MIROMESNIL AU DUC D'HARCOURT
J*ay rei;u hier la lettre que vous m'avés fait rbonneur do m'ccrirc le 27 de ce mois; j'en avois écrite une ie même jour à M. Tabbc Boulié, qui traitoit d'avance les difiercns objets sur lesquels vous avés la bonté de me consulter.
11 est naturel. Monsieur, que M. de Lislebonne soit reçu au Parlement en même tems que vous, mais pcr-
u) Le duc d'Hironirt écrit cette lettre dans l'ignorance Je celles ^]ue viennent d'é^ili.ingcr M. et Tabbé Mt>ulic.
mettés-moy de vous observer que je crois que vous différerés trop cette réception, si vous la renvoies à la rentrée du Parlement. Nous entrons en vacances cette année la veille de la Notre Dame de septembre, et nous rentrons toujours à la S*-Martin. Il est certain que ce sera attendre bien longtems pour vous faire recevoir que d'attendre le mois de novembre.
Quant à Télection des maire et échevins, j*ay mandé avant-hier à M. Tabbé Boulié ce qui venoit de se passer au Parlementât). Les com mi ssa ires on tété hier à THôtel de ville et doivent Hnir aujourd'huy leur procès verbal, lis le porteront demain aux chambres assemblées et je vous informerai de ce qcH s'y passera.
Je ne crois pas, Monsieur, qu'il convienne que vous envoiez vos provisions et que vous les fassiez présenter en votre absence, par les raisons que j^ay marquées à M. l'abbé BouKé, et, puisque vous me faites ITionneur de me consulter, je crois qu'il convient que vous veniez à Kouen avec M . de Lislebonne. que vcoit présentiez vos provisions et les siennes et que vous vous fassiez recevoir tout de suite. Ce sera une affoire faite, et je crois qu'il est à désirer que ce soit ce ntois cy. Votre présence, les politesses que vous ferés sûrement à tout le monde vous gagneront les esprits, et je crois que c'est le meilleur parti.
Je suis, avec l'attachement le plus inviolable et le res* pect le plus sincère. . . .
(i) lui lettre manque : le 17 juin te Parlement, te préoccupant dei éi^tiont municifNilet et averti v)u*elles te font d'ordinaire en lutllet. délégua iro«t de tea membres pour prendre connaisaaocc des rqpsirca de l'Hôtel-dc-Ville et y rechercher dant qucITes formes %c doi\*ent fwre cet électiont.
CCCCXXXVIII. 21 juin 1764.
B. M. R., ms. Y. 241 (4). — Original, signé.
LE DUC D'HARCOURT A MIROMESNIL
[11 ne se présentera au Parlement qu'après la rentrée de la Saiof- Martin et y fera recevoir en même temps soû fils, le comte de Lillebonne, nommé, à sa place, lieutbnant général de la Hante-Normandie, il n'attendra pas l'enregistrement de ses provisions pour installer les nouveaux maire et échevins, et il se rendra soit à Gaillon, soit au Vaudreuil, pour y procéder à cette cérémonie. Il ▼■ toutefois et sans tarder adresser ses provisions au Pariement, et à cet effet il demande les formes qui doivent être suivies ; ne pourrait-il pas faire présenter ses lettres par proooreur, ainsi que le fît le maréchal de Luxembourg, ou bien vaut-il mieux qu^il attende le temps où il se rendra à Rouen ? H préférerait le premier mode, il n'aurait plus alors qu'à prendre séance au Parlement, à son arrivée . dans son gouvernement (i)].
CCCCXXXIX. — 29 juin 1764.
B. M. R., ms. Y. 241 (4). — Minute : « A M. le duc d*Harcourt,
le 20 juin 1764 ».
Ml ROM ESN FL AU DUC D'HARCOURT.
Monsieur,
J^ay re<;u hier la lettre que vous m'avés fait Tbonneur de m'écrire le 27 de ce mois; j^cn a vois écrite une le même jour à M. Tabbé Boulié, qui traitoit d^avance les différons objets sur lesquels vous avés la bonté de me consulter.
Il est naturel, Monsieur, que M. de Lislebonne soit reçu au Parlement en même tems que vous, mais pcr-
(i) Le vluc d'Harc<]urt écrit cette lettre dans l'ignorance de celles que viennent d'échanger M. et Tabb^ Uoulié.
mcttés-moy de vous observer que je crois que vous différcrés trop cette réception, si vous la renvoies à la rentrée du Parlement. Nous entrons en vacances cette année la veille de la Notre Dame de septembre, et nous rentrons toujours à la S^Martin. Il est certain que ce sera attendre bien longtems pour vous faire recevoir que d'attendre le mois de novembre.
Quant à rélection des maire et échevins, j*ay mandé avant-hier à M. Tabbé Boulié ce qui venoit de se passer au Parlementai). Les commissaires ont été hier à PHôtel de ville et doivent Hnir aujourd'huy leur procès verbal. Ils le porteront demain aux chambres assemblées et je vous informerai de ce q en s'y passera.
Je ne crois pas. Monsieur, qu'il convienne que vous cnvoiez vos provisions et que vous les fassiez présenter en votre absence, par les raisons que j^ay marquées à M. l'abbé BouKé, et, puisque vous me faites l^onneur de me consulter, je crois qu'il convient que vous veniez à Rouen avec M . de Lislebonne. que vous présentiez vos provisions et les siennes et que vous vous fassiez recevoir tout de suite. Ce sera une affoire faite, et je crois qu'il est à désirer que ce soit ce mois cy. Votre présence, les politesses que vous ferés sûrement ù tout le monde vous gagneront les esprits, et je crois que c'est le meilleur parti.
Je suis, avec l'attachement le plus inviolable et le respect le plus sincère. . . .
(i) 1^ lettre manque : le 17 juin !e Parlement, te préoccupant dtf Sections municifNilet et .iverti t)u*e1let te font ii*<)rdiniiire en IQillet, délégua troit Je tes membres pt>ur prendre connaistancc des reipttre» de rHôtel-dc- Ville et y rfcher»:her dant quclten formes %c doivent fmre ces élections