‹ Correspondance politique et administrative de Miromesnil; premier président du Parlement de NormandieChapitre 37 sur 127 · CLXXVII. - m4 »ril ijtit (i · texte numérisé non relu

CLXXVII. - m4 »ril ijtit (i

ii. Y. 1^7 (1. 17). — Miniite:* ï M. deSaîDi-Florcntu,

MIROMESNIL A SAINT-FLORENTIN

ye réponds en partie aux éclaircissements que M, W^ Saint- Florentin m'avait demandés par sa lettre du

s 3 avril.

Ce 3o Bvril 17Ô1.

MD^SIeUR,

J'ay rft;u hier la 1( le vous m'avis fait l'hontitur

de m'écrire le 23 de ce r ils. Je n'entrerai dans aucun nouveau déiaîl sur concerne les JésuHes ; vous

connoissés ma façon user à leur égard, et d'atllear»

il me paroit que leur :. ^^i décidé ; ainsi il seroii superflu d'en parler davanta. Je ne puis cependant me rcfuseï de vous avouer que, si je pense que cette Société mériioii une ample réforme, je pense aussi qu'il est bien fâcheut que le Roy n'ait pas voulu, en s'occupani du soîncJecotriger les abus qui y régnoient, s'aitacher à maintenirson autorité et les anciennes régies desquelles je vois que l'on s'écarte d'une manière qui ne si;auroit être un jour que très préjudiciable au bon ordre ou à la tranqurlité publique.

Vous me demandés. Monsieur, des éclaircissements sot tes collèges que les Jésuites ont dans la province : votcv ce que j'en sçais.

U y a ù Rouen un collège oti l'on enseigne les huma-

riié> munictpalcB. des bailliRge» el de l'Université de Caca l'uroi, dans un dâïi de m semaines, de leurs afa pour te r^laMIuemoii de l'cnaeigneiiiciit. —

(1) Lettre publiée, en pmie, dini IViutrtgt cM, tll, p. if.'

dites, la philosophie et la théologie ; ainsi il faudfoit y avoir au moins dix professeurs et un principal, un sôusprindpal avec un procureur.

Ce collège fouit de 1 8,000 livres de rente, toutes charges d'entretien, réparations et décimes déduites. Une partie de son revenu consiste en bénéfices qui y ont été unis, et en fondations faites par les cardinaux de Bourbon et d'Etoutteville, qui ont été archevêques de Rouen; ces fondations forment la moindre partie du revenu. Les collateurs des bénéfices unis ne prétendront-ils pas être en droit d'y pourvoir de nouveaux titulaires? Ce sera une gfande matière à discuter.

Il y a en outre, à Rouen, un séminaire nommé le séminaire de Joyeuse, fondé par le cardinal de ce nom, archevêque de Rouen, et par la maison de Longueville, que représente M. le duc d*Orléans. Ce séminaire a, je crois, 1000 livres de rente, de la fondation du cardinal de Joyeuse, et 4000 livres que M. le duc d'Orléans paye annuellement pour l'entretien de douze boursiers à sa nomination. Les batimens du séminaire appartiennent au Prince.

Enfin il y a, à Rouen, une maison de noviciat pour les Jésuites ; elle n'a, je crois, que 3ooo livres de rente et ne subsistoit que des secours que le Provincial luy envoioit.

L'on prétend que les meubles de ces maisons^ y compris les livres qui ne seront pas dans le cas d'être brûlés, pourront être Vendus 80 à 1 00000 livres.

Le collège des Jésuites ou leur noviciat ont une maison de campagne près Rouen, que Ton nomme le Mont- Fortin, que l'on prétend qui pourra être réclamée par les chanoines réguliers de Saint-Augustin, congrégation de France, comme aiant été cy devant démembrée de leur prieuré du Mont-aux-Malades près Rouen.

Les Jésuites de Rouen oat aussi un hospice à Dieppe 1 ils entretenoient deux de leurs confrères. i

Le collège des Jésuîl» de Caen, à ce que l'on aasute. ■» < à 35ooo livres de rente, dont la plus grande parl^ ent d'union de bénéfices. Lescoilateurs de ces bénélio^ iroDi la même préientîon queceux des bénéfices unis ^^ tlégc de Rouen. ^

r -B ij,..;», A. r^m^ ^^^ y^ hospice à Falaize.

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