CCCCLIX. — t^ septembre
B. M. R., mi. Y. 341 (7). — Autographe, non ùgoé,
L'AVERDY A MIROMESNIL
Marque que les remontrances sur Parrest de cassation revestu de lettres patentes sont arrh*ées la veille ; propose de faire mander au Parlement par M. Berlin, de r ordre du Roy, que Sa Majesté a pris les remontrances pnur les lire.
Les remontrances sur Tarrét de cassation (1). revêtu de lettres patentes, arrivèrent hier. Monsieur; j'avois compté avec vous que le meilleur parti étoit de n*y répondre qu'à la rentrée du Parlement, et la chose est diflîcilc autrement, le Conseil ne se tenant qu'à la fin de la semaine prochaine. J'ai cependant f>eur qu'on n'interprette en
<i) Cet rcaiontranves ont été .1 lopt<5ct et eipédtécs le 39 août. Copie en c<t anœiéc au Registre itcrtt.
peur ce silence, et q u^a van t votre séparation on ne veuille cnvoier Tarrêt dans les si(^ges. Les complimens ne m'ont point flatté, parce que je ne les aime pas et que je crains Danaos et donaferentes. Marqujés moi tout de suite, je vous prie, ce que vous pensés de cette position, dès demain, si vous le pouvés.
J'ai causé avec M Bertin sur ce qui vous intéresse personnellement. Soies persuadé que nous ferons tous deux ensemble tout ce qui dépendra de nous pour être utiles à un galant homme dont nous pUigaons biçn sincèrement la position.
Il me vient une idée. Si M. Bertin et moi vous répondions que noirs avons remis au Roi les remontrances, et que S. M. les a prises pour les lire elle même, et qu'elle a chargé M. Bertin de vous mander qu^elle les examinera avec anention, qu'elle a afiprouvé la marque de déférence que lui a donné son Parlement en ne donnant aucune suite à son arrêt, et qu'à sa rentré^ p\\t lui fefasçavoir ses intentions? Cela ne pourroit-il pas servir à empêcher les coups de tête de vos messieurs, que je crois voir d'ici ae préparer à finir toutes leurs séances par lever cette surséance non écrite [ i ). Réfléchissésy, je vous prie, et songes que j'attends votre réponse avec beaucoup d'impatience. Vous connoissés mon inviolable attachement.
Versailles i^"^ septembre 1764,
;i) Apres la cassation de son arrêt du 9 août, le Parlement avait sursis de fait à Tenvoi aux bailliages et à Tcxécution de Parrét cassé. (I-ettrc CCCCLV.)