissant à Rouen, mettre les choses en état de prendre fin par lenregistrement de la déclaration et des Icures patentes, en envoiant des ordres à messieurs du Parlement de reprendre leurs fonctions. Voies aussi s'il faut d'autres formes, jusqu'à quel degré l'autorité peut se réduire sans
Cour renvoie le procès au Pariement léâBt à Pans, • qui est émioemment 1j Oour doa Paira, le aiége urdiiiAife de la Pairie et plus a portée de cooToquer las dtu Pain. • V. le Sommuirt,
s'flvîlir, et jusqn'^à quel degré le Pârtemeht pourra se pf*ter è des cik*cônstattces qui ne pourroient devtenîr heu* rendes que par un enregistretnent volontaire, comme cetix de Paris et de Toulouse.
Rien n'égale le rèspea et rattachement avec lesquels je serai touié ftia vit, . . .
De L'AverdY.
Paris, 22 décembre ijôS.
OCCXXXVIII. — tt ^McèmbfiB 1763.
B. M. R., ms. Y. 341 {%). —Original, tq^né.
BERTIN A MIROMESNIL
J'avois pris la précaution d'tnvoier aussi â M. Bertin une copie de la lettre que pavois adressée mu Rojrpmr le canal du vice-Chancelier de Maupeou, duquel je me défiois, ainsi que de son .Jils, Premier Frésidemt âm Parlement de Paris. M. Beriin m accuse éë récaptiam de cette copie.
A Paris, 12 déc^kibPt 176^.
Rien ne pouvoit, monsieur, tne faire plus db plaisir que le part que vous avés pris à la nouvelle gfâce dont le Roy m'a honoré. Je suis le plus sensible aot aissiirafices que vo«s i^j'en donnés, et je vous en remerrde de tout mon cœur. Si j'ây été satisfait de tne trouvèt dan^ le eas, dans mon nouveau dépanement, d^entretenit corresTpondanccd'atfaires entre nous, je le suis pour le moins autant de la proposition que vous me failles de continuer celle de confiance qui s'étoit établie de vous à moy; je>l'«CAp<e bien volontiers et vous suis très obli^ 'dt la tfemière^ae
vous m'ayés écrit dans ce geore, et à laquelle étoit jointe la copie de celle que vous avés écrit au Roy. Votre conduite, pleine de sagesse et de zdt, voua met sûrement au dessus de tous les coups qu'on voudrait vous porter. En tout cas vous deyés estre bien sûr que je ne négligerai aucune occasion de vous prouver Tintérét véritable que je prendrai toujours à cequi pourra vous regarder, et je vous en donne pour garants les sentimenu avec lesquels je suis plus que personne,. . .
Bbrtin.
CCCXXXIX. — aa décembre 1763.
B. M. R., mt. Y. 341 (8). — Autographe.
SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL
Comme je me défiais du vice^Chancelier de Maupeou et de Son fils, rremier Président du Parlem**nt de Paris, favois envoie à M. de Saint-Florentin une copie de la lettre que j^avois adressée au Roy, par le canal du \nce^Chancelitr, pour solliciter le réîiMissement de M'* du Parlement de Rouen,
M, de Saint-Florentin m'en accuse la réception et m^annonce que je ne suis plus dans son département ,
Ce aa iléccmbrc 1763.
J'ai reçu, Monsieur, ia coppie de la lettre que vous avez cru devoir écrire au Roy et que vous avez adressée à M. le vice-Chancdlier. Il ne m'en a point parlé, et j ay cru devoir observer avec luv la raesme diacrétioo; aussv }*ignorc Tusage qu'il en a fait. Le Parlement de Paris a mTvèté des reoMMiminceft, et le Roy doit ks lecevoir lundy
prochain, et je nedoutte pas qu'il ne soit question dans ces remontrances du Parlement de Rouen. Au reste la charge de Secrétaire d'Estat qui avoit été suprimée ayant été rétablie en faveur de M. Bertin, il a fallut luv foire un département, et je luy ay cédé la Normandie. Ainsy ce sera à luy présentement que vous aurez à faire. Je suis tâché que cela diminue les relations que nous avions ensemble, mais je me flate que vos sentiments pour moy n'en diminueront point, de mesme que vous dew^z estre sûr de ceux que j'ay pour vous, ainssy que de rattachement avec lequel. . .
Saint- Florentin .