CLV. — 3o août
B. M. R., mt. Y. 341 (i3). — Original, a^né.
BERTIN A MIROMESNIL
Répondu de Vermanotr(i) le i5 septembre 1761. Je lui ai marqué que je pense que le meilleur party que le Roy puisse prendre est de ne point répondre à notre protestation. — iV*. Je n'^ai pas eu le temps de garder copie de ma lettre,
A Versailles, le 3o aoost 1761.
Le silence, Monsieur, que vous gardé sur la lettre par laquelle je vous ay prié de me mander si vous jugeriés convenable qu'on fit une réponse en forme au Parlement de Rouen sur son arresté, à Toccasionde Tenregistrement delà déclaration du 16 juin dernier, me fait conjecturer que^vous pensés, ainsy que moy, qu'il est peut-esire pré-
(f) Cette terre avait donné son nom à Tune des branches de la famille Hue. Jérôme Bignon, beau-père de Miromesnil, avait épousé Maric-Angélique-Blanche Hue de Vermanoir, de sorte que Miromesnil était cousin de sa seconde femme.
férable de n^y donner aucune suitte, dans la crainte d'exciter de nouveau les esprits. Cependant, étant dans Fintention de terminer incessamment tout ce qui est relatif à cet objet, je vous prie de me faire part, de vous à moy^ du parti que vous croirés le meilleur. La confiance que je vous prouve en cette occasion, et que je vous ay marqué dans tous les tems, doit vous tranquiliser sur celle que vous me donnerés à ce sujet.
Vous connoissés les sentiments avec lesquels je suis
plus que personne, . . .
Bertin.