CLVI. — i3 octobre
B. M. R., ms. Y. 67 (1, 6). — Autographe.
SAINT-FLORENTIN A MIROMESNIL
// répond à une lettre (T observations que je lui avois écritte sur les Jésuites, et pour lui rendre compte des dispositions dans lesquelles je croiois voir ma Compagnie |i).
(i) Cette lettre manque. ^ Aux Registres secrets du Parlement il n'est pas question des Jésuites avant la séance du 18 novembre : cfest la date à laquelle VâffsAce éclate enfin : « Sur ce qu'il a été représenté par un de Messieurs qu'il est de la prudence de la Compagnie d'examiner quelles sont les constitutions des soy-disants Jésuites, un autre de Messieurs a représenté qu'il n*est pas moins intéressant d'examiner leur moralle et les choses contenues dans les écrits dé leurs autheurs, et qu'il seroit en état de mettre demain ploseurs de ces écrits sous les yeux de la Compagnie : a été arrêté que U délibération est renvoiée à demain. »
Les magistrats avaient eu tout le temps des vacances judiciaires pour prépaier leurs plans.
Le Parlement de Paris avait ouvert les hostilités et pris position
// me nuÊrqwe qme l'on atund le trasÊmil des co saires nommés par les évêques. qme le Rojr jan suites sur les Jésmttes,
Ce :ie l'ocBstare 1761.
Je VOUS remercie, Monsienr, ie la conàaoce que vous voulez bien avoir en moy, et far lue avec grand plaisir la. lettre que voua m'avez fait rhonneiir de nfécrire. jy trouve des réfleaions ités sages et qui mérîtenx grandir
d«m9 l'été précédent. DtM ses séances ^ 17 ^ivriL, 5 et S jiûilct 1761 :1 4V9ft entendu des rapports sar '.es consutanona. la -*«!* ■■■■■■■> morale et pratique, le U Société Je Jésus, -x U smte JesqueU étstent intenrenos Jeui arrêts en date ^u 6 aoûL
I.''jn avait reçu le Procureur siénéril appeiani comme ^abna d* Je la r>»j))e du pape Paul III, de i S40, jonstiiuiiie de la Campa^fàt de Jé«u4, et raraft admis à intimer le Général et la Société sur ledit ifppef comme d'alnis pour étte statué au fond.
L'autre arrSt» srédal à la doctrine de la Société^ sTsit coadamiié au feu jusqu'à vfngt'quatre ouvrages des jésuites, st^ sans ittendie la décision sur l'appel comme d*3bus et ses conséquences, a:Tait, par provision, fait défenses à tous quiets du Roi d'entrer Jana ladiia Société, à celle-ci, interdit de recevoir aucuns membres nouTeaii% français oti étran^rs, de i^^nttnuer auam enseignement public au particulier .le théoloirie. philosophie ou humanités : 3ux écoliers ou novices, enjoint de vuider les collé^fes. pensions, séminaires ou oonri* ciats de ladite Société, etc.
I>es lettres patentes du Roi, données à Versailles au mois d'août 1 76 r , avaient suspendu pour un an l'exécution des deux arrêta cédents. Enfin un nouvel arrêt du 3 septembre, avait condamné édition de V/Uftôria focrdf et profana efitome, en usage dans les oollè^oes des Jésuites, et nommé des commissaires pour finre on nouvel examen et rapporter de nouveaux extraiu des livres danges r'*ux ou pernicieux composés ou publiés par des reLgieux de rOrdre, ^t la suite de l'affaire était ajournée au 8 janvier 176s. (bambcrt» Anciennes Mi française», et imprimés, in-40, à Paris, ^hfr P. G. Simon). Au manuscrit Y 67 sont nnncxrs deux arrêts précités, annotés par Miromesnil. — V. le Sotmmairt^
attention ; j^en feray usage sans vous compromettre, et détirerois fort qu*on voulût les adopter. Il faut attendre présentement ce que fera le Parlement de Rouen après les Rois, mais il est bien sûr qu'il suivra celuy de Paris. Au reste les commissaires, nommés par l'assemblée des évesques, travaillent sur les points sur lesquels le Roy les a consultés, et on m^a assuré que leur ouvrage seroit bon. Je le souhaite, et qu^il puisse servir à accommoder cette affure^ Je vous prie. Monsieur, d'estre persuadé des sentiments d^attachement avec lesquels j'ay Thonneur d'estre
Saint-Florentin.